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mercredi 8 octobre 2008

Crise financière: LA solution


La planète nage en pleine crise financière. Faillites par-ci, renflouements par-là. Pourtant la solution existe. Quelques experts financiers l'ont imaginée; elle est simple et relativement peu coûteuse.

Les banques, les bourses ainsi que toutes les sociétés financières gardent une trace informatique de la moindre transaction avec tous les détails: source, destination, date et heure, montant, taux, etc. Toutes ces données sont stockées précieusement depuis déjà plusieurs décennies.

L'idée permettant de sortir de crise actuelle résultant de l'effondrement des subprimes part précisément du principe que tout est répertorié, classé, archivé et informatisé.

D'un point de vue comptable toute opération peut être inversée. Ce principe a conduit nos experts a imaginer un programme informatique ingénieux permettant de remonter dans le temps, sur une période de quatre à six semaines. L'espoir est de retrouver la situation financière mondiale comme elle était avant la grave crise économique.

Une sorte de "undo" financier à très grand nombre de niveaux. Le programme est déjà en cours d'élaboration et son entrée en fonction est prévue d'ici une semaine. Il est relativement simple, mais il manipule une somme astronomique de données.

Heureusement chaque institut financier d'une certaine importance possède déjà une infrastructure permettant de communiquer et d'échanger des informations grâce à des standards internationaux de formatage des données. Le programme génial, nom de code "Messie", sera donc une sorte d'immense puzzle qu'il faut assembler.

Le démarrage de ce programme se fera sous l'autorité du directeur de la banque mondiale. Le moment sera délicat pour diverses raisons. D'abord parce qu'il n'a jamais pu être testé en grandeur nature; cela demanderait trop de temps et, dans la dégringolade boursière actuelle, il faut parer au plus pressé. Ensuite parce que la moindre anomalie ou le moindre paramètre mal traité peuvent faire basculer l'économie mondiale dans un état différent de celui d'origine, différent également de l'état actuel, mais pas forcément meilleur.

Les experts sont toutefois en mesure de donner une estimation de la probabilité de réussite d'un tel plan. Elle se situe à 65% environ. C'est-à-dire que nous avons environ deux chances sur trois de nous retrouver dans une situation d'avant la crise.

Même si l'opération est couronnée de succès, les marchés financiers ne s'arrêtent pas pour autant. Il faudra donc, prendre les bonnes décisions. On saura où les mauvaises nous ont conduit, mais on ne saura forcément dans quelle voie aller.

L'exécution de ce programme informatique devrait durer moins de dix heures; dix supercalculateurs seront utilisés. Pendant ce laps de temps toutes les transactions financière mondiales seront gelées. En effet, un des plus grands dangers serait que certaines banque profitent de la situation pour influer sur les calculs en cours, ne serait-ce que pour acheter d'énormes quantités d'action au moment où elles sont au plus bas.

Dans la vie le "undo" n'existe pas, en informatique oui. Espérons que cette remontée dans le temps parvienne à changer la vie des gens qui ont tout perdu. Même si tout redevient comme avant, plus personne ne regardera son banquier comme un être frêle et altruiste, prêt à rendre service à ses clients.

mardi 21 août 2007

Prendre de bonnes résolutions

Nous sommes au tout début des années 80. Les ordinateurs commencent à découvrir le mode graphique. Par la même occasion leurs utilisateurs prennent conscience de l’existence des pixels. Les plus paranos vont même jusqu’à les compter. Le mode à la mode, le seul d’ailleurs, est le CGA (Color Graphics Adapter). Avec 320 points par 200 points on peut encore se permettre de les compter afin de vérifier que le vendeur ne s’en est pas gardé quelque uns pour lui.

Vers 1984, l’EGA (Enhanced Graphics Adapter) commence à donner de la voix, suivi en 1987 par le VGA (Video Graphics Array), très coriace et qui vivra très longtemps.

Mais passons sur les modes XGA, VGA, SVGA, XGA, XGA+, SXGA, SXGA+, UXGA et sur leurs variantes pour écrans larges WXGA, WSXGA/WXGA+, WSXGA+, WUXGA. Il y a déjà de quoi en perdre au moins la moitié de son latin.

Non contente d’en rester là, la technologie invente le Q. Comme pour les films le marché est porteur. Les Q innondent le marché. Actuellement les Q ont quasiment cannibalisé le marché de l’informatique. On trouve donc les QXGA, QSXGA, QUXGA et WQXGA, WQSXGA, WQUXGA. Par exemple QXGA signifie « Quad eXtended Graphics Array ».

Mais comme chacun le sait, lorsque le Q ne marche plus, il faut faire appel au H. Et voilà les modes HXGA, HSXGA, HUXGA. Les fabricants ont beau être vicieux, ils n’ont jamais réussi à réunir le Q et le H. Les pires insultes acronymiques s’arrêtent à WHXGA, WHSXGA, WHUXGA.

Ne vous hasardez pas à glisser dans une conversation que vous avez un écran WHUXGA. En effet, sa signification exacte est « Wide Hexadecatuple Ultra Extended Graphics Array » et sa résolution est de 7680 x 4800 pixels. Autant dire qu’avant deux ou trois ans personne ne vous croira.

Stop ! Stop ! Stop ! Pourquoi les vendeurs et les catalogues prennent-ils encore un malin plaisir à noyer le mortel commun sur une pluie de plus de 30 acronymes imprononçables et immondes ? Arrêtez ! La planète entière sait que vous êtes les meilleurs vendeurs, que vous savez tout. C’est bon ! Dès maintenant ayez l’obligeance de nous indiquer la résolution des écrans en nombre de pixels (par exemple 1280 x 1024) et non plus en onomatopées féroces à faire glousser de grippe aviaire la moindre poule faisane ou avaler de travers même un poisson. Même si vous ne savez pas compter, apprenez les nombres par cœur !

On trouve parfois des catalogues et des vendeurs légèrement moins performants, qui eux ne mentionnent même pas la résolution des écrans. Ils doivent se dire que de toute manière personne ne comptera les pixels donc l’information est superflue.

Là aussi, non ! non ! et non ! Les p’tits gars faites un effort. Vous êtes des vendeurs ; bien entendu c’est le pire métier qui puisse exister, mais valorisez-le un tantinet et donnez-nous des chiffres, pas des anagrammes. Même si vous n’y comprenez rien, il y a peut-être des clients pour qui c’est important de connaître la résolution d’un écran.

Vendeur en informatique ne vous convient visiblement pas. Vous avez raté votre vocation. Allez plutôt vendre des chaussures et, au lieu des pointures, dites aux clients « petites, moyennes, grandes ». Vous allez vite grimper dans la hiérarchie, c’est sûr.

vendredi 1 juin 2007

Chronique d’une agonie annoncée

Sans donner dans l’art divinatoire ou autre nécromancie Dellirante, on s’aperçoit depuis quelques mois que les ventes de Dell sont en diminution. Et la tendance pourrait bien s’emballer; cette société a perdu 13.9% de parts du marché mondial au premier trimestre 2007 et va licencier 10% de ses employés. Comment expliquer ce phénomène alors qu’en apparence rien n’a changé dans le mode de vente du géant texan ?

Bien sûr Hewlett-Packard er Acer se montrent agressifs sur les prix et la technologie, mais la vraie cause est probablement à chercher du côté de Dell. Une simple visite de leur site internet qui, rappelons-le, constitue leur seul canal de distribution, suffit à mettre en évidence quelques problèmes.

Avant d’en énumérer quelques uns, il convient de rappeler que les connaissances techniques de l’acheteur d’ordinateur moyen n’ont pas beaucoup changé ces dernières années. Pendant ce temps, la complexité liée à l’évolution du matériel informatique n’a cessé de croître.

Une multitude de déclinaisons de Windows favorisent le doute lors d’un achat.

Le site Dell est relativement complexe pour un non initié. Trop d’information tue l’information.

Le changement rapide des prix et des configurations peut être un atout pour le suivi technologique, mais il peut également perdre des acheteurs potentiels.

L’absence de points de vente physiques ne permet pas de voir ou de toucher un ordinateur avant de l’acheter. Certaines questions viennent lorsque l’on se trouve face à un portable, mais on ne penserait pas à les poser par téléphone. De même, en cas de problème, savoir que le seul lien avec le fabricant est le téléphone n’est pas des plus rassurants, au vu de la connotation négative du support téléphonique en général.

Le support (téléphonique) de Dell efficace, mais il faut s’armer de patience. En cas de rappel, on tombe rarement sur la même personne et tous les interlocuteurs n’ont pas les mêmes compétences.

Passer d’une garantie par défaut de trois ans à une année est une augmentation de prix déguisée. Les clients ne sont pas dupes.

Sur le site Dell, pendant le choix et la configuration d’un ordinateur, une pléthore d’offres à paillettes sont disséminées à tous les niveaux. Un prix barré par-ci, une offre choc par-là. Si au moins tout était clair.

Tout ceci est sans compter les bévues courantes : même configuration à des prix différents pour un particulier ou une entreprise, indication « französich » pour voir le site en français (corrigé depuis peu), mélanges de langues et absences de traductions,

Que penser encore d’une alerte de non-compatibilité pour avoir gardé l’option par défaut « Pas de logiciel de sécurité/protection antivirus - Allemand [Inclus dans le prix] » au lieu de cocher l’option « Pas de logiciel de sécurité/protection antivirus - Français ajouter CHF 0.00 ». Où est l’incohérence, puisque dans les deux cas on ne veut pas de ce fichu logiciel antivirus, limité à trois jours, et qui vous harcèle à longueur de journée pour que vous l’achetiez ?

Bien entendu tous ces désagréments ne sont pas vérifiables puisqu’ils changent quasiment toutes les deux minutes. En revanche, ils dérangent, agacent, et peuvent même perdre un client à tout jamais.

Dell est parfaitement adapté à notre société de zapping et de produits kleenex. Cependant il correspond probablement de moins en moins aux demandes de la majorité des personnes.

Moralité : Dellire total ou fidellisation ratée ? L’avenir jugera.

samedi 5 mai 2007

Le lingot dort


Tout le monde en a vu un au moins une fois dans un film et s'en fait une image très précise. Pourtant, c'est un objet dont on ignore quasiment tout : le lingot d'or.

Selon l'encyclopédie, le lingot est une masse définie d'un métal coulée en un bloc solide. On l'utilise surtout pour les métaux précieux. L'or, l'argent ou le platine sont ainsi lingotés afin de permettre aux banques centrales de thésauriser des réserves de fonds. On parle également de lingot en finance et notamment en bourse. Il existe même un lingot spécial dit "lingot d'or de bourse". Attention, il ne s'agit pas d'un vulgaire morceau de métal ; ce lingot-là possède des propriétés qui le distinguent de ses congénères.

Tout d'abord son poids ; il pèse entre 995 et 1005 grammes. Son titre de pureté est au moins de 995 grammes d'or pur pour 1000 grammes de lingot. Et il est toujours accompagné de son diplôme de lingot d'or appelé aussi « certificat ». En revanche, ce n'est pas un kilo d'or normal. C’est un kilo d'or « de bourse ». Grâce à cette fonction, il n'est pas soumis à la TVA. Étonnant ? Ce n'est pas tout. Lorsque vous le vendez, il n'est pas non plus soumis au BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux). Le lingot d'or de bourse, c'est la crème des crèmes.

Les lingots sont fabriqués par des fondeurs, mais il existe un métier bien plus surprenant dans le domaine, celui « d'essayeur ». Ce dernier est chargé d’établir le certificat après mesure et validation du lingot. Une des techniques utilisées consiste à faire « sonner » le lingot. En fonction de la douce mélodie entendue, on peut identifier un faux lingot d’un vrai.

Pendant la guerre, on a fabriqué de faux lingots. Appelés lingots « tocs » ou lingots « fourrés » ils sont, pour les premiers, entièrement en plomb et leur poids et leur certificat sont faux. Les seconds sont bien plus finement pensés. Sous une épaisseur d'or, ils cachent une âme de plomb ou de tungstène. Ils pèsent le même poids qu'un vrai lingot et sont muni d'un certificat authentique. Ils étaient entièrement évidés à la main, avec une gouge, afin d'être rempli avec un autre métal. Les finitions étaient parfois faites avec une fraise de dentiste.

Il existe également des mégas lingots ; ceux que l'on voit d’ailleurs dans les films. Il s'agit d’une « barre d'or de bourse ». Elle pèse plus de douze kilos, ce qui la rend plus facilement falsifiable. En effet, les balances qui mesurent des poids d’une dizaine de kilo avec une précision d’un dixième de gramme ne sont pas légion.

On peut trouver différentes qualités de lingots. En fonction des pays dans lesquels ils sont coulés, certaines caractéristiques peuvent changer. Heureusement tous pèsent légalement un kilo. Les lingots de facture française sont, par exemple, un peu plus irréguliers, épais et portent des traces du moule. En Suisse ou en Afrique du Sud, les lingots sont beaucoup plus soignés. Leur poids est rigoureusement exact et identique pour tous, 1000 grammes, et leur titre est toujours de 995/1000. Ils contiennent donc exactement 995 grammes d'or. Leur forme de petite plaque parfaitement régulière et lisse permet de les appeler « lingots d'or plats ». Ils sont toutefois plus rares et légèrement plus chers.

Tous les lingots ne se valent décidément pas.

Moralité : quand le lingot dort, le banquier veille.

vendredi 4 mai 2007

Tromperie par omission

Tout ce que nous absorbons, regardons, touchons et utilisons est sain, testé, approuvé et dépourvu de tout danger potentiel. Les normes et les lois sont respectées, donc nous vivons dans un monde technologiquement et sanitairement parfait.

Oui, mais…Est-ce que par hasard…Est-on absolument sûr…La relativité et la subjectivité n’auraient-elle pas une petite place…

Tout n’est pas noir ou blanc. La moyenne gaussienne des individus supporte parfaitement le blanc, éventuellement un peu de gris. Mais le noir représente le poison mortel, la guillotine en costume de fête, la mort subite. Alors que faire ? Très simple : on invente les normes, les valeurs limites, les doses à ne pas dépasser ou pire, les doses maximales admissibles. Tout à fait rassurant et très cartésien, mais quelle valeur maximale faut-il indiquer dans la loi ? Gris foncé, gris anthracite, noir clair, blanc noirci à la suie ?

Même après avoir fixé des normes, tout peut évoluer. Prenons le cas du taux de pollution de l’eau des puits artésiens de la plaine du Po. Le jour où une majorité d’entre eux fournissait de l’eau trop polluée, les autorités ont simplement modifié la valeur légale maximale de polluants autorisés et, comme par miracle, l’eau est devenue pure et inoffensive.

Prenons un exemple analogue, mais plus simple, à la hauteur de tous les neurones. Dans une piscine sont jetées une dizaine de crottes de chiens. La loi dit que jusqu’à douze crottes on peut se baigner sans risques. Or, après quelques jours on découvre de nouvelles crottes, ce qui porte le total à quinze. La baignade devrait être interdite ; elle ne répond plus aux normes légales. Il faudrait supprimer quelques crottes, mais cela demande du travail et coûte de l’argent. Autre solution : changer la norme. Dorénavant, c’est jusqu’à vingt crottes que la baignade est jugée sans danger. Eh voilà ! Rapide, gratuit et tout le monde est rassuré.

Un autre problème encore plus inquiétant est basé sur cette évidence : « On ne peut pas craindre une chose dont on ignore l’existence ». Il y