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jeudi 1 avril 2010

Copie parfaite de CDROM


Un japonais vient de mettre au point un prototype de copieur universel de CDROMs. Son appareil permet de copier n'importe quel type de CD: musique, jeux protégés ou pas, données…. L'idée est vraiment très simple. Elle consiste à photographier un CD avec un appareil de grande précision et de décoder l'information numérique directement sous forme d'image.

Le prototype est actuellement composé de seize capteurs CCD de très haute définition permettant d'obtenir une image d'environ 300 Mégapixels.

Sans entrer dans trop de détails techniques, l'information gravée sur un CDROM est codée sous forme de trous de 0,67 micromètres de diamètre. Ces trous se suivent sur une piste spiralée de 22'185 spires. Le principe d'enregistrement EFM est bien entendu documenté, ainsi que les divers standards utilisés plus particulièrement pour les différentes sortes de CDROMs.

Cet appareil de photo prend donc simplement une image de la galette. Un logiciel très simple permet ensuite de décoder l'information et d'en faire ce que l'on veut: reproduction par duplication, transcription en divers formats.

Dès que la technologie aura permis d'obtenir un appareil de format plus réduit, il sera possible de copier n'importe quel CD emprunté ou simplement de le photographier dans un magasin.

Moralité: des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous. Ce sont toujours les trous qui ont ruiné l'humanité, jamais les bosses.

mercredi 4 novembre 2009

Pas facile de fermer facile.ch


Tous les plans avaient été élaborés dans les moindres détails. Chaque personne avait un rôle précis dans la fermeture de ce site maudit. Réunis autour d'un braséro, nous enclenchons les webcams, comme prévu. L'ambiance est lourde, d'une lourdeur nécessaire.

La disparition de facile.ch est vitale. Les logs du serveur nous ont permis de retrouver la trace de toutes les personnes qui ont téléchargé des portions du site. Elles vont être contactées afin qu'elles détruisent toute trace de ces documents qui portent malheur.

Mais en attendant, Michel et Françoise pleurent. Leurs larmes coulent dans les tasses de vin chaud qu'ils nous ont apportées pour l'occasion. Michel a demandé à un ami séminariste de se joindre à nous, le temps de la cérémonie funèbre.

Après un dernier message de notre générateur automatique d'article, le serveur s'éteint, comme prévu. Nous procédons ensuite à la destruction physique des trois disques durs. Par sécurité nous les brûlons, méthode radicale effaçant toute trace magnétique.

Après un soubresaut du troisième disque, nous voilà enfin débarrassés de facile. Physiquement du moins. Cette cérémonie a eu lieu il y a trois jours. Les restes furent jetés dans un container.

Ce matin, un mail nous averti que facile.ch existe toujours, sous un pseudonyme que nous ne divulguons pas.

L'ami séminariste, expert en exorcisme, use de tout son savoir afin de nous débarrasser de facile. Au bout de deux heures, épuisé et dégoulinant d'une sueur sacerdotale, il nous annonce qu'il ne peut rien faire: facile.ch est devenu immortel. A chaque tentative destruction, il se multiplie sur d'autres serveurs, tel un virus.

Nous ne savons plus quoi faire. Nous avons créé un monstre indestructible. Et, comble de l'horreur, cette chose continue à exploiter le générateur automatique d'articles que nous contrôlions. Dorénavant, tout peut arriver: des articles qui dérapent, des absurdités, bref un gros danger en perspective.

Si quelqu'un lit ce dernier article humain, qu'il vienne à notre secours. Ceci n'est pas une plaisanterie. Et si un autre prog

samedi 17 octobre 2009

Ça y est, facile.ch disparaît


Fermer facile n'est pas facile. Un coach nous suit depuis deux semaines, afin de prévenir le moindre début de dépression, le moindre regret, la moindre tentation de faire un backup. Nous allons réunir nos fans et toutes les personnes qui suivent quotidiennement facile, c'est-à-dire Michel et Françoise, autour d'un apéro, histoire de marquer le coup.

Nous avons établi une check-list sur laquelle figurent dans les moindres détails les opérations à effectuer, le responsable de l'action et l'ordre chronologique de déclenchement. Hier, Françoise a bien tenté une manœuvre de chantage avec la grosse artillerie: intimidation, menaces de grève du butinage et autres dénonciations de facile.ch en tant que site subversif.

Pour le moment ces actes sont restés au stade de menaces. Rien ne peut nous faire changer d'avis. Facile a vécu et doit s'arrêter. On ne peut pas laisser vivre un site dont le contenu est entièrement faux, où la pub est bien trop discrète et où on ne comprend pas du tout la catégorisation. Le site laisse croire à un éventail très varié, alors qu'une seule rubrique existe réellement sur ce site: délire et absurdité.

Tous les contrats ont été résiliés: Google Analytics, Google AdWords, Blogger, Gmail. Résiliation également du nom de domaine, du contrat de location de notre quartier général souterrain, du leasing de notre Smart bariolée aux couleurs de facile (orange et noir). Le lendemain de la destruction publique du serveur hébergeant facile, nous procéderont à une distribution gratuite de 20'000 cartes de visites et 3'000 T-shirts inutilisés. Enfin la facilité est à la portée de tous.

Au poste de commandement, tout est prêt pour filmer l'arrêt de facile; trois webcams avec son 1.1, un appareil de photo Polaroid et un huissier pour l'aspect officiel. De cette manière, il est impossible que facile ressuscite.

Ceci est le dernier message de facile, du moins nous l'espérons. Galinette préfère le homard aux orties, je répète, Galinette préfère le homard aux orties ... Le pigeon a piégé la statue; le pigeon a piégé la statue ... Ce soir, le scooter rentre seul à la maison ... Andromaque se parfume à la lavande ... L'éléphant s'est cassé une défense ... Le sapin est vert, je répète, le sapin est vert ... La vache saute par dessus la lune.

vendredi 9 octobre 2009

L'écran du clavier.


Je tombe à l'instant sur la liste des nouveautés disponibles sur mon iPhone avec la version 3.1 du système d'exploitation. D'abord, est-ce vraiment de l'exploitation ? Je l'ai choisi et payé, ce téléphone; on ne m'a pas forcé la main. Mais bon, système, pourquoi pas.

Parmi ces nouveautés, la onzième m'interpelle: "Possibilité de coller des numéros de téléphone sur l’écran du clavier". Je comprends tous les mots, mais le sens de leur assemblage me laisse songeur. Pourquoi devrais-je coller des numéros de téléphone sur un écran ? J'ai bien essayé de découper ceux de mes amis dans l'annuaire, mais au moment de les coller sur l'écran de l'iPhone, j'ai renoncé, n'étant pas certain qu'il me reste assez de surface vitale utilisable.

Sur mon ordinateur de bureau, il m'arrive de coller des post-it sur le bord du clavier, mais jamais l'idée de les placer sur l'écran ne m'a effleuré l'esprit. Certes, un iPhone n'est pas un vulgaire PC, mais de là à penser que son clavier possède un écran, il y a un pas que je ne suis pas prêt à franchir. Franchement! L'écran du clavier. Où va-t-on ? Apple n'aurait-il pas voulu dire "le clavier de l'écran", puisque c'est bien un clavier qui est affiché sur l'écran et non l'inverse.

J'ai beau tourner cette phrase dans tous les sens, je ne lui trouve pas de signification. Pourtant, si Apple a attendu la version 3.1 pour la mettre à disposition, c'est qu'elle doit être diablement utile et ergonomique.

