Etre sourd, pardon "non-entendant", est très handicapant. Des chercheurs belges l'ont bien compris et ont créé une association dont le but est la diffusion du Braille pour les sourds. Créé en 1829 par Louis Braille, cet alphabet connut assez vite un grand succès, surtout auprès des aveugles. En 1880 on assiste à une évolution importante permettant de réduire le volume des écrits: le Braille abrégé. Signalons également que le système informatique de représentation de caractères Unicode intègre 256 symboles Braille. A l'origine codés sur 6 points en relief, le Braille informatique a été étendu à huit points, offrant ainsi l'immense avantage, pour les non-voyants, de participer au Domino Day. Afin que les aveugles puissent également profiter de la culture musicale, le Braille musical, bien que complexe, fut intégré au Braille classique vers la fin du 20ème siècle. Il est important de promouvoir le Braille pour les sourds, mais également pour tous les bien-entendants et bien-voyants. Cela permet à tous de communiquer plus facilement et de se rendre compte des difficultés engendrées par l'absence de la vision. D'ailleurs les bébés braillent tout naturellement; c'est seulement en grandissant, que la plupart d'entre eux perdent cette faculté. Les autres se lancent dans la politique. Signalons également qu'un nouveau langage pour sourds-muets va bientôt faire son apparition: le Lorgne. Son inventeur, Gérard Lorgne, lui-même aveugle de naissance, a eu l'idée géniale d'utiliser les doigts pour désigner chaque lettre de l'alphabet. Le Lorgne intègre tout naturellement une version musicale. En effet, il a été suffisamment bien pensé pour qu'en agitant les deux mains verticalement devant un clavier de piano tout en parlant, on obtienne la mélodie correspondante. A quand un langage universel pour les incompétents afin qu'ils puissent mieux coordonner leurs actions ?
mardi 10 juillet 2007
Ecriture Braille pour les sourds
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Libellés : Communication
dimanche 22 avril 2007
Les nouvelles expressions
Le français est une langue en pleine évolution, non seulement au niveau de l’introduction de néologismes, mais également en ce qui concerne les expressions. Passons sur les comparaisons scientifiques comme « électron libre », expression apparue il y a un peu plus de dix ans qui a trouvé son domaine de prédilection dans la politique. Rappelons tout de même qu’une personne qui n’est pas un électron libre est censée être captive et tourner autour d’un noyau. L’exception « électron libre » devrait en fait être la règle. Autre expression très présente dans les discussions : « rebondir ». Contraction probable entre réagir et abonder, ce détournement de verbe transforme tout débat en concours sportif digne d’un troupeau de marsupilamis. La « gauche plurielle », elle, a quasiment disparu. A croire que lorsqu’elle est trop plurielle, la gauche devient singulière. On constate également une tendance à la pluralisation lorsque l’on nous parle de scolaires pour désigner des élèves, de précaires pour des SDF, ou encore de personnels pour les employés d’une société. Du coup, un chef du personnel devient chef des personnels, sans toutefois mériter une augmentation de salaire. Que penser de cette phrase entendue aux actualités télévisées : « devant l’usine en grève on compte déjà plusieurs centaines de Moulinex ». Voici donc des travailleurs transformés en robots ménagers ? Un homme politique ayant un problème avec « les affaires » n’a pas un souci de rangement ou de compétence. Il est simplement impliqué dans les magouilles les plus sordides liées implicitement à sa fonction. Certaines nuances sont encore plus subtiles. Dans la géographie urbaine il ne faut pas confondre « les quartiers » et les quartiers. Les premiers posent d’énormes problèmes alors que les seconds véhiculent une image paisible, bienfaisante, contrastant avec le stress des grandes villes. Que faut-il penser enfin des raccourcis publicitaires. Ces phrases qui ne veulent absolument rien dire et que tout le monde comprend. Premier exemple d’une telle expression « Vous constaterez les effets dès quinze jours ». Elle n’a aucun sens logique, pourtant les publicitaires lui en ont imposé un, au mépris de la langue française. Autre exemple encore plus incompréhensible : « Attention médicament pas avant six ans ». Prise au pied de la lettre cela signifie « Attention, ceci est un médicament seulement si vous avez plus de six ans ». Donc si vous avez moins de six ans ce n’est pas un médicament. Cette phrase, découlant certainement d’une obligation légale, dit le contraire de qu’elle devrait. Moralité : si un électron libre rebondit, pas avant six ans, sur un Moulinex pluriel embourbé dans les affaires, les quartiers pourraient connaître de graves problèmes dès quinze jours.
