Dans la grande série des mesures qui n'atteignent jamais leur but, on trouve les publicités pour des produits inadaptés qui souvent envahissent sans raison notre champ de vision. Le meilleur exemple de ces ratés irritants est l'avertissement mettant en garde contre le piratage que l'on trouve au début de chaque DVD acheté en toute légalité par des clients dont l'honnêteté est irréprochable. Les éditeurs de DVD, visiblement proches de leurs sous, craignent au plus au point le piratage. Mais comme ils raisonnent de manière très primaire, ils en viennent à scier la branche sur laquelle ils se croient les plus forts. Leur bête noire, les cauchemars qui hantent leurs misérables nuits, ce sont les jeunes blancs-becs qui téléchargent des films illégalement par Internet. Du haut de leur position dominante, ils utilisent le seul moyen de communication gratuite et directe dont ils disposent: leurs propres DVD. Quoi de plus normal pour eux, que d'ajouter au début de chaque film vendu en DVD, une bande-annonce anti-piratage, dont le visionnement complet est impossible à éviter. Ils ont tout compris! Les pirates les plus dangereux sont, comme tout le monde le sait, les ménagères de plus de quarante ans qui achètent pour Noël un DVD à leur mari. Leur raisonnement est génialement intelligent: empêchons les clients honnêtes de visionner dans de bonnes conditions leurs DVD. De cette manière, les méchants pirates vont arrêter leurs actes illégaux et de plus en plus de clients honnêtes vont acheter des DVD, certes originaux, mais altérés, amputés, dénaturés. Les internautes adeptes du peer-to-peer quant à eux, ne bénéficient pas des sublimes avertissements des éditeurs. En effet, sans doute afin de gagner quelques Méga-octets lors du téléchargement, les films qui transitent sur la toile, se limitent à l'essentiel, c'est à dire le film. C'est en agressant les acheteurs de DVD que ces futés éditeurs s'en prennent aux pirates. Ils ne sont même pas conscients qu'ils sont en train de tuer la vente des DVD au profit du téléchargement illégal. Moralité: le bon sens n'est vraiment pas donné à tout le monde.
samedi 2 décembre 2006
Avertissements déplacés
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Libellés : Média
jeudi 16 novembre 2006
Portables et adoption
Qui n'a pas, actuellement, de téléphone portable ? Pour les ados, et les jeunes en général, le portable est un appareil devenu, si ce n'est indispensable, du moins incontournable. Et la plupart des personnes se promène avec un portable allumé dans la poche. La polémique concernant les dangers des téléphones mobiles va bon train. Bien qu'il soit difficile de se forger une opinion, imaginons un instant que le danger existe. Au bout d'une dizaine d'années (plusieurs dizaines de milliers d'heures) passées avec une source de rayonnement électromagnétique au fond de sa poche, la stérilité guette tous ces parents en puissance. Actuellement beaucoup d'espèces, dont l'homme, ont tendance à se féminiser, voir à devenir stériles, notamment à cause des xéno-hormones de plus en plus présentes dans certaines matières plastiques que nous côtoyons journellement. L'utilisation du portable en tant que lutte contre la surpopulation de la planète ? Tiens, c'est nouveau! Mais cela vaut tout de même la peine d'y réfléchir. Bientôt nous aurons le choix entre avoir des enfants ou utiliser un portable. Après "pétrole contre nourriture" nous pourrions connaître la période "enfant contre portable". Les personnes ayant subi les effets collatéraux de la communication itinérante, et désirant un enfant, pourraient échanger leur portable contre la possibilité d'adopter un orphelin. Les pays à fort taux d'enfants abandonnés ou orphelins verraient cette opération d'un bon œil. Mais les portables qu'ils récupèrent seraient à leur tour utilisés sur place provoquant également des vagues de stérilité. Après l'exportation de la misère et des OGM dans le tiers monde, voici l'exportation de la stérilité. Moralité: délire total ou soupçon de doute ? En fait tout ce qui précède est faux. Continuons tous en cœur à utiliser nos portables.