Curieux de toutes ces nouveautés, je me suis mis à essayer de les comprendre. Après tout, d'une manière ou d'une autre, je les ai payées. L'une d'elle me paraît assez hermétique: "Option d’enregistrement d’une vidéo raccourcie comme nouvel extrait sur l’iPhone 3GS". Il est évident pour moi qu'une vidéo raccourcie est forcément un extrait. Mais il ne me viendrait jamais à l'esprit d'enregistrer une vidéo raccourcie. Je ne fais pas le travail à moitié.

On me propose aussi: "Utilisation du contrôle vocal sur l’iPhone 3GS avec les oreillettes Bluetooth". Le contrôle vocal, je vois bien. Les oreillettes à la dent bleue aussi, je m'y suis fait. Parler dans une oreille, c'est logique, mais parler dans une oreillette, alors que c'est elle qui devrait parler, me semble osé. Ou bien il s'agit d'un nouveau brevet que j'ai encore raté.

Heureusement que l'iPhone a son safari et qu'il bénéficie de techniques d'anti-hameçonnage, sinon terminé tous ces petits animaux qui se baladent dedans et qui le font fonctionner. Eh, oui, l'iPhone est un zoo miniature à l'échelle 1:1000. C'est donc normal qu'Apple ait pu y caser un téléphone. Et les écrans qui explosent, Apple n'y est pour rien. Ce sont des animaux un peu trop fougueux qui tapent contre la vitre avec leurs cornes ou leurs sabots. Pour chercher le mal partout ?

jeudi 8 octobre 2009

Facile.ch va fermer.


Facile.ch va s'arrêter. Ou plutôt nous allons le fermer. Plusieurs raisons nous poussent vers cette voie.

Soyons réalistes! Le contenu de ce site n'est pas intellectuel, ni drôle, ni très intéressant; à peine un peu décalé, juste de quelques centimètres. Il reste politiquement correct, anti subversif et autocensuré. Il ne se classe dans aucune rubrique. Ce n'est pas un blog, car il ne s'adresse à personne et ne reçoit aucun commentaire. Ce n'est pas un site de news; pas de pub, rien à vendre. Que des textes inclassables.

Nous avons bien essayé de catégoriser les sujets, mais à quoi bon. Chaque nouvel article demanderait une nouvelle catégorie. Ce site est moche. Son look n'a pas évolué depuis 2005. Quasiment en noir et blanc, il rappelle les sites internet d'avant-guerre. Il est d'ailleurs muet et se déplace très vite, un peu à la Buster Keaton. Facile.ch s'est probablement trompé de siècle; une sorte de gazette qui s'est muée en une approximation de média moderne.

Parlons des dates. Les visiteurs ne s'y retrouvent pas. S'appuyant sur la logique habituelle, ils consultent les articles les plus récents, alors que facile.ch n'est pas vraiment lié à la chronologie.

Les mails d'insultes dans "Vos réactions" nous démotivent régulièrement. Sans compter les remarques sur Tweeter nous encourageant à fermer le site. Les gens ne supportent plus facile.ch.

Même le suivi des articles pêche par manque de continuité. Les aventures de Tony ont tenu neuf épisodes. Personne n'attend la suite, et Tony restera à tout jamais enfermé dans son bocal, les yeux grands ouverts. Un début d'histoire sur les suisses allemands, puis plus rien. Une histoire de la Suisse qui s'arrête à Calvin. Sakara: un seul épisode.

De plus, tourner la science en ridicule comme dans l'histoire des trous noirs du CERN n'est pas très glorieux, pas plus que la recette pour gagner à l'Euro Millions ou les faux horoscopes.

Les faits divers ne riment à rien, personne ne les comprend. C'est encore pire avec le dictionnaire: échec sur toute la ligne. Le second degré passe mal, soit, mais là c'est la déconfiture totale. Notre seul public est constitué de dyslexiques qui se rendent sur difficile.ch en ayant tapé, par exemple, "Laurent Garros" dans Google, au lieu de "Roland Garros".

Voilà. 750 pages à la poubelle. Facile.ch va fermer.

dimanche 20 septembre 2009

L'iPhone explose


Depuis quelques mois, on entend parler d'iPhones qui explosent. Au mieux la vitre part en miettes et les éclats se figent dans les yeux admiratifs des amis du propriétaire. Au pire l'appareil lui-même prend feu et détruit voitures, maison, avions, patins à roulettes.

Il s'agit certainement d'un bug journalistique. Ce ne sont pas les iPhones qui explosent, mais les ventes d'iPhones, à l'instar des ventes de TNT. La mode, c'est la mode, et il faut savoir en apprécier ses légers désagréments.

Aux Etats-Unis, l'iPhone représente environ 40 pourcent des ventes de téléphones portables. En Europe les parts de marché atteignent 30 pourcent. Tout cela avec un modèle unique. On est loin de Nokia, Samsung ou Sony avec leurs centaines de variantes, savamment numérotées. Avec un tel succès quantitatif, des effets de bords sont obligatoires. Même les boucliers thermiques des navettes spatiales perdent leurs tuiles. Même les centrales nucléaires explosent parfois. Même un président dit des bêtises. Même Dieu en a faites.

L'iPhone est en réalité le labrador des téléphones. Ce chien est responsable du plus grand nombre de morsures canines. Est-il pour autant plus féroce qu'un pitbull ? Non, il y a simplement infiniment plus de labradors que de pitbulls en Europe.

Un téléphone ne doit pas exploser, pas plus qu'un chien ne doit mordre. Il faut juste relativiser et faire simplement appel à la règle de trois afin de relativiser les chiffres entendus.

Les dérapages ne sont pas uniquement technologiques. Chez les humains aussi, certains entendent des voix. On les brûle simplement sur un bûcher à Rouen, sans en faire tout un fromage. Certains autres disent la vérité et doivent être exécutés, d'après Guy Béart. Ce sont des épiphénomènes.

Pour en revenir à l'iPhone, cet ange et démon des temps modernes, Apple prétend que les problèmes constatés sont dus à des causes extérieures. Cela nous met face à une réalité parfois difficile à admettre: Dieu existe. Cette fois la preuve est indiscutable. Il est le seul qui puisse avoir un tel effet à distance. Mais pourquoi punir d'innocents utilisateurs ?

La seule explication plausible est de vouloir anéantir le démon qui sommeille dans chaque iPhone. Dieu nous montre la voie. Brûlons nos iPhones! Ne cédons pas à l'attirance des ses lignes trop parfaites. Rompons l'accoutumance. Achetons tous des Sonkioung LG Touch Hero 97 pour rééquilibrer le marché.

Encore mieux, lâchons-nous et bannissons complètement les téléphones portables. Prenons une vraie bonne décision. Revenons au courrier postal. Au nombre de mots, il gardera toujours un tarif compétitif par rapport aux SMS.

lundi 14 septembre 2009

La véritable histoire du Web (2ème partie)


Devant le succès commercial sans précédent de la bible, numéro un mondial durant plusieurs mois, et pour cause, plusieurs auteurs à succès de l'époque se bousculent au portillon. Tous rêvent d'être reproduits mécaniquement et distribués aux trois coins du monde; le quatrième étant encore en phase de découverte.

La courte période des incunables, dont le De officiis de Cicéron, fut très productive. On imprime à tour de bras: T-shirts, mugs, catalogues, calendriers Pirelli, horaires des trains, mais aussi des livres. Il ne restait plus qu'à apprendre aux gens à lire. Durant quelques années, imprimeur devient le plus jeune métier du monde, alors que plusieurs prétendants se battent pour rester le plus vieux. C'est ainsi que "moine copiste" et "photocopieur public" disparaissent en tant que métier, mais pas en tant qu'être humain, ce qui créa les premiers chômeurs (on ne parlait pas encore d'emploi à l'époque).

On assiste également à l'apparition de nouvelles expressions, telles que "se faire un sang d'encre" ou encore "Tout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encre de tes yeux". Mais ceci est une autre histoire.

En quelques années la société de reproduction créée par Gutenberg devient florissante, probablement aidée par un slogan visible dans les futures stations de métro: "L'encre la plus pâle est meilleure que la meilleure mémoire".

Pendant ce temps les chinois se réjouissent d'avoir suggéré l'idée de l'imprimerie à Gutenberg. Ils se frottent déjà les mains en pensant aux bénéfices substantiels qu'ils allaient tirer de la vente des premiers consommables aux européens, la fameuse encre de Chine. Cette escroquerie à peine déguisée se perpétua durant des siècles et siècles.

Curieusement, à Strasbourg en 1605, un des ancêtres du fondateur de Facebook fait imprimer le premier journal, appelé Relation, ce qui, par la même occasion, faillit donner naissance aux bases de données modernes.

Dès lors, tout s'enchaîne à grande vitesse. En 1609, le premier quotidien fait son apparition en Allemagne. Les allemands ne sachant pas lire, se contentent des images, pendant que l'industrialisation de la presse écrite accouche de nouvelles professions: journaliste, reporter, auteurs à succès, et par conséquent critique littéraire. Pour réguler tout ce beau monde surgit l'éditeur, sorte de manager au grand cœur, mais surtout aux grandes poches, lui-même bientôt contrôlé par une kyrielle de parasites opportunistes.

Les 400 années suivantes sont à oublier: rien, le néant total. Les auteurs apprennent à écrire et les lecteurs apprennent à lire. Il y eut bien l'invention du télégraphe et du téléphone, mais ces curiosités technologiques durèrent à peine plus d'un siècle.

Et voilà qu'en 1990, alors que d'autres terminent de démonter le mur de Berlin, Tim Berners-Lee, tapis dans l'entresol du CERN, à 50 mètres de la cafétéria, se pose des questions fondamentales qui le tarabustent depuis qu'il est adolescent. Pourquoi, lors de son appel du 18 juin 1940, le Général De Gaulle, n'a-t-il pas utilisé un moyen de communication plus adapté que la radio ? Aurait-on pu trouver le véritable assassin de Kennedy si les gens présents avaient pu envoyer leurs photos et leurs vidéos directement sur Youtube ou Tweeter ?

Un peu mystique, un peu fou, il se sent investi d'une mission: inventer le web. Dans un second temps, il pensait plancher sur le problème des voyages spatio-temporels afin de partager universellement sa nouvelle trouvaille. Mais grisé par le succès du web, il délaissa ce second objectif. Avec du recul, peut-être aurait-il mieux valu qu'il donne la priorité aux voyages.

samedi 12 septembre 2009

La véritable histoire du Web (1ère partie)


Le web est un merveilleux outil de communication. Mais d'où vient-il réellement ? Darwinisme ou créationnisme ? Erreur de la nature ou bienfait divin ? Utile ou dangereux ? Pour mieux le comprendre plongeons-nous dans ses racines.

En l'an de grâce -110'000 (avant JC ou avant maintenant, la différence est faible!) naît la parole, l'une des plus belles inventions permettant aux hommes de communiquer. Apparue certainement suite à un cri de douleur en montant un garde-manger Ikea dont la notice de montage comportait une erreur, elle se développa dans toutes les directions, du difficile tibétain au facile anglais, en passant par l'improbable suisse-allemand, voué à une disparition certaine, tant sa prononciation met en danger les auditeurs non avertis.

Donc, les hommes se parlent et se comprennent. Après quelques années, les femmes prennent la parole, mais souvent les hommes ne les comprennent pas. Cette discordance est encore observable de nos jours, fournissant du travail très intéressant aux avocats et aux psychologues.

Vers 700 avant JC apparaît le pigeon voyageur. En réalité, cet étrange volatile, dont la tête seule est atteinte de maladie de Parkinson, déteste voyager. Il est plutôt casanier; tout au plus se prend-il parfois à décorer de ses crottes quelques stupides statues. Ce pauvre animal possède un sens de l'orientation à faire pâlir d'envie un GPS. Les grecs l'utilisèrent comme messager, mais lorsqu'ils voulurent l'appeler Hermès, un couturier encore peu connu leur colla un procès aux fesses.

Le pigeon concurrence encore de nos jours internet dans certains pays où le seul haut débit est celui de la mousson. En effet, il est capable de transporter une clé USB de 64 Goctets sur une distance de 60 kilomètres en moins d'une heure.

En 500 avant JC, les perses décident de remplacer les pigeons par des être humains pour transporter leurs messages. Un nouveau métier est né: facteur. Conscients de leur utilité, imités en cela plus tard par les douaniers, les nouveaux facteurs exigeaient des salaires faramineux. Il faut dire que leur grand avantage est de pouvoir se rendre en des lieux différents, contrairement aux boules grises à tête dandinante qui, elles, savent uniquement retourner à la maison.

Nous sautons allègrement JC, avec toutes nos excuses, pour retrouver monsieur Gutenberg. Vers 1450, cet allemand au doux nom francisé de "bonne montagne", aurait plutôt dû inventer les stations de sports d'hiver ou les alpages. Or, suite à un reportage d'Arte sur l'art en Chine, il créa l'imprimerie.

Comme premier livre à imprimer, il choisit le bestseller de l'époque: la bible. Existant jusque là sous forme de tablettes de pierre gravées ou de parchemins défraîchis, cet essai connut un essor mondial, malgré le refus catégorique de Gutenberg d'y apposer un ISBN.

mercredi 24 juin 2009

Techdays 2009


Non, il ne s'agit pas d'un nouveau logiciel du type agenda électronique, mais plutôt d'un microcosme annuel et grouillant dans lequel le monde futur vient taquiner le présent. Mais quel monde ? Les problèmes énergétiques ? Les tsunamis ? Un nouveau médicament anti-cancer ? Non, le monde omniprésent de l'informatique.

Stress, rencontres improbables entre un intégrateur et un peintre en icônes, des jetons de casino partout, un magicien sorti des mystères de l'ouest, ambiance feutrée, menace virale de grande envergure. Vrais hamburgers en miniature, faux hamburgers en meringue farcie d'excellentes saveurs. Une table magique sur laquelle il pleut sans arrêt.

Et, tous les dix mètres, un Man in black. Parfois évangéliste, parfois architecte, mais toujours disponible. Leur chef, un jeune guitariste de rock quinquagénaire, domine parfaitement la situation. Pourtant, ça grouille. Les men in black diffusent une sensation apaisante. Ils doivent avoir une idée derrière la tête. Ils semblent se connaître, ils se comprennent parfaitement. Certainement issus d'une diversité regroupante, une sonnerie les dirige vers la grande lumière.

Leur enthousiasme et leur savoir est distillé de manière osmotique durent plusieurs périodes d'environ une heure dans trois temples de dimensions différentes. Les récepteurs, fébriles, contemplent, inspectent, cherchent la faille sans jamais la trouver, savent déjà mais n'en sont pas très sûrs, ou bien ne savent pas encore et attendent impatiemment. Une chose est certaine: on sait qui ils sont. Leur pendentif code-barré, signe de reconnaissance moderne, permet de les distinguer des men in black, dépourvus de cette création technico-décorative.

Un nuage azure, avec la mèche conquérante, traverse le grand temple et croise une table dont la surface cherche désespérément ses petits poissons. Mais voilà qu'un lapin lui vole la vedette. Son nom: Nabaz. Sous ses pieds: un tag. Serait-ce une idée commerciale, ou une simple course dont on a oublié la tortue ? Tout de même, si l'on empile plusieurs surfaces, ça fait un sacré volume.

Dans un autre temple, non pas une, mais trois truites se poursuivent en 2,5D. Et si on les coupait en morceaux ? Les poissons informatiques résistent mieux à la scissiparité que ceux du premier avril. Tiens! Un canard! Un canard géant avec son gros œil noir. Qui l'a mis dans le lac Léman ? Serait-ce Mister Jack ? Et pourquoi un canard si grand ?

Un moment de recueillement; le chef parle de la septième fenêtre. Agile et rapide, toute en puissance. La force tranquille. Tous veulent la septième fenêtre. On vient de la construire, mais il a tout de même fallu plus de 7000 prototypes. Et on peut même la mettre dans la table. Dans ce cas, les experts nous disent qu'elle peut supporter des séances de spiritisme multi-digital jusqu'à dix personnes.

Tout à coup une lumière aveuglante, rouge, jaune, blanche. Je suis prisonnier de la barre de tâches, et je tâche d'éviter le coup de barre. Vite le prompteur! Mais où est le canard ? On s'est loupé. J'ai vraiment les jetons.

Mais qui sont tous ces gens ? Pourquoi moi ? Tiens, je parle. La séance a dû commencer. Je m'écoute afin d'ajuster la fréquence et parler de la vie. La vie devrait être une marque de voitures. On penche un peu le tout, et c'est bon. C'est fiat.

L'ergonomie, en tant qu'anti-entropie, permet-elle vraiment de réconcilier le déclaratif futur et l'impératif présent ?

La 3D n'est-elle qu'une 2D en relief ?

Depuis qu'elles sont devenues stériles, faut-il introduire l'euthanasie des WinForms ?

La grande lumière argentée aura-t-elle raison du flash éblouissant ?

Moralité: les TechDays ont diminué de 20% la distance Genève-Tessin et augmenté de 50% l'enthousiasme des participants. Ils devraient être remboursés par la sécurité sociale.

lundi 15 juin 2009

0... 1… danger


Un mathématicien russe, Sergei Ougodanov, vient de faire une étrange découverte. Alors qu'il travaillait pour un institut de psychologie cognitive, il fut amené à effectuer une étude concernant la manière d'écrire de plusieurs milliers de personnes.

Son but était de comparer les textes et la personnalité de ces cobayes involontaires. Il passa plusieurs années à décortiquer, analyser, catégoriser et essayer d'en tirer des conclusions intéressantes. N'étant pas en mesure de trouver une quelconque corrélation entre la production littéraire et la personnalité des cas étudiés, il pensa à automatiser l'analyse des textes.

Il donna carte blanche à son bagage mathématique et engagea un jeune informaticien talentueux. Ce dernier concocta un programme d'analyse statistique surprenant. Un texte savamment décortiqué permet de cerner la nature de son auteur. Pour le moment il est possible de savoir si une personne est "positive" ou "négative", dans un sens relativement large.

La technique consiste à transformer en notation binaire le texte à analyser. Il suffit ensuite de comptabiliser les zéros et les uns. Une plus forte proportion de uns dénote une personnalité agréable et caractérise un individu plutôt fiable, honnête et optimiste. A l'inverse, une abondance de zéros indique un comportement tortueux, instable, voire agressif.

Cette technique a été testée sur plusieurs milliers de cas. Dans un premier temps, et afin de faciliter la validation du test, l'étude a porté sur des personnages publics: artistes, hommes politiques, écrivains. Plus le texte analysé est long et représentatif, plus le résultat est proche de la réalité.

Etant donné sa simplicité de mise en œuvre, cette technique intéresse au plus haut point les services de recrutement et autres chefs du personnel. De plus, elle peut bien entendu être appliquée rétroactivement et, par exemple, confirmer ou infirmer la qualité d'un employé.

Les défenseurs des libertés individuelles se préparent à une contre-attaque visant à demander l'interdiction de ces procédés pour le moins intrusifs.

Informatique, quand tu nous tiens !

lundi 6 avril 2009

Réflexion sur les reflets


Salvador Dali a créé les horloges molles, mais tout notre environnement ne s'est pas ramolli pour autant. Or, il semble que certains choix de Microsoft influencent entièrement notre vie quotidienne.

L'exemple le plus flagrant concerne les reflets, apparus essentiellement avec Windows Vista. De belles icônes avec un reflet dans la partie inférieure comme si elles étaient posées sur un table en verre fumé. Mais pas n'importe quel reflet; environ un tiers de la hauteur de l'objet, avec un effet de dégradé dans la transparence, droit par rapport à l'objet, bien que ce dernier puisse être mis en perspective.

L'effet a visiblement été le fruit d'une réflexion approfondie au niveau du graphisme. Et voilà que l'"effet Vista" envahit notre vie, parfois de manière élégante, mais le plus souvent sans goût et sans talent.

Certains infographistes de bas étages vont jusqu'à placer des reflets incohérents sous des images. Ils se sentent autorisés par l'ignorance de leur incompétence à utiliser des reflets qui ne sont pas du tout le miroir du contenu de l'image, mais plutôt de pâles taches de couleur. D'autres se permettent d'inventer des reflets ne répondant à aucun critère connu de graphisme.

Que l'on trouve l'effet Vista même dans les petites annonces des journaux, pourquoi pas. Mais lorsque la télévision s'en mêle, l'informatique a mal, très mal. Depuis quelques mois, on voit apparaître le fameux effet de miroir lorsque des personnes se déplacent à l'image. Non, la télévision n'est pas un écran d'ordinateur. Non, une personne n'est pas une icône (à part de rares exceptions). Rien n'est plus laid qu'une séquence vidéo avec un reflet en permanence aux deux tiers du haut de l'écran.

Revenons à l'origine. N'oublions pas que cet effet n'est pas omniprésent dans Vista, bien au contraire. Il faut savoir créer, doser, varier, puis changer.

Microsoft avait déjà créé un style une douzaine d'années avant l'arrivée de Vista, avec Windows 95. Les nuages utilisés alors ont également été reproduits, copiés et maltraités à de multiples reprises. Un nuage est un nuage; au pire il peut lasser. Mais un mauvais reflet discrédite complètement son auteur.

L'intention n'est pas de lancer des fleurs à Microsoft ou à d'autres, mais de combattre la médiocrité dégradante. Le cerveau existe, trouvons-lui une utilité.

Moralité: ceux qui ne disposent ni d'imagination ni de talent devraient prendre garde et ne pas faire n'importe quoi, sinon ils vont redevenir n'importe qui. Ou alors qu'ils s'abstiennent!

lundi 24 novembre 2008

Merci de penser à l'environnement


Qui n'a jamais vu cette phrase en bas des mails (courriels dans la langue de César; enfin d'Oscar ou de Molière): "Merci de penser à l'environnement avant d'imprimer ce courriel". Elle représente une des plus belles aberrations dont nous pulvérise notre société de zapping à l'esprit Gameboy.

Cela rappelle les publicités pour les médicaments qui annoncent: "Attention! Médicament pas avant dix ans". Ou encore "Tant va la cruche à l'eau" ou bien "Il ne faut pas vendre la peau de l'ours". A force de tout raccourcir et d'imaginer que chacun peut reconstituer les pièces manquantes, la langue perd tout sons sens.

Reprenons la phrase "Merci de penser à l'environnement avant d'imprimer ce courriel". Au premier degré elle signifie "Veuillez imprimer ce courriel, mais, avant, ayez une pensée émue pour l'environnement". Donc vous regardez par la fenêtre et vous vous exclamez "Ah, le bel oiseau" ou bien "C'est vrai qu'il fait frisquet dehors".

Imaginons maintenant une de ces personnes aigries par la somme dérisoire des petites actions demandées à chaque bipède de la planète en comparaison des bon gros scandales environnementaux mettant en jeu des multinationales ou des gouvernements. Cette personne n'aurait sans doute pas pensé à imprimer ce fameux courriel. Mais il se trouve que cette phrase déplacée le lui rappelle. Forcément elle va l'imprimer; et probablement à quelques centaines d'exemplaires, juste pour les distribuer à ses collègues de travail.

Mais le vrai sens de cette phrase incongrue ne serait-il pas celui-ci: "Merci de penser à l'environnement avant d'imprimer ce courriel, et non pas APRES". En effet, chacun sait qu'il est malvenu de penser à la nature après avoir effectué une impression.

Ce comportement soulève deux autres problèmes. Le premier est purement informatique. Toutes ces phrases augmententent la taille des mails et par conséquent le volume de l'information, et donc le temps de transmission. Cela peut être vu comme de la pollution informatique.

Le second problème est plus subtil. Probablement la majorité des gens ne va pas changer radicalement ses habitudes suite à la lecture de cette menace courtoise. L'impression du mail, plus long, aura des chances de gaspiller une page de plus. Mais ce n'est grave, c'est juste l'effet inverse de celui de la phrase d'origine si elle avait été écrite correctement.

Pire, ceux qui l'écrive se fichent certainement des problèmes environnementaux, mais veulent simplement être à la mode, dans le vent, dans le mouvement web 2.0, voire créer un buzz. Ou encore pire, il ont vu cette phrase et se sont dit "Tiens, c'est marrant, je vais m'y mettre".

Pour terminer voici quelques phrases que vous pouvez insérer dans vos mails:

"Merci de penser à éteindre la lumière avant de lire ce courriel."

"Merci de penser au problème de l'eau avant de tirer la chasse suite à la lecture de ce courriel."

"Merci de penser à faire du bien autour de vous avant de lire ce courriel."

"Merci de penser aux problèmes des déchets nucléaires avant d'afficher ce courriel sur votre écran."

"Merci de penser aux SDF qui subissent le froid, avant de parler de nourriture et de chauffage dans vos courriels"

"Merci de penser à tous les gens qui n'ont pas internet avant d'envoyer un courriel"

"Avez-vous vraiment besoin de lire tous vos courriels ?"

Moralité: la connerie, c'est comme un élastique; ça peut grandir, grandir, mais un beau jour, ça pète. La question fondamentale est de savoir si ce jour sera vraiment beau.

Merci de penser aux non-voyants avant de lire cet article!

samedi 18 octobre 2008

Présentation de Word


Word est un logiciel phare de Microsoft. Il ne se vend pas, il se vole, d'où l'expression piquer un fard.

Comme un adolescent, au cours des années, Word a pris des boutons et des couleurs. Noir et blanc au départ, parfois noir et ambre pour les plus fortunés, il a pris peu à peu de la bouteille et de l'assurance.

Word se reconnaît facilement au fait que la partie supérieure de sa fenêtre affiche un aspect pied de poule (motif de tissu créé par Edouard Lagriffe) d'un beau bleu Gadolinium.

Ce logiciel était, à l'origine, utilisé comme traitement de texte. Mais l'inflation des fonctionnalités accomplissant inexorablement son travail, la palette de ses possibilités n'a cessé de croître. Il est normal qu'un traitement de texte fasse un peu plus que de traiter du texte. C'est ainsi que Word est actuellement plus utilisé pour faire des dessins ou corriger des textes.

La matière première de Word est le texte, or plus personne n'écrit. Qu'à cela ne tienne. Si vous passez par l'accueil, vous trouverez l'option "coller" qui orne le premier carreau de pied de poule. Il s'agit de l'outil de plagiat, avec lequel vous pouvez vous approprier gratuitement autant de texte que vous désirez. Le titre de cette option aurait pu être "vol à l'étalage"; l'étalage étant, par exemple, Internet. En plus de voler l'information vous pouvez également voler le design, à l'aide du petit pinceau qui se trouve dans la même case.

Après vous être procuré du texte vous devrez le modifier, ajouter quelques tournures de phrases qui vous caractérisent, afin de le marquer de votre empreinte. Vous disposez pour cela d'une case "A ... styles" (référence à une marque connue). Cette option vous permet d'économiser quelques années d'études dans une école de design.

Au fond à droite de l'accueil vous trouverez également l'outil de censure, symbolisé par une paire de jumelles. Juste en dessous trône l'outil d'aide à l'appropriation, c'est-à-dire le bouton "Remplacer".

Un texte doit être sobre, mais pas trop. Si le votre vous paraît terne, intégrez-lui des tableaux dont vous pouvez même choisir le type de cadre. Le deuxième ruban pied de poule vous permet également d'insérer toutes sortes d'aberrations mentales qui feront de vous un pur génie ou un vulgaire amateur. Je veux parler de symboles et d'équations en tous genres. Un texte banal est toujours crédible s'il contient quelques équations.

Nous passerons sur le troisième ruban, totalement inutile, pour arriver au quatrième, les références. Grâce à lui vous pouvez parsemer votre œuvre de petits textes décoratifs: des notes, des citations, des références, des légendes, des trucs et astuces ou des moyens pour payer moins d'impôts.

Vous voilà donc promu au rang d'écrivain. Si votre texte ne trouve pas d'éditeur, pensez à utiliser le cinquième ruban pied de poule: publipostage. En clair, il regorge d'options vous permettant d'envoyer très facilement votre document sous forme de spam.

Word vous permet aussi de vérifier l'exactitude orthographique et grammaticale de votre texte. D'ailleurs certaines personnes réussissent très facilement à contourner ces vérifications; elles peuvent écrire des pages entières, totalement incompréhensibles et bourrées d'erreurs, sans que Word ne bronche. Lorsque Word détecte des erreurs, il les souligne d'un trait élégamment ondulé. En rouge pour "attention erreur", en vert pour indiquer une faute particulièrement bien choisie et originale.

Vous savez tout sur l'utilisation de Word, à part que sa nouvelle version sera en trois dimensions, deux spatiales et une temporelle. De nouvelles couleurs, brevetées par Microsoft, seront également ajoutées.

samedi 20 septembre 2008

Le sexe des ordinateurs


Certains pensent que les ordinateurs n'ont pas de sexe. Pour d'autres il y a plein de sexe dans un ordinateur; il n'y qu'à voir le nombre croissant de sites porno.

Pour nous aider à déterminer le sexe d'un ordinateur, reportons nous au problème du sexe des anges.

Pour déterminer le sexe d'un ange, c'est facile. Il suffit de soulever légèrement les plumes à un endroit précis pour constater ce que l'église veut nous cacher depuis des siècles. On peut alors constater que les anges mâles sont légèrement plus petits que les anges femelles. La différence de taille est minime, ce qui rend la différenciation difficile. Un autre critère peut aider à les distinguer: les mâles ont une barbe rouge et un plumage noir, alors que les femelles ont une barbe verte et un plumage rose.

La genèse de l'informatique remonte aux années quarante. Les ordinateurs étaient tous des mâles, gros, bourrés de parasites, au caractère instable et flémards. Ils se sont graduellement féminisés, jusqu'à avoir deux cœurs, et même quatre cœurs. Mais sont-ils capables d'avoir à la fois du cœur et de la cervelle (comme les boîtes de pâtée pour chiens) ? Si tel était le cas, ils seraient tous des femelles.

Récemment un ingénieur d'Intel a révélé que, lors de a fabrication des processeurs, une machine procède au sexage des puces. A la manière des sexeurs de poussins, cette machine, observe le comportement électrique d'une zone peu connue et mal documentée, appelée "zone de réactivité". En fonction des stimuli appliqués à cet endroit, elle détermine si le processeur est un mâle ou une femelle. Dans le premier cas un bit est ajouté à la zone de réactivité, dans le second un bit est amputé dans cette même zone.

La différence entre un processeur mâle et un processeur femelle est donc "deux bits". Deux bits qui font toute la différence, puisque les processeurs femelles ont toujours été écoulés dans les pays asiatiques, alors que les processeurs mâles sont essentiellement dirigés vers l'Europe, les Etats-Unis et les pays anglo-saxons.

En cherchant un peu sur le site du fondeur il est possible de trouver un petit programme permettant de savoir si un ordinateur possède un processeur mâle ou femelle.

On a récemment découvert que tous les constructeurs de matériel informatique sexent leur production. Il est même apparu qu'en moyenne on trouve dans chaque catégorie, légèrement plus de mâles que de femelles. Tiens, tiens!

Personne ne connaît les raisons de ce sexage, ni les initiateurs d'une telle pratique. Il semblerait que cela ait été décidé par les instances dirigeantes de l'informatique mondiale au cas où cela puisse être utilisé dans le futur. Certains chercheurs prétendent que toutes les combinaisons de composants mâles et femelles dans un ordinateur ne sont pas équivalentes. Certaines d'entre elles provoqueraient des dysfonctionnements pour lesquels les causes précises restent encore inconnues.

Moralité: si votre PC ne fonctionne pas correctement, ne le frappez pas, il s'agit peut-être d'une pauvre femelle sans défense. Pire, ce n'est peut-être même pas de sa faute, mais de celle de l'assembleur qui a mal choisi le sexe des composants.

samedi 12 juillet 2008

iPhone, quand tu nous tiens!


La faune de l'iPhone n'en peut vraiment plus, au point de passer trois jours dans la rue pour être parmi les premiers à bénéficier du cadeau empoisonné.

Bel objet que l'iPhone, comme d'ailleurs la plupart des créations d'Apple, sauf peut-être un ou deux Beatles mal rasés. Quelques décennies après avoir créé, dans un garage, l'un des premiers ordinateurs quasi-opensource, Apple a viré vers la ruse. Tel le serpent du jardin d'Eden, cette société fruitière attire les naïfs et les inconditionnels dans sa prison dorée.

Jamais un objet technologique n'a suscité autant d'antagonismes. L'iPhone est ange et démon tout à la fois. Apple a fait un effort remarquable de design et de conception, ce qui rend ses produits parfaits, du moins sur le plan esthétique. Cet effort l'autorise à imposer une contrepartie: établir un lien, par certains aspects, sado-maso. Le dominant drague les futurs soumis à coup d'innovations plastiques et esthétiques.

Apple est sans doute la seule société capable de créer non seulement une dépendance, mais également une inconditionnalité avec des accents de sectarisme.

Pour en revenir à l'iPhone, chacun peut facilement vérifier que ce téléphone possède beaucoup d'inconvénients; il suffit de lire les divers tests le concernant (liens forcés avec iTunes et autres, obligation de payer pour être développeur, etc). Mais il faut dire que son degré d'innovation, tant dans l'apparence que dans l'interface, ne peut que laisser admiratif.

Afin d'illustrer ces propos, voici la description du nouveau téléphone portable Samsung (mais d'autres marques ont des modèles équivalents):

Le Samsung Player Addict propose, dans un boîtier au design métal brossé et similaire au Player (F490), un écran tactile de 3,2", la 3G/3G+, le WiFi, le Bluetooth 2.0+EDR, un GPS intégré compatible A-GPS, un APN de 5 Mégapixels, la lecture MP3 et DivX, un tuner FM, 8Go à 16Go de mémoire interne, un port mémoire microSD, un port USB, une souris optique similaire à celle de l'i780, un accéléromètre ou gyroscope, le retour de sensation avec la technologie VibeTonz System, une sortie TV directe, Windows Mobile 6.1 avec une interface utilisateur personnalisée et avec des widgets similaires au Player Style (F480), le tout dans seulement 12,5mm d'épaisseur.

De quoi laisser l'iPhone dans les starting-blocks. Pourtant il n'aura aucun succès. Tous les regards resteront braqués sur le fruit d'Apple.

Vraiment il est rare de rencontrer un tel appareil, qui attire irrésistiblement autant qu'il rebute. On aime et on déteste simultanément. Ou alors on l'aime et on occulte ses défauts. L'iPhone ne laisse personne indifférent. C'est le Serge Gainsbourg de l'informatique.

Il y a vraiment de quoi laisser baba le plus cool des adeptes et aphone le plus féroce des détracteurs.

Moralité: bravo Apple; je vais acheter un iPhone, l'admirer, le toucher, l'aimer passionnément, puis le détruire de rage.

dimanche 30 mars 2008

Les fenêtres à carreaux


L'informatique que nous côtoyons tous les jours mérite parfois d'être observée sans préjugés ni a priori. Cette informatique anglo-saxonne dans laquelle nous pataugeons comme des enfants sous la mousson se doit de nous révéler son vrai visage, ses vraies valeurs.

Parce que nous vivons dans un monde francophone, même après quelques années d'apprentissage de la langue de Buisson, beaucoup de termes passent inaperçus, ou plutôt nous semblent communs, voire savants.

Une nouvelle lecture de l'informatique peut nous rendre conscients de certaines banalités dont notre vie quotidienne est truffée. Nous nous limiterons essentiellement au monde Windows et Microsoft. Bien entendu, le monde Apple et Linux aura également bientôt droit à son quart d'heure de célébrité.

Refrancisons donc l'histoire de la microinformatique, à commencer par son gourou, Bill Gates, alias William Gates, alias Guillaume Portes. Ce pauvre enfant, sorti de nulle part (son père est un banal avocat d'affaires et sa mère est obligée de travailler comme professeur et présidente de direction de grandes banques et sociétés), doit s'en sortir seul. Il n'a qu'une passion en tête, le tennis. Mais ce sport de riches lui étant inaccessible, il se tourne vers l'informatique.

A l'école primaire déjà il écrit un jeu de morpion; à l'âge de 13 ans il est obligé de travailler dur pour quelques sociétés locales dont il n'obtiendra pas la moindre stock option.

En 1975, il crée la société minuscule-logiciel (micro-soft), qui deviendra plus tard Minusculelogiciel (Microsoft).

En 1980 il crée un SED (DOS) qu'il réussit, malgré une lourde hérédité, à vendre à IBM (IBM). On connaît sa passion pour le Basique (Basic) et les plus vieux d'entre nous se souviennent certainement du nom de ce logiciel dans les premiers Ordinateurs Personnels (PC), nom quasi imprononçable, le fameux GW-Basic. Beaucoup ignorent encore que GW-Basic vient de Gates William Basic, ce qui promeut Basic au rang de deuxième prénom de Bill, qui garde encore de nos jours son instinct basique.

Quand on s'appelle Portes il y a une chose évidente à faire, inventer les Fenêtres (Windows). Sitôt dit, sitôt fait. Alors que jamais personne ne s'est enrichi en réinventant le feu, la roue ou la pomme (quoi que la pomme...), Bill a vendu tellement de Fenêtres que même les vitriers et les maçons lui paient des royautés (royalties).

Devenu riche, il s'embête un peu, alors il continue sur sa lancée de créateur d'objets de tous les jours. Nous ne pouvons pas les citer tous ici, mais certains méritent que nous nous y intéressions.

Par exemple, le logiciel de traitement de texte Mot (Word) qui fait partie de la suite Bureau (Office), ou encore un programme que Bill trouve Excellent (Excel) ou bien le célèbre logiciel de gestion de bases de données Accès (Access). On trouve également dans Bureau l'éditeur de sites internet Page de garde (Frontpage), le gestionnaire de travail en équipe Sillon (Groove), Réunion Vivante (Live Meeting), Une Note (OneNote). En cherchant bien, il y a aussi Regarder Dehors (Outlook) permettant de rentabiliser les Fenêtres, Projet (Project) pour en faire, Editeur (Publisher) pour éditer bien sûr, et le fameux Pouvoir Du Poing (PowerPoint) pour des présentations percutantes.

Bill a compris que le monde, et surtout les américains, a besoin de mots simples. Outre le fait que ces mots appartiennent dorénavant à Microsoft, cette tendance participe de la démocratisation de l'informatique.

Cela se ressent également hors de Bureau. Ainsi on peut citer Serveur Virtuel (Virtual Server), sorte de femme de ménage que l'on paie, mais qui n'est pas vraiment présente. Il y a le Serveur d'Echanges (ExchangeServer) dont l'autocensure nous interdit de parler ici. Enfin, le Studio Visuel (Visual Studio) dans lequel on peut voir plein de choses, permet de faire du C Dièse Point Net (Csharp/.NET), sorte de troisième lettre de l'alphabet, légèrement rehaussée et tout de même un peu floue.

Dans la lignée de l'Ordinateur Personnel, Bill a créé bien mieux que l'OLPC, que l'ordinateur à 100 dollars: l'Ordinateur Virtuel (Virtual PC). Il est totalement gratuit. Ce qui permet de dire qu'actuellement, si on est un peu malin, on paie uniquement le logiciel.

Bill s'est également souvenu de ses jeunes années et nous a gratifiés de quelques jeux comme le mythique Hache Oeuf Vampire, sorte d'hyper-morpion tridimensionnel et colorisé.

Quoi de plus naturel que de franciser enfin l'informatique, cette inconnue, puisque le nom de la femme de Monsieur Portes est Française (French, Melinda French).

Moralité: sachant tout cela, vous ne regarderez probablement plus un américain comme avant.

lundi 21 janvier 2008

Appareil de photo vectoriel


Un nouvel appareil de photo numérique vectoriel vient de voir le jour au japon. Véritable révolution dans le domaine de la photo, cette nouvelle technique est promise à un bel avenir. Selon une étude récente, la grande majorité des appareils de photo numériques (APN) traditionnels devraient être remplacés par les nouveaux appareils de photo vectoriels (APV) d’ici deux ans.

Un petit rappel technique s’impose. En informatique il existe deux catégories d’images : bitmap (ou en mode points) et vectorielles.

Les formats de type bitmap sont les plus répandus. Ainsi une photo de deux mégapixels possède 1600 x 1200 points. Chaque point de l’image a une couleur choisie dans une palette disponible très étendue. Le problème connu de tous est l’impossibilité d’agrandir une telle image en gardant la même finesse de grain. En gros, le zoom et le mode bitmap ne font pas bon ménage.

Cet inconvénient majeur est absent du mode vectoriel dans lequel il est possible d’agrandir une image à l’infini. L’autre avantage du mode vectoriel est que la taille mémoire occupée est très faible.

Il se trouve qu’en 2006 deux étudiants de Stanford ont développé un algorithme de vectorisation bien meilleur que ceux utilisés par les logiciels traditionnels tels que Corel Trace ou encore Adobe Live Trace. N’importe qui peut tester cette technique sur le site vectormagic.stanford.edu.

Le nouvel appareil de photo vectoriel utilise précisément cet algorithme afin de transformer l’image issue d’un capteur CCD classique en une image vectorielle.

Parmi les avantages on peut citer le fait de disposer de photos agrandissables à l’infini. Bien entendu, plus le capteur aura une grande résolution, meilleur sera le résultat obtenu. Mais des essais ont montré qu’avec un capteur de deux mégapixels on a imprimé une photo sur une surface de deux mètres carrés avec une précision absolue et une excellente qualité. Le seul grain visible étant celui du papier.

L’autre avantage est la faible mémoire nécessaire pour stocker les photos. La place occupée dépend essentiellement de la complexité de l’image, mais on peut estimer pouvoir stocker environ 50'000 à 100'000 photos de résolution virtuellement infinie sur une carte mémoire de deux Gigaoctets.

La prochaine étape consiste à utiliser la même technique pour la vidéo et à bannir à tout jamais le problème du stockage. Enregistrer des heures de vidéos en qualité Haute Définition sur une simple carte mémoire deviendra banal dans quelques mois.

mercredi 14 novembre 2007

Ecrans et facture d'électricité


La surconsommation électrique de notre société devient un réel problème. Toujours à l'affut de petites économies électriques, des chercheurs suédois à la pointe de l'optimisation électrique viennent de publier un rapport accablant sur la consommation des écrans LCD.

Cette étude porte sur une centaine d'écrans de 15 pouces à 22 pouces provenant de divers constructeurs. Ils ont été passés au crible et ont subi des tests portant sur différents critères tels que la consommation en veille, en fonction ou encore en mode complètement éteint.

Le premier point mis en lumière par ces chercheurs est très étonnant. A résolution égale, la consommation électrique est la même, quelle que soit la taille de l'écran. Un écran 1024x768 de 15 pouces consomme la même quantité d'énergie que son homologue de 19 pouces également en 1024x768. La différence de consommation se situe donc au niveau de la quantité de pixels affichés.

Cette différence est en fait liée non pas aux pixels, mais aux transistors d'alimentation des pixels. En effet, un écran 1024x768 comporte pas moins de 2.3 millions de transistors, c'est-à-dire un transistor par tiers de pixel, puisque chaque pixel possède trois composantes (rouge, vert, bleu) et un transistor est affecté à chacune d'entre elles. En électronique, les semi-conducteurs, dont font partie les transistors, comptent parmi les éléments les plus gourmands en énergie.

Le second point du rapport met en évidence une autre constatation surprenante. La consommation d'énergie d'un pixel dépend de la couleur affichée. On aurait pu s'attendre à ce que le blanc soit la couleur la plus énergivore. En fait, les résultats sont plus nuancés.

D'après les conclusions de ce rapport, la consommation serait liée à la non-linéarité en amplification de la courbe du transistor, ainsi qu'aux interactions et perturbations entre transistors proches. De plus, les valeurs mesurées sont les même d'un constructeur à un autre.

C'est la couleur rose pâle (valeur RGB #FFC4E2) qui est en tête des couleurs les plus économiques d'un point de vue énergétique. A l'opposé un écran au fond bleu consommera bien plus d'énergie, le double selon les analyses. Des pixels isolés peuvent également provoquer une hausse de la consommation. Ainsi certaines icônes « chauffent » plus que d'autres.

Statistiquement, les couleurs les plus souvent utilisées sont celles qui forment les icônes se trouvant sur le bureau de l'ordinateur. D'ailleurs, dans les dernières versions de Windows, Microsoft a retiré une majorité des icônes du bureau afin de contribuer à une économie globale d'électricité. Il reste cependant quelques imperfections auxquelles il faudra pallier.

L'icône d'Internet Explorer, constituée de teintes bleu-turquoise, figure parmi les plus consommatrices. Elle irait jusqu'à doubler la consommation par rapport à l'icône la plus économique. Cette valeur varierait en fonction de la forme de l'icône, et donc de la version du logiciel. La firme de Redmond travaille actuellement sur une version du célèbre navigateur dont l'icône sera plus petite et rose.

Les écrans ne sont pas les seuls composants informatiques pour lesquels une optimisation est possible. Par exemple, la consommation globale d'énergie d'une imprimante dépend des photos, textes ou images qu'elle imprime. L'influence du matériel et du logiciel informatique sur la consommation d'énergie est sensible et une adaptation permettra certainement de diminuer son impact sur l'environnement.

lundi 17 septembre 2007

Merci Google !

Les statistiques d'un site internet peuvent réserver quelques surprises. Voici, sans aucune correction ni censure, quelques phrases saisies dans Google par des internautes et qui les ont conduits tout droit sur facile.ch. Afin d'en savourer toute l'importance, il est conseillé d'imaginer, pour chacune, l'état d'esprit dans lequel pouvait se trouver son auteur lorsqu'il l'a soumise au géant de la recherche.

On remarquera au passage l'orthographe plus qu'approximative de la plupart des internautes.

modifier wc turc en wc normal

existe t'il un vaccin pour ogmenter mon taux de testotérone

ampoules électriques à malakoff

retablissez la difference entre le règne organisé et le règne mineral

elisabeth xxxxxxxx nue

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liste d'ingrédient pour recette éruption volcanique

effet du coca cola sur le cerveau

femme culturiste nue

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combien de littres de sang peut-on perdre avant de mourir

caisse à chat autonettoyante

arnaques téléphoniques "un instant s'il vous plaît"

xylophène bio

composition d'une patate mcdo

michelin restaurant suisse espoir

antidiarrhéique canari

je pense qu'il est dangereux de raconter n'importe quoi ! entre phase et neutre : 230 volts c'est normal pour une installation domestique. entre neutre et terre, si la terre de l'installation est correcte, il ne doit y avoir que 0 volt. en effet l'electricité

personnes se transformant en reptiliens

photo d'un cheval faisant du sport

exercice de maths: manuel a agrandi un document en appuyant sur la touche 125 de la photocopieuse. ayant perdu l'original, sur quelle touche doit-il appuyer pour passer du document agrandi au document original

prénom de einstein

quelle est la difference entre "thermomètre à mercure" et "thermomètre à alcool"

pour quelle raison la présence d'eau dans une friteuse est-elle dangereuse

montres casio pour tricher examen

faire bruler un billet de banque sans le bruler

les betises sur la nouriture mac-donal

autocombustion d un geranium

désinstallation euromillion

quel est la difference entre un baim turc et des toilettes turcs

les superstitions : enlever un nid de pigeons peut-il engendrer un malheur

accident chocolat dent cassée facteur extérieur extraordinaire

google earth gypaetes barbus

peluche taureau vache pompier

trigonométrie, calculer hypothalamus

un virus informatique en quarantaine vit combien de temps

euromillion lotto truqué arnaque paranormal

comment pirater mon pc vista en retrouvant mon code parentale

google m'indique une fausse resolution de mon ecran et un affichage moins bon de google earth, or mon ecran est suffisant

voir les film au cinéma en toute légalité

viande migros intoxication

numeros conseiller pour le prochain tirage l'euro millions

ou trouver la machine qui permet aux sims ados d'etre enceinte dans quel jeu

salon de loto

image melanome cartesien

steeve debourreur chevaux

petit truc pour enfoncement carrosserie voiture

longueur voitures plus que 5 mètres

est-ce qu'un téléphone portable dans la poche du pantalon peut favoriser les cancer des testicules

fumer du petunia effet toxique

stationnement trottoir scooter renversé par fauteuil handicapé

mardi 7 août 2007

Le premier ordinateur OpenSource.

Le concept OpenSource, à ne pas confondre avec freeware, CPL, shareware ou autres, est décrit par une licence. Elle mentionne que l’utilisateur d’un produit OpenSource peut avoir à sa disposition l’intégralité des sources ayant permis la création et le développement dudit produit.

Certains adeptes de Linux mettent un point d’honneur à utiliser uniquement des produits OpenSource. Leur système d’exploitation Linux répond bien entendu à ce critère. Tous les logiciels qu’ils installent sont également OpenSource.

Certains vont jusqu’à refuser d’utiliser un ordinateur dont le BIOS est fourni sans les sources. Le must est d’installer sur leur PC un BIOS OpenSource.

Il y a plus extrémiste encore : ceux qui veulent absolument que tous les circuits et composants électroniques constituant leur PC soient OpenSource, c’est-à-dire qu’ils exigent d’avoir à disposition tous les plans et les schémas jusqu’au moindre détail.

Une société japonaise vient de mettre en vente un ordinateur complètement OpenSource. Elle livre une dizaine de kilos de sable, d’où provient la silice et donc le silicium qui compose les circuits intégrés ; mais également deux litres de caoutchouc, 500 grammes de plastic dont la composition exacte est fournie, quelques lingots de fer et d’acier, quelques grammes de cadmium, de mercure et de plomb, ainsi que des bocaux de peinture.

Le plus puriste des OpenSourciers peut ainsi construire entièrement son ordinateur en connaissant exactement sa composition.

C’est tout de même un peu compliqué, mais quelle satisfaction de maîtriser totalement son ordinateur. Ces extrémistes pourront bien entendu très facilement corriger n’importe quel bug dans le noyau du système d’exploitation, puisqu’ils en possèdent les sources. Ils sont également en mesure de réparer une patte défectueuse sur un circuit intégré SMD. On s’étonnera que de tels individus aient quelque peine à se faire comprendre dans la vie de tous les jours.

La vie non informatique doit être un vrai calvaire pour eux. Boire un Coca ou utiliser de la crème Nivea est impossible, leur formule est secrète. Sans compter les GPS, appareils de photo numériques, chaussures, etc.

Moralité: OpenSource oui, mais de source ferrugineuse !