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Libellés : Communication
mardi 6 mars 2007
Nous sommes tous des « se révoltant »
Parfois il convient d’utiliser les mots justes, pas des approximations ou de pâles imitations. Ni même des synonymes et encore moins des néologismes. La mode est au recyclage ; faire du nouveau « ne voulant rien dire » avec du vieux signifiant. Alors que peu de personnes savent qu’on ne doit plus dire élève, apprenti ou étudiant, mais « apprenant », voilà qu’apparaît une nouvelle terminologie, croisement discret entre le participe présent et la science fiction. Le mot « apprenant » est tombé en désuétude. Il faut maintenant parler de « se formant ». On ne dira donc plus « les étudiants sont descendus dans la rue », mais « les se formant sont descendus dans la rue ». Ils se sont d’ailleurs mêlés aux « se promenant » et ont lancé ce slogan. Cette nouvelle manière de s’exprimer est intéressante à plus d’un titre. D’abord elle utilise uniquement des mots simples, connus du moindre « s’exprimant comme un acarien ». Ensuite elle permet de se singulariser rapidement dans une discussion mondaine tout en évitant de choquer les « n’écoutant que des bribes de conversation ». Enfin elle crée un renouveau stylistique du plus bel effet. Ainsi la plupart des « s’ennuyant » devraient plutôt faire du sport et devenir des « se dépensant ». Les gens ayant tendance à se dévaloriser sont en fait des « se foutant de sa gueule » qui s’ignorent, les candidats au suicide sont des « se mettant fin à ses jours ». Une personne égarée est un « se perdant ne se retrouvant pas», un artiste est un « se montrant », un enrhumé est un futur « se mouchant », une poule sauvage est un « ce faisan », un Rolling Stone est un « se laissant rouler », un marcheur est un « se fatigant » et un météorologue est un « se trompant souvent ». Si un chômeur est un « se préparant à travailler », un SDF est un « se trouvant dans la rue » un glandeur est un « sécrétant » et une prostituée errante est une « se demandant où elle habite ». Moralité : il faut mettre du foin à la hauteur de tous les museaux.
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Libellés : Communication
lundi 5 mars 2007
Le difficile succès de facile
Vous voulez créer un site original, qui draine un grand nombre de visites, qui est cité comme référence dans des ouvrages consacrés à internet ? C’est facile. Voici donc enfin expliquées les raisons qui ont fait de facile.ch le site incontournable que vous connaissez et que même les chefs d’états consultent avant de prendre des décisions importantes. Souvent des gens nous arrêtent dans la rue et nous posent toutes sortes de questions. Les plus fréquentes sont : « Je voudrais faire un site internet qui marche très fort ; comment faire ? », « Quels sont les secrets de la réussite de facile.ch ? », « Avez-vous pensé à écrire un livre avec les articles de votre site ? », « On ne sait pas pourquoi ni comment, mais quelque chose nous attire sur facile.ch ». Nous allons donc vous dévoiler les « trucs subliminaux » de facile.ch. Ces petits détails qu’on ne remarque pas, mais qui imprègnent notre cerveau. Règle numéro un, sortir de l’ordinaire, être remarquable. Pas de menu, pas de logo, pas de publicité, pas d’images inutiles, pas de longues phrases hormis le contenu. Ne pas être lourd, ne pas avoir de référence. Sobriété, sobriété et encore sobriété. Imposer un style. Utilisation d’Ajax, mais pas trop. La même page n’a pas le même aspect, imprimée ou visualisée. L’interligne, l’espacement entre les caractères, le style de police, rien n’a gardé les propriétés par défaut. Certains internautes n’ont pas encore remarqué que facile.ch est entièrement en noir et blanc, mis à part quelques quartiers d'orange. Après la forme, le contenu, ingrédient essentiel. C’est l’essence du site, sa personnalité. Facile.ch ne peut pas être imité. Facile.ch dit tout haut ce que les gens ne pensent pas encore. Beaucoup de visiteurs téléchargent des articles ou la totalité du site en PDF afin de les lire en cachette. Plusieurs émissions de radio et de télévision reprennent régulièrement, dans leurs reportages ou leurs magazines, des thèmes publiés quelques semaines auparavant sur facile.ch ; par exemple, le dopage, le prix des places de cinéma, etc. Un site vivant doit non seulement suivre, mais également créer l’actualité. Signalons également que plusieurs écoles belges proposent à leurs élèves d’étudier en classe certains textes de facile.ch. Nous devons néanmoins parfois essuyer des critiques acides du genre : « Vos articles sont trop faciles ! Ils sont mal écrits et perturbent internet». Au départ nos textes sont très élaborés, mais nous nous forçons à les dégrader légèrement dans la forme et dans les idées, afin qu’ils puissent être compris par le plus grand nombre. Après tout le site s’appelle « facile » ! Signalons tout de même aux personnes en quête de difficultés, que facile possède un pendant difficile : il s’agit précisément du site difficile.ch qui reprend le contenu de facile.ch en le rendant plus ardu.