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Libellés : Communication
dimanche 5 novembre 2006
Le volume de l'information
L'importance prépondérante de l'information est une des caractéristiques remarquable de notre société médiatisée, internetisée, hyper-connectée et mondialisée. L'information a toujours existé et est inhérente au développement culturel et intellectuel de l'humanité. Elle est finalement liée au progrès et donc, anthropologiquement parlant, au développement du cerveau humain. Grâce au progrès technologique, notamment en informatique, de nouveaux supports de l'information sont apparus: CDROM, DVD, cartes-mémoire. Toutes les techniques utilisées ont un objectif commun: mettre toujours plus d'informations dans un volume toujours plus petit. Ce besoin de miniaturisation est évident. Qui voudrait, même à un prix modique, acheter un disque dur de 10 Téraoctets s'il a la taille d'une salle de bain ? Faire "petit" pour ce qui est du stockage d'information est actuellement une obligation commerciale. Petit, c'est pratique. Petit ça consomme généralement moins d'énergie (et de matière première). Donc c'est écologique. Ce raccourci est toutefois délicat, car il ne prend pas en compte le nombre, la durée de vie et les possibilités de recyclage. Les effets indésirables de la miniaturisation sont réels et commencent à montrer le bout de leur nez. Le plus évident est la manipulation: certaines clés USB sont tellement petites qu'il est préférable de leur adjoindre une imposante dragonne. Il en va de même pour les derniers formats de cartes-mémoire pour téléphones portables, par exemple. Mais l'effet le plus pervers de la miniaturisation est l'énorme concentration d'informations dans un volume minuscule. Dans les années 80 un disque dur de 20 Mégaoctets pesait plus d'un kilogramme, alors qu'une carte-mémoire actuelle de 2 Gigaoctets pèse moins d'un gramme. Sachant qu'une telle capacité permet de stocker le contenu d'environ deux mille livres de 300 pages de texte, il est évident que sa valeur en termes de quantité d'information est énorme. Moralité: à quant les énormes coffres-forts pour y stocker de minuscules supports d'information ?
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Libellés : Transports
mercredi 1 novembre 2006
QCM En avez-vous marre de tout?
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Libellés : Société
lundi 30 octobre 2006
La valeur n'a pas de poids
La valeur n'a pas toujours eu le même poids au cours des âges. Les hommes des cavernes accordaient certainement beaucoup de valeur à des objets, au sens large. Une cuisse de bison, une hache en silex ou un morceau de bois. Un jour ils se mettent à dessiner et la représentation de la valeur prend moins de poids, essentiellement celui de la teinture. Parallèlement l'importance de la valeur se déporte vers la signification de leurs créations, vers l'information qu'elles véhiculent. Plus tard, l'écrit imprimé accentue la prise de valeur de l'information par opposition à la matière. Il y a peu de différence de poids entre une encyclopédie imprimée et la même avec uniquement des pages blanches. Au 20ème siècle, avec les disques, bandes magnétiques, disques durs informatiques et autres CDROM ou DVD, cette tendance est encore plus sensible. Enfin, l'information, et donc sa valeur, n'a plus aucun poids. Entre un disque dur vide et plein, entre un DVD vierge et contenant un film il n'y a aucune différence de poids. Un téléphone portable dont la batterie est vide n'a aucun intérêt par rapport au même téléphone avec une batterie chargée. Or, là encore, ils ont le même poids. Il en va de même pour les êtres humains. Une sombre brute ignorante qui se met à faires des études ne va pas prendre du poids. Notre cerveau est comme un disque dur. En fait, pas vraiment. On peut même dire que le cerveau a un comportement atypique par rapport à des mémoires informatiques. Alors que le contenu d'un disque peut être effacé, nous sommes incapables d'effacer volontairement une information de notre mémoire. De plus, nous pouvons toujours ajouter des informations dans notre mémoire, dont la capacité paraît infinie. Cela n'est pas le cas d'une mémoire informatique dont les limites ne sont pas élastiques. Moralité: si la valeur n'a pas de poids, le poids, lui, a de la valeur.
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Libellés : Histoire
mercredi 25 octobre 2006
Plus de problème en voiture
La voiture en mousse dont nous parlions le 15 octobre 2006 refait parler d'elle. La société japonaise qui avait annoncé le prototype, vient de convier la presse à une démonstration de cette future petite merveille des routes. Parmi les multiples avantages associés au fait que cette voiture est construite dans une sorte de mousse synthétique révolutionnaire, citons l'absence de carrosserie conventionnelle laissant libre cours à toutes inattentions de la part des conducteurs. En effet, plus besoin de faire attention lors de petites manœuvres en ville ou dans des parkings étroits. Non seulement la voiture ne subit aucun dommage lors de chocs jusqu'à des vitesses assez élevées, de l'ordre de 80 km/h, mais les obstacles heurtés ne conservent aucune trace de choc. L'effet est encore plus impressionnant lors d'une collision entre deux voitures en mousse. Même les airbags installés par sécurité dans le prototype utilisé pour les crashs tests se sont révélés inutiles. L'absence de parties contondantes et le très fort pouvoir amortisseur de ce nouveau matériau suffisent largement à éviter toute blessure. Mais comment est-ce possible ? Il faut tout d'abord préciser comment les occupants se glissent dans l'habitacle. Pas de porte, mais une fente, un peu comme une éponge ayant subi un coup de cutter, permet à chaque personne de pénétrer dans la voiture et de s'asseoir dans des sièges dont l'assise et le dossier sont juste un peu plus rigides que le reste de la matière constituant le véhicule. A l'intérieur, les personnes sont constamment enveloppées par cette mousse. Lors de mouvements lents et naturels aucune contrainte ni pression n'est perçue, alors qu'en cas de choc ou de secousse plus forte le matériau déploie son effet d'amortissement. On comprend mieux pourquoi ce véhicule résiste à des chocs d'une extrême violence. Mais la démonstration la plus surprenante est certainement le parcage de cette voiture de 4.80 m dans une place d'à peine plus de 2.50 m de long. Pour cela il suffit de laisser sortir les éventuels passagers des places arrière, de raccourcir la voiture (voir article du 15 octobre 2006), et de se garer. Sortir de la place de stationnement s'effectue de manière inverse. Le poids à d'une telle merveille est d'environ 250 Kg, ce qui laisse présager d'une consommation de carburant extrêmement réduite. Moralité: c'est vraiment la fin des stands de voitures tamponneuses dans les foires.
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Libellés : Transports
lundi 16 octobre 2006
L'alphabet a trop de lettres
Oui, notre alphabet comporte trop de lettres, surtout des consonnes. On le voit bien avec les langues orientales, le grand nombre de caractères rend l'apprentissage et la maîtrise des langues plus longs. Prenons exemple sur les japonais qui disposent également d'un alphabet, ou plutôt d'une écriture à nombre de symboles réduit: le Katakana. Déjà en 1969 Georges Perec écrivait "la disparition", un livre entier sans la lettre 'e'. Un lecteur qui l'ignore ne le remarquera pas. Pris de remords Perec écrivit quelques temps plus tard "les revenentes", ouvrage dans lequel la seule voyelle que l'on trouve est le 'e'. Comme il est possible de produire des écrits de qualité en supprimant quelques lettres dans l'alphabet courant, on doit pouvoir aller encore plus loin. Pourquoi ne pas supprimer deux ou trois voyelles et une dizaine de consonnes ? Tout deviendrait beaucoup plus simple à écrire et nos chères têtes blondes apprendraient bien plus vite la langue française. D'ailleurs pourquoi ne pas prendre les devants et pousser encore plus la simplification ? Si on gardait uniquement deux symboles dans notre alphabet ? Par exemple le tiret et le point. Quelle facilité, dès lors, pour apprendre la langue ! Réciter l'alphabet se résumerait à "point barre". Facile à apprendre, mais encombrant lorsqu'il s'agit d'écrire un texte. Moralité: il existe certainement un nombre optimal de symboles dans un alphabet. Assez petit pour éviter la dispersion, mais assez grand pour synthétiser l'écriture.
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Libellés : Média
dimanche 15 octobre 2006
La première voiture en mousse
Une petite société japonaise vient de présenter à Mexico un prototype, complètement fonctionnel, d'automobile d'un nouveau genre. Une alliance avec les deux plus importants constructeurs automobiles japonais a permis la mise au point de ce véhicule surprenant: une voiture en mousse. Cette voiture n'a pas de carrosserie, ni de portières, ni vraiment de châssis. Elle n'a pas de toit. Mis à part le moteur, les roues et les organes de transmission tout est constitué d'une sorte de mousse ayant la particularité de pouvoir être comprimée d'un facteur dix. Ce matériau dérive d'une invention vieille déjà de plus de vingt ans dont on a pu voir une démonstration saisissante: un œuf lâché d'une hauteur d'un mètre sur une pellicule d'un centimètre d'épaisseur ne se casse pas. En plus de sont grand facteur de compression, cette matière possède d'autres caractéristiques intéressantes. Contrairement à une éponge, elle ne retient pas les liquides. Elle est très légère, biodégradable, et d'un coût de production très bas. En cas d'incident, par exemple un morceau de la voiture qui s'arrache contre un obstacle, l'utilisateur peut immédiatement reconstituer la partie manquante à l'aide d'un spray de cette mousse. Il suffit de délimiter approximativement la forme à obtenir à l'aide d'un journal, d'un carton ou autre surface flexible. En cinq minutes environ l'incident est réparé. Il faut, bien entendu, disposer d'un spray de réparation de la même couleur que la voiture, sous peine d'obtenir à la longue un patchwork suspect. Lors d'essais, cette voiture a été propulsée à 100 km/h contre un mur présentant de dangereuses aspérités sans qu'elle ne soit endommagée. La matière elle-même suffit à protéger les passagers de tels chocs grâce à un pouvoir amortissant extrêmement élevé. Une des nombreuses astuces révolutionnaires de ce véhicule est la possibilité de raccourcir la voiture d'un facteur deux environ. D'une voiture à quatre places de 4.80 m de long, on peut passer à une deux places de 2.50 de long. Cela a été rendu possible grâce à un ingénieux système combinant la traction intégrale avec son arbre de transmission central et un tube faisant office de vérin hydraulique. L'arbre est télescopique et son raccourcissement comprime littéralement la voiture. L'arbre de transmission entre l'avant et l'arrière est cannelé de sorte qu'il conserve sa fonction quelle que soit sa longueur. En fait, cette voiture n'a pas seulement deux longueurs, mais une infinité. Nous reviendrons ultérieurement sur les avantages de cette nouvelle voiture en mousse. Moralité: mousse qui roule...
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Libellés : Transports
Jeter un coup d'oeil
La chirurgie de l'œil a fait beaucoup de progrès depuis une dizaine d'années. Il est notamment possible de rendre une vue partielle à des aveugles en faisant appel à une caméra envoyant ses images directement au cerveau par l'intermédiaire d'une matrice d'électrodes implantées très précisément dans la zone de la vision. Toujours au niveau de l'œil, une équipe de médecins et d'informaticiens effectue des recherches dans le but de rétablir une connexion fonctionnelle dans les cas de sectionnement du nerf optique. Ces scientifiques sont sur le point de pouvoir effectuer une telle connexion, ce qui permettra prochainement d'isoler, c'est-à-dire de déconnecter, l'œil ou les deux yeux d'une personne et de les lui reconnecter. L'industrie du cinéma, des jeux et spectacles en général, est dores et déjà fortement intéressée par cette possibilité d'yeux déportés. En effet, il sera prochainement possible de se séparer des ses yeux et de les envoyer par exemple voir un film ou un match de tennis. A partir du moment où la connexion électronique existe il est relativement aisé, à l'aide de techniques habituelles, de faire le lien entre les yeux et leur propriétaire, quelle que soit la distance qui les sépare. On pense réserver dans un premier temps cette technologie aux personnes à mobilité réduite. Mais les enjeux économiques sont tels que bientôt n'importe qui pourra en profiter; à condition de débourser les quelques 1500 euros que coûte l'opération pour chaque œil. Il est évidemment plus rentable de remplir une salle de spectacle avec des yeux qu'avec des personnes. Le coefficient d'augmentation du remplissage des salles pourrait être de un à cent. Nous reviendrons dans un prochain article sur cette nouvelle vision du monde. En attendant, force est de constater que l'expression jeter un coup d'œil retrouve toute sa signification. Voir aussi: Télé vision
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Libellés : Communication
mercredi 11 octobre 2006
La Suisse penche à droite
Récemment, au congrès mondial sur l'étude de la tectonique des plaques, plusieurs géologues ont mis en évidence un phénomène relativement inquiétant. Il semble que la plaque continentale sud-européenne est sur le point d'amorcer un mouvement d'affaissement. Le pays le plus touché serait la Suisse, du fait de sa position centrale en Europe. Le basculement pourrait s'effectuer durant ces dix prochaines années. Il s'agira d'un mouvement rapide (d'une durée d'environ quelques mois) mais non brutal, n'occasionnant que de rares petits dégâts. Cette transformation toute en douceur est due à la relative élasticité du sous-sol dans cette partie de l'Europe. Les conséquences seront parfois inattendues. D'ailleurs, depuis que cette nouvelle a été révélée, nous pouvons déjà constater des réactions variées. Il est vrai que Genève n'a pas l'habitude de voir déferler la méditerranée, remontant le cours du Rhône et arrivant jusqu'au Léman. La ville ne devra pas seulement prendre des mesures concernant les nouvelles espèces de poissons; elle devra également faire face à la rogne d'une partie de la population s'insurgeant contre l'arrivée massive de pêcheurs marseillais à la poursuite de leur gagne-pain. D'ailleurs les divers ponts de Genève devront être rehaussés afin de permettre aux chalutiers de passer. Genève possède bien une plage, de quelques dizaines de mètres carrés. C'est peu pour 400'000 habitants en manque de vacances à la mer. Certains habitants du cartier se sont déjà portés volontaires pour verser des sacs de sel sur la plage afin que le sable devienne salé. Les responsables de bains publics en bord de lac redoutent le danger représenté par l'arrivée de requins et autres cachalots. Le maire de Lausanne a proposé qu'un musée océanographique soit construit dans sa ville. Des pourparlers sont en cours afin de pouvoir y exposer l'épave de la Calypso. Evian, ville d'eau, mais d'eau douce, va certainement se convertir dans l'exploitation de marais salants. L'eau est une bonne source de revenus, mais le sel aussi. Alors pourquoi ne pas faire une symbiose: utiliser l'eau salée pour en tirer du sel et de l'eau. C'est le moyen moderne d'obtenir le beurre et l'argent du beurre. Mais voyons les autres bons côtés. Des descentes en canoë ou en pirogue de Marseille à Genève seront organisées. Du poisson frais et pas cher pour tous les genevois. Plus de jet d'eau à entretenir car l'eau salée augmente la corrosion des tuyaux et de la mécanique. Plus de canards ni de cygnes à nourrir à coup de pain sec; uniquement des orques et des baleines. Et aussi un peu de mafia pour créer une certaine atmosphère genre hall de gare. Genève: le plus grand port de la méditerranée! Avec ses algues envahissantes, ses pétroliers, ses marées noires, ses porte-avions tant attendus. Enfin les genevois pourront aller à l'ONU en maillot de bain sans être montrés du doigt. Mais tout de même, il y a ces pêcheurs marseillais! Où vont-ils loger ? Leurs bateaux seront-ils bien garés ? Que vont-ils faire le soir ? Seront-ils propres ? Leur permettra-t-on d'entrer dans les banques en habits de travail ? Moralité: il ne faut vraiment pas tarder à construire un grand stade à Genève, afin que l'OM et ses spectateurs reprennent de l'activité.
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Libellés : Suisse
dimanche 8 octobre 2006
Masculin féminin (partie 1)
------ Première version -------------------------------------------- Extrait du règlement des apprenti-e-s mécanicien-ne-s en technologie des nano-tubes à pré-carburation alternée. ------ Deuxième version -------------------------------------------- Extrait du règlement des apprentis mécaniciens en technologie des nano-tubes à pré-carburation alternée. Moralité : j'espère que tout-e lecteur-trice se sentira dorénavant plus concerné-e par les problèmes de ce double langage très tendance. Plutôt que de subire une tel dénaturation, écrivons dorénavant toutes les textes au féminine. Dans 2000 ans l'outrage à la gente féminin aura été compensée et les être humain-e-s auront certainement de vraies problèmes à résoudre.
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Libellés : Société
vendredi 6 octobre 2006
Statistique
Certaines informations statistiques peuvent être utiles lors de retransmissions sportives. Il ne faut cependant pas exagérer et tomber dans une surenchère stérile. Voici un aperçu de telles dérives frisant la superstition, en précisant toutefois qu'il ne s'agit pas de propos textuellement entendus. Les noms des personnes sont fictifs ou sans rapport avec les propos du contexte. Ski: Lors des six dernières années, chaque fois que Phil Mare a terminé au deuxième rang lors du premier slalom de la saison se déroulant hors d'Europe, son frère Steeve a gagné la seconde manche de la course suivante avec plus de deux secondes d'avance sur son suivant. Ces mêmes conditions étant réunies, il devrait donc s'imposer aujourd'hui. Athlétisme: Chaque fois que Marion Jones a couru un 200 mètres sous la pluie au quatrième couloir elle a réussi, lors de la même compétition, son meilleur résultat au saut en longueur lors de son troisième essai. Chose plus étonnante encore, c'est dans ces circonstances précises que chaque fois Heike Drechsler s'est imposée lors du dernier essai; Marion Jones terminant finalement à la seconde place. Or, aujourd'hui le saut en longueur s'est terminé sur une victoire de Heike Drechsler devant Marion Jones. Le 200 mètres ne s'étant pas encore déroulé, il y a fort à parier qu'il va se mettre à pleuvoir et que Marion Jones va tirer le couloir quatre. Football: A la coupe du monde, chaque fois que la France a terminé deuxième de son groupe et que le Brésil s'est imposé dans le sien en battant l'Italie par plus de deux buts d'écart, l'Angleterre a joué plus de dix minutes en infériorité numérique. Et ce fut chaque fois contre l'Argentine, sauf lorsque cette dernière se trouvait dans le groupe de la France. Formule 1: Depuis qu'Alonso est présent en formule 1, à la fin de chaque saison il a parcouru plus de kilomètres en tête d'une course que les deux pilotes classés immédiatement derrière lui n'en ont parcourus en seconde position, et ce de manière cumulée. Il est étonnant de constater que c'est la première année où le vainqueur du championnat du monde, Michael Schumacher a terminé premier lors des premier, deuxième, troisième, cinquième, huitième et treizième grands prix de la saison. Cette situation est d'autant plus remarquable que 1, 2, 3, 5, 8 et 13 sont les premiers termes de la suite de Fibonacci. On peut donc affirmer que si le championnat comptait 21 courses, Michael Schumacher se serait à coup sûr imposé lors de la 21ème. Moralité: les commentateurs sportifs devraient faire des études très poussées de statistique et de mathématique afin de nous gratifier de coïncidences encore plus surprenantes.
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Libellés : Sport
lundi 7 août 2006
Médicaments génériques
Un médicament générique n'est pas un remède qui soigne toutes les maladies, mais plutôt un médicament utilisant le même principe actif, la même molécule que le médicament original, créé et breveté par une grande société pharmaceutique. Que faut-il penser des médicaments génériques ? Vu leur prix moins élevé que les originaux, les assurances poussent à les utiliser afin de réduire les dépenses de santé. Pour la plupart des gens l'idée paraît séduisante ou du moins sensée. Normalement le prix de vente d'un médicament tient compte du prix de revient de fabrication, mais également du coût de développement ayant permis de le mettre sur le marché (recherches, tests cliniques, etc). Sachant que la protection liée au brevet dure 20 ans, cela garantit une période de monopole pour le fabricant d'origine. En réalité c'est le plus souvent 10 à 12 ans, car les brevets sont déposés au tout début du développement, bien avant la première mise en vente en pharmacie. Après ce laps de temps les ventes ne sont (n'étaient) pas censées chuter brutalement au profit des génériques. Un produit générique est moins cher car le laboratoire qui le produit supporte uniquement les coûts de production. Si l'utilisation des médicaments génériques se généralise, au bout de 20 ans d'existence, chaque produit se vendra uniquement sous sa forme générique. Les laboratoires de recherche devront petit à petit revoir leur prix à la hausse, puisque leurs ventes ne dureront que dix ans. De ce fait, l'effet indirect et pervers provoqué par l'utilisation massive des générique sera de faire augmenter les coûts de la santé. Ceci va à l'encontre du but initial. En effet, durant la période "protégée" (absence de génériques) le prix sera plus élevé encore qu'actuellement. Moralité: avant de se lancer tête baissée dans des mesures d'économie il convient de bien étudier les effets sur la durée.
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Libellés : Science
mardi 25 juillet 2006
Théorème de l'Etat fini
Dans la plupart des pays et des sociétés on constate souvent des dysfonctionnements graves, des incohérences, des aberrations et autres embrouillaminis kafkaïens , défiant toute pensée intelligente. D'aucuns regroupent ces situations illogiques sous le terme de "connerie" et ne peuvent s'empêcher de se poser la question fondamentale "a qui cela profite-t-il ?". Il y a pourtant une explication: le théorème de l'Etat fini. Ce théorème est en mesure d'expliquer environ 80 pourcent des problèmes de ce genre. Son énoncé est très simple: "Chaque fois qu'une situation est inexplicablement absurde, deux pratiques peuvent en être la cause: des magouilles politiques ou des magouilles financières". Un sociologue connu, le professeur Black, a complété ce théorème en novembre 1998. Il a précisé que le "ou" n'est pas exclusif, à savoir que dans certains cas il s'agit de magouilles politique "et" ou "donc" financières. Ce n'est absolument pas le but de donner ici des exemples, chaque lecteur pourra facilement en établir une longue liste rien qu'en observant attentivement son environnement quotidien. Mais qu'en est-il des 20 autres pourcents ? Devant le manque flagrant de théorème et d'explications plausibles il reste une seule solution: la cause est vraiment la connerie. N'oublions pas que la connerie n'est pas une caractéristique de la nature, ni même des animaux, mais bien des être humains. Malheureusement, il est préférable que les dysfonctionnements satisfassent au théorème de l'Etat fini. Dans ce cas, on tient au moins une explication. Mais dans le cas de connerie pure et dure, nous sommes plutôt désarmés pour trouver une réponse à la question: "à qui profite la connerie ?" Moralité: il fallait bien un contrepoids au progrès technologique pour qu'en moyenne notre environnement reste moyen.
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Libellés : Société
Le centre
Avez-vous déjà remarqué que votre nombril n'est pas le centre du monde ? Tout au plus le centre de votre ventre, voir de votre être tout entier si vous êtes symétriquement proportionné. Mais le centre de l'univers sûrement pas. Non, comme tout le monde le sait, le centre de l'humanité c'est la Suisse. La Suisse, ses montagnes et ses vallées sont le centre de l'univers et de l'Europe. Comme le centre de gravité d'un fer à cheval situé en son milieu, la Suisse se devait de ne pas faire partie de la communauté européenne. Cette vieille dame aigrie et têtue tient absolument qu'on la remarque sur une carte géographique. Mais où se trouve le centre de la Suisse ? Si la Suisse est un centre, elle doit bien elle-même avoir un centre! Et bien non, la Suisse dispose d'une multitude de centres. On trouve d'abord le centre géographique: une sorte de tout petit village perdu dans le canton d'Obwald répondant au charmant nom de Giswil ce qui veut dire centre en helvète profond. Mais personne n'a pu dire ce qu'il y a au centre de Giswil, car aucun explorateur n'en est revenu vivant. Les Giswilois sont très conservateurs. Il y a aussi le centre originel, le point zéro de l'époque où le vide régnait sur la matière, où la lumière allait plus vite que le son dans une fibre optique, où l'espace et le temps étaient de l'argent. À la naissance du pays, la pleine du Grütli exerça le rôle de centre natal de la petite Helvétie. Il s'agit d'un carré de pelouse situé au bord du lac des Quatre-Cantons et entouré par le mur de Plank. Comme l'emplacement du centre de la Suisse semblait poser problème à nos têtes couronnées, elles décidèrent de créer le centre politique. La ville de Berne fut choisie pour incarner le rôle de capitale. Cette décision a au moins le mérite de regrouper toute la matière grise en fin de vie en un seul point: le palais fédéral. Mais les puissants du marketing, ces alchimistes à problèmes transformant l'or en chocolat et le progrès en décadence, voulaient aussi leur centre des affaires et du commerce. Ils inventèrent alors la ville de Zurich, la business city by Google (BCBG) de la vie nationale, elle et son "Unique" aéroport. La ville se situe au fond à droite du lac du même nom, juste à côté de la surface cultivable. Le centre international de la Suisse, c'est Genève, située tout à gauche du pays en regardant vers le pôle nord, et qui est irrémédiablement en train de se faire phagocyter par la France. Pour mieux situer Genève, les banquiers ont planté un énorme cure-dents en forme de jet d'eau. Comme souvent, ces garnements en cravate se sont magistralement ratés. Le centre de Genève est en fait l'île Rousseau; pas celle du douanier qui protégeait les frontières du centre du monde, mais celle de Jean-Jacques, cet illustre suisse! On parle également de centre d'accueil. La majorité étant au centre, un centre d'accueil devrait se trouver à la frontière. Cela éviterait aux gens de traverser tout le pays avant d'être accueillis au centre. Il serait donc plus judicieux de créer des frontières d'accueil. Mais une frontière n'est, par principe, pas accueillante. Trop de centres, trop de problèmes. Afin de résoudre les conflits il fallait mettre en place une stratégie efficace à base de compromis subtils. Un ingénieur spécialisé dans les emballages eut alors une idée: pourquoi ne pas déterminer le centre de la Suisse en traçant des lignes entre tous les centres ? Le point d'intersection serait alors déclaré comme l'ultima-veritas-centrum de l'univers ! Et la grande aventure débute. On commence par construire des routes, puis des ponts et ensuite des tunnels pour relier les centres entrent eux. Les tunnels du Gothard et du Lötschberg sont percés. Des autoroutes de contournement font leur apparition. Et depuis lors, on trace en Suisse ! On cherche le centre de droite à gauche, du bas vers le haut; on pointe, on mesure, bref, on se regarde le nombril tous en cœur en sifflotant le dernier tube d'Alain Morisod. Pourtant il existe une méthode toute bête permettant de trouver le centre de la Suisse, et donc de l'univers. Il suffit de la découper en suivant son contour sur une carte de géographie et de la faire tenir en parfait équilibre sur une aiguille. Au bout de l'aiguille se trouve le centre des centres de tous les univers, même jumeaux et parallèles.
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Libellés : Histoire