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Libellés : Communication
mardi 2 janvier 2007
Cordonniers de l'information
Les cordonniers de l’information sont les plus mal chaussés. Le web a été inventé en Suisse. Mais ce pays et ses habitants sont des sinistrés de l’information. Il faut vraiment chercher pour trouver un pays aussi retardé dans le domaine de l’internet. Alors que dans la plupart des pays européens on trouve des forfaits globaux (téléphone, télévision, internet, et plus si entente) pour 20 à 30 Euros, les internautes suisses ont encore le privilège de voir passer les bits un à un, tout en étant soumis à des tarifs prohibitifs. La Suisse peut se targuer d’avoir inventé les sentiers de l’information. Pour 30 Euros on dispose tout juste d’internet avec des débits qui ne figurent même plus dans aucun catalogue. Au lieu des 20 Mb/s habituellement disponibles, le pays de la force tranquille compte encore en bits par seconde. Oui, mais des bits chromés, indestructibles, certifiés, uniquement des uns ou des zéros, enfin semble-t-il. Il est vrai que les suisses sont lents. A durée de vie égale, ils parlent deux fois moins, mangent deux fois moins que les français. Consolation : ils dorment aussi deux fois moins. Pour gérer l’information de ces déshérités de la vitesse, il fallait des organismes de contrôle et de diffusion qui soient à la hauteur. Et sur ce point la Suisse possède ce qui se fait de mieux en matière de lenteur des décisions, de monopoles dorés, parfois même entachés d’un brin d’incompétence si rassurante. Tout est figé à l’Araldit, autre invention suisse. Le reste de la planète envie le réseau internet suisse. On ne parle plus de toile, mais de glue informatique. A se demander s’il n’y a pas encore, par endroit, des relais à base de signaux de fumée. En Suisse, le phénomène de piratage informatique est moins problématique qu’ailleurs. Le moindre téléchargement d’un film demande plusieurs mois. A tel point que parfois, on commence à télécharger les «bronzés 2 » et on se retrouve avec la fin des « bronzés 3 », sorti entretemps. En Suisse, le téléchargement d’un album de musique sur un réseau « pire du pire » (oui, c’est leur nom helvétique) revient bien plus cher que l’achat du CD original. Voilà pourquoi la Suisse crée des envieux dans l’industrie des divertissements. Moralité : vous n’avez jamais connu de homepages qui s’affichent en dix minutes ? Vous avez oublié qu’une pièce jointe augmente la durée d’envoi d’un e-mail ? Vous pensez que sur YouTube on clique et on voit ? Venez en Suisse, le musée du web sans les nouveautés !
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dimanche 31 décembre 2006
Télé vision
Des chercheurs de la fondation Télémate ont récemment mis au point une technique permettant de voir en relief, c’est-à-dire normalement, avec un seul œil. En plaçant une lentille et un capteur dans l’orbite de l’œil manquant il est possible, par multiplexage à la base du nerf optique, de reproduire l’effet de relief au niveau du cerveau. L’intérêt de cette technique prend toute son ampleur lorsqu’on l’associe à la possibilité de déporter les yeux (voir article précédent sur le sujet). En effet, nous aurons ainsi la possibilité de nous séparer d’un seul œil et de continuer à vivre et à voir normalement. Rappelons que la déportation des yeux permet, à moindre coût, d’assister en direct à toutes sortes d’événements sportifs, artistiques ou autres sans avoir à se déplacer. Il sera dorénavant possible de laisser en permanence un œil chez la société Télémédia qui se charge de vous le transporter où bon vous semble. Parmi les « destinations » les plus demandées adressées à cette société figure en bonne place le tourisme oculaire balnéaire. Cela consiste à faire placer son œil sur une plage ensoleillée et à observer. L’œil est placé dans une petite boîte transparente pleine d’un liquide lui permettant d’être hydraté et alimenté. Un servomoteur permet à son propriétaire de suivre ce qui se passe, par exemple le déambulement d’une créature de rêve. Finis les coups de soleil, uniquement des coups d’œil. Bien entendu les autres demandes concernent les événements sportifs et artistiques. On a calculé que dans un stade de 50'000 places on peut placer environ deux à trois millions d’yeux, ce qui a pour conséquence de faire baisser considérablement le prix des places. Johnny Halliday pourra enfin se produire à l’Olympia devant des centaines de milliers…d’yeux. On trouve également des activités plus curieuses, comme par exemple le saut à l’élastique ou la plongée sous-marine pour œil. Une société issue de l’industrie des médias, est sur le point d’obtenir des résultats analogues avec la déportation des oreilles. Nous reviendrons sur cette technique prometteuse dans un nouvel article. Voir aussi: Jeter un coup d'oeil
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vendredi 15 décembre 2006
Remplacement du CD audio
Le CD audio sous sa forme actuelle a vécu. Il n'a quasiment plus de raisons d'être et doit absolument être remplacé par un support plus adapté. Cette idée part de la constatation que la plupart des gens achète des CD, mais écoute la musique au format MP3, que ce soit avec un baladeur, dans une voiture (la plupart des nouveaux autoradios possèdent une prise USB) ou avec une chaîne stéréo (également de plus en plus équipées d'une prise USB). De plus, le coût de production d'un CD n'est pas négligeable. Enfin, il est volumineux et fragile. Les CD peuvent avantageusement être remplacés par des mini clés USB d'une capacité d'environ 256 Moctets. Sur chacune serait enregistré, dans un format compressé mais d'excellente qualité, un album entier. Ce serait également possible d'utiliser des clés USB en mode lecture-seule. Il est actuellement possible de produire de telles mémoires USB pour environ 1 euro. Les éditeurs de musique pourront, bien entendu, fournir des clés de plus grande capacité afin d'y inclure l'intégrale de Mozart ou autres compilations. Les avantages sont nombreux. Le support existe et a fait ses preuves. Il est résistant, petit, insensible aux facteurs extérieurs agressifs. L'utilisation de la technologie (et des connecteurs) USB le rend immédiatement utilisable par tout un chacun. De plus, ce support ne change en aucune manière le problème de la protection des œuvres musicales. Il n'est ni plus sûr ni moins sûr qu'un CD. Un changeur de CD serait remplacé par un hub USB et une collection de 10 ou 20 CD se réduirai à un charmant porte-clés. Moralité: en voilà une bonne idée. Alors qu'attendez-vous les p'tits gars de l'industrie ? Moteur! 
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jeudi 16 novembre 2006
Portables et adoption
Qui n'a pas, actuellement, de téléphone portable ? Pour les ados, et les jeunes en général, le portable est un appareil devenu, si ce n'est indispensable, du moins incontournable. Et la plupart des personnes se promène avec un portable allumé dans la poche. La polémique concernant les dangers des téléphones mobiles va bon train. Bien qu'il soit difficile de se forger une opinion, imaginons un instant que le danger existe. Au bout d'une dizaine d'années (plusieurs dizaines de milliers d'heures) passées avec une source de rayonnement électromagnétique au fond de sa poche, la stérilité guette tous ces parents en puissance. Actuellement beaucoup d'espèces, dont l'homme, ont tendance à se féminiser, voir à devenir stériles, notamment à cause des xéno-hormones de plus en plus présentes dans certaines matières plastiques que nous côtoyons journellement. L'utilisation du portable en tant que lutte contre la surpopulation de la planète ? Tiens, c'est nouveau! Mais cela vaut tout de même la peine d'y réfléchir. Bientôt nous aurons le choix entre avoir des enfants ou utiliser un portable. Après "pétrole contre nourriture" nous pourrions connaître la période "enfant contre portable". Les personnes ayant subi les effets collatéraux de la communication itinérante, et désirant un enfant, pourraient échanger leur portable contre la possibilité d'adopter un orphelin. Les pays à fort taux d'enfants abandonnés ou orphelins verraient cette opération d'un bon œil. Mais les portables qu'ils récupèrent seraient à leur tour utilisés sur place provoquant également des vagues de stérilité. Après l'exportation de la misère et des OGM dans le tiers monde, voici l'exportation de la stérilité. Moralité: délire total ou soupçon de doute ? En fait tout ce qui précède est faux. Continuons tous en cœur à utiliser nos portables.
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dimanche 15 octobre 2006
Jeter un coup d'oeil
La chirurgie de l'œil a fait beaucoup de progrès depuis une dizaine d'années. Il est notamment possible de rendre une vue partielle à des aveugles en faisant appel à une caméra envoyant ses images directement au cerveau par l'intermédiaire d'une matrice d'électrodes implantées très précisément dans la zone de la vision. Toujours au niveau de l'œil, une équipe de médecins et d'informaticiens effectue des recherches dans le but de rétablir une connexion fonctionnelle dans les cas de sectionnement du nerf optique. Ces scientifiques sont sur le point de pouvoir effectuer une telle connexion, ce qui permettra prochainement d'isoler, c'est-à-dire de déconnecter, l'œil ou les deux yeux d'une personne et de les lui reconnecter. L'industrie du cinéma, des jeux et spectacles en général, est dores et déjà fortement intéressée par cette possibilité d'yeux déportés. En effet, il sera prochainement possible de se séparer des ses yeux et de les envoyer par exemple voir un film ou un match de tennis. A partir du moment où la connexion électronique existe il est relativement aisé, à l'aide de techniques habituelles, de faire le lien entre les yeux et leur propriétaire, quelle que soit la distance qui les sépare. On pense réserver dans un premier temps cette technologie aux personnes à mobilité réduite. Mais les enjeux économiques sont tels que bientôt n'importe qui pourra en profiter; à condition de débourser les quelques 1500 euros que coûte l'opération pour chaque œil. Il est évidemment plus rentable de remplir une salle de spectacle avec des yeux qu'avec des personnes. Le coefficient d'augmentation du remplissage des salles pourrait être de un à cent. Nous reviendrons dans un prochain article sur cette nouvelle vision du monde. En attendant, force est de constater que l'expression jeter un coup d'œil retrouve toute sa signification. Voir aussi: Télé vision
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vendredi 5 mai 2006
Au secours! J'ai perdu mon doudou.
Alors que les prisons suisses regorgent de prisonniers, la mise en liberté sous surveillance électronique (un bracelet émetteur fixé à la cheville) fait son chemin. Parallèlement la plupart des gens portent de leur plein gré un téléphone cellulaire. La comparaison est peut-être facile, mais en ce qui concerne les déplacements des "prisonniers", tout peut être enregistré, stocké et analysé, que se soit avec un bracelet électronique ou avec un téléphone portable. La seule différence est l'autorité détentrice de l'information. Dans le premier cas, le pouvoir judiciaire, dans l'autre les opérateurs de téléphonie. Il semblerait même que les opérateurs de téléphonie mobiles sont à même d'activer le micro des portables à l'insu de leur propriétaire, et sans laisser de traces. Des personnes adultes et responsables, en possession d'un portable, perdent leur lucidité et régressent au point d'adopter des comportements infantiles. Combien de fois avez-vous entendu ou prononcé ces phrases : "Vite ! Fais demi tour, j'oublié mon téléphone à la maison.", ou "Zut, l'accumulateur est mort! Où y a-t-il une prise électrique?". Cela peut même conduire à des crises de nerfs. Certaines personnes en arrivent à se déplacer partout avec leur chargeur et leur téléphone à la main. Ces individus, une fois privés de leur portable, s'arrêtent de vivre. Un grand vide s'installe dans leur tête : "Oh mon dieu ! Que vais-je faire sans mon téléphone ?". Le téléphone portable prend la place du doudou de leur enfance, cette peluche ou ce chiffon hideux qui ne les quittait jamais. Son rôle sécurisant permet de se sentir un peu chez soi partout où l'on se trouve. La perte du doudou sacré provoque également crises de nerfs et angoisses. L'être humain existe uniquement au travers des yeux des autres. Est-ce que j'existe vraiment si je ne possède pas de portable? Qui aurait imaginé un jour devoir payer pour demander à quelqu'un s'il préfère un pull bleu ou rouge ? Comment soigner cette dépendance technologique ? Peut-être en essayant de ne pas toucher à son portable pendant une semaine. C'est possible ! Il y a dix ans, c'était même normal. Si un tel défi provoque des doutes, des angoisses ou des dérives psychologiques telles que dépressions ou envies suicidaires, il s'agit probablement d'une techno-dépendance au téléphone portable. Pour soigner cette maladie grave et encore méconnue le Professeur Black, spécialiste des addictions technologiques, peut vous aider. Appelez-le dès maintenant au numéro +41 79 100 10 100 (2.40 Frs/minute). Consultations par téléphone uniquement. Moralité: un doudou, c'est bien, c'est doux, ça ne rayonne pas et ça évite bien des factures en fin de mois.
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Libellés : Communication
lundi 24 avril 2006
Lois 'rustines'
Après le floutage de marques, le floutage de gueule. Le floutage (masquage des marques) imposé par le CSA illustre de manière parfaite la totale aberration de certaines lois. Bien sûr qu’il faut des règlementations ; mais depuis quelques années on assiste à une dérive due à l’introduction de lois et de règlements dont les effets de bord (effets secondaires pour les enseignants ou effets indésirables pour les médecins) sont parfois pires que l’absence de règlement. Le peu de lois simples, efficaces, protégeant vraiment les personnes qu’elles sont censées protéger incite vraiment à penser que lois ne sont que de vulgaires rustines, décrétées à la va-vite sans toujours en prévoir les contournements. J’en veux pour preuve les modifications continuelles des règlements et textes de loi. Messieurs les décideurs, une loi n’est pas une promesse électorale, ni un argument de vente. Contrairement à vous, elle est censée durer. Que fait un téléspectateur moyen face à une émission floutée ? Il essaie de reconnaître ce qu’on veut lui masquer. Résultat : la loi va exactement à l’envers du but poursuivi. Lorsque la surface à flouter est supérieure à 15 ou 20 pourcent de l’image ou lorsqu’une marque prend une telle place que le floutage pourrait laisser penser que le téléviseur est hors d’usage, on agit autrement : on retourne horizontalement l’image. Stop ! Le monde n’est pas symétrique, alors pourquoi proposer une image irréelle, totalement fausse ? Quel est l’imbécile qui pense qu’une marque inversée n’est pas reconnaissable ? Je pense à ce pauvre crocodile né dans les années trente. Qu’il tourne la tête à gauche ou à droite ne change pas grand-chose au fait qu’il s’agit d’un crocodile souriant dont les chaussures sont des Lacoste. Un des buts du floutage est, semble-t-il, de ne pas léser ou privilégier une marque par rapport à ses concurrents. Ineptie pour ineptie, il suffirait, lorsqu’une marque apparaît à l’écran, de montrer toutes les marques apparentées au même type de produit. Par exemple dans une bande au bas de l’écran où elles défileraient à grande vitesse. Ce défilement à vitesse supersonique est d’ailleurs utilisé pour les génériques de fin d’émissions. Non, les médias ne pensent pas que tous les téléspectateurs ont pris des cours de lecture rapide. Ils se fabriquent uniquement une bonne conscience ; ils sont « en règle avec la loi ». Après tout, il suffit d’enregistrer l’émission et de la passer à l’extrême ralenti. Vivement qu’une nouvelle marque s’appelle Vendredi. Imaginez le floutage auditif du mot vendredi dans toutes les émissions (y compris la météo). Moralité : hypocrisie, hypocrisie ! Vive l’hypocrisie !
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vendredi 21 avril 2006
L'hypocrisie du floutage
Eh oui ! Pour une telle aberration il fallait bien créer un néologisme. Flouter consiste à rendre floue une portion d'image sur une photo ou une vidéo. Rien n'est plus agaçant que le floutage dans les émissions de certaines chaînes de télévision. Les pires scènes sont celles se déroulant dans les rayons des supermarchés. Parfois on distingue un œil ou une oreille; mais tout le reste est flou. Toutefois une bouteille de Coca-Cola ou un symbole Nike d'un mètre carré, même flou, il faudrait être complètement gâteux pour ne pas les reconnaître. Du fait que nous vivons une époque surpublicisée, il est quasiment impossible de trouver un T-shirt ou une veste sans logo, et être filmé signifie risquer de passer pour quelqu'un qui porte des habits tachés. Et que dire du métier de flouteur ? Saboter de telle manière des images est injustifiable. A l'heure où l'on nous parle de télévision haute définition, où chaque pixel compte, comment accepter de regarder une émission dans laquelle 20% de l'image est floue ? Autant revenir au noir/blanc ! Mais qu'espèrent donc nos grippe-sous fournisseurs d'images ? Du chantage médiatique pour soutirer quelques euros à toutes les marques figurant sur le moindre extrait vidéo ? Une manière de favoriser celles qui paient la diffusion du moindre crocodile souriant, ou de la moindre panthère bondissante ? Pourquoi le floutage est-il apparu si récemment alors que pendant des années on pouvait voir des logos dans les rues, des habits sur des personnes, des marques sur les voitures ? Les plus forts ce sont tout de même Microsoft avec leur marque véhiculée depuis 1995 par un ciel bleu garni de nuages blancs et Orange dont le logo, même flouté restera toujours orange. Finalement que faut-il penser de ces mêmes inexcusables fournisseurs d'images lorsqu'ils nous diffusent des matches de football truffés de publicités de taille gigantesque et d'une netteté à faire pâlir d'envie même une télévision à très haute définition qui verra le jour dans une dizaine d'années ? Le seul avantage de ces procédés bas et mesquins est qu'ils nous font voir la vie réelle d'une manière bien plus nette. Réagissons ! Ne tolérons plus le moindre flou ! Les sociétés doivent absolument adopter des logos flous. Cela permettrait au moins d'introduire une certaine pagaille dans l'univers des flouteurs invétérés. Moralité : plus on est de flous, plus on nuit.
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lundi 10 avril 2006
La fin des proverbes
Avez-vous remarqué ces dernières années une tendance frénétique à la contraction des proverbes et autres dictons ? Il n’est pas rare d’entendre au hasard d’une conversation : «Il ne faut pas vendre la peau de l’ours». Non, en effet, ce n’est pas très moral de vendre des peaux d’ours. Le tout est de ne pas se faire attraper. Ce proverbe pourrait être le nouveau slogan écologiste de GreenPeace, succédant à «Cessons d’abattre des arbres en Amazonie.» ou «Halte au trafic d’animaux sauvages !» Certes les proverbes, bien que souvent réduits à une seule phrase, sont encore trop longs pour notre époque où la moindre seconde gagnée est un exploit recherché. Pourquoi donc ne pas faire encore plus court : «Il ne faut pas vendre.» ou «Tant va la cruche à l’eau.» ou encore «Noël» ou «En avril». Là c’est parfait ; pas le moindre gramme de salive gaspillé. Cela nous éloigne des bons vieux proverbes du genre «Il vaut mieux dire du bien de sa valise que de la malle du voisin», «Quand la mouette a pied, il est temps de virer» ou encore «Il faut enterrer le calumet de la guerre et fumer le hache de la paix». Mais c’est tellement dans la mouvance et la modernité de notre époque… Moralité : Il n’y a que les imbéciles !
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lundi 3 avril 2006
La télévision et la pub
Hier soir je regardais par hasard la télévision (c'est toujours par hasard) et, dans une frénésie de zapping, je suis tombé sur "Les enfants de la télé" présenté par Arthur. Comme invités, les bronzés, venus présenter leur dernier film "les bronzés 3". "Il faut allez voir ce film" clame le présentateur. "Ce film est génial et nous attendions depuis longtemps votre retour. Nous vous souhaitons un grand succès. Vraiment, tout le monde doit aller voir ce film". L'émission, qui doit bien durer au moins deux heures, noie le téléspectateur sous des avalanches de "il faut absolument aller voir ce film", entrecoupées de making off et d'anecdotes. Quand j'ai éteint la télé j'ai appelé par accident mon chien Popeye et je voulais acheter une perruque. A quoi en est réduite la télévision en 2006 ? La quasi totalité des émissions ont comme but principal de nous vendre un auteur, un spectacle ou un DVD. Même au journal télévisé suisse la présentatrice reçoit des invités venus parler de leur dernier livre. Il en va évidemment de même dans les émissions culturelles. Rien n'est gratuit. On invitera de préférence une personne qui vient de sortir un livre ayant un vague rapport avec le sujet traité, plustôt qu'un éminent spécialiste qui lui, n'a pas le temps d'écrire des livres. Le but et l'intérêt de la télévision est-il vraiment de mimer les panneaux publicitaires ? Y a-t-il au moins encore des émissions dont le seul objectif serait de nous divertir ? Trouvé ! "Le plus grand cabaret du monde" de Patrick Sébastien. A première vue seulement, car Patrick Sébastien n'échappe pas à cette nouvelle tendance et, avec son style bien à lui, il nous assène des : "Alors j'ai lu ce livre. Il m'a bouleversé. Vraiment, jamais je n'avais lu de telles choses". "Qui veut gagner des millions" ? Encore raté, il existe la version DVD du jeu avec 10'000 questions permettant de s'entraîner en cas de grève. "Vidéo gag" ! Eh oui. Pas de publicité, présentateurs sans grand intérêt, sujets variés et surtout des frais de production vraiment réduits puisque le contenu est entièrement et gracieusement fourni par les téléspectateurs. En 2006, une télévision sans publicité est donc une télévision composée de vidéos envoyées par les téléspectateurs, présentée par des animateurs lobotomisés et sans humour. Une télévision au contenu pitoyable dont la seule utilité est d'éviter l'achat d'un caméscope. Moralité: il faut tomber bien bas pour échapper à la publicité. Et nous n'avons certainement pas encore tout vu.
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mercredi 5 octobre 2005
Hi-Fi et téléphones portables
Il y a quelques années j'attendais le moment où tous les éléments d'une chaîne Hi-Fi et même la photo et la vidéo seraient réunis dans un seul appareil. Voilà, c'est fait! Malheureusement cet appareil s'appelle ordinateur. Malheureusement, parce que j'aurait espéré un résultat purement électronique, voire mécanique, issu d'une combinaison des diverses technologies telles que le CD, la radio, la télévision, le magnétoscope, la caméra… L'évolution constatée vient du fait qu'avant cette recombinaison l'informatique avait déjà infiltré tous les appareils électroniques. C'est donc tout à fait logique, même si cela contredit ce que j'imaginais. En fait la situation est encore pire. Un ordinateur est bien trop volumineux pour incarner ce rôle universel. En réalité l'appareil le plus universel est actuellement le téléphone portable. Il peut photographier, filmer, enregistrer, permettre d'écouter la radio ou de la musique embarquée, de regarder la télévision, d'envoyer toutes sortes de messages ou de données, de se connecter à internet, de connaître sa position GPS, de jouer, de calculer, d'éclairer, etc. Et il constitue un vrai ordinateur. Ah! J'oubliais, il permet également de téléphoner. Un seul regret. Puisque son rayonnement électromagnétique, dont les nuisances réelles ou imaginaires, démontrées ou non, suscite des controverses, qu'attendent les fabricants de téléphones portables pour dissocier les fonctions nécessitant la connexion au réseau des autres fonctions telles que jeux, photos, etc. Ce serait certainement la fonctionnalité la moins coûteuse en termes de développement. Cette option est tellement simple qu'il suffirait probablement de modifier le logiciel qui gère le téléphone portable. Une option de plus dans un menu, c'est tout. Pourquoi interdire l'installation d'antennes-relais pour portable au-dessus des hôpitaux et des écoles, alors que de plus en plus d'enfants disposant d'un portable jouent des heures avec leur appareil sur les genoux ? N'y aurait-il pas une contradiction ? En réalité la situation actuelle est très logique et cohérente: il faut simplement prendre en compte l'existence des opérateurs de télécommunications et les immenses profits générés pour comprendre qu'il faut absolument tout mettre en œuvre pour qu'un portable soit le plus souvent possible connecté au réseau.
Publié par
JCA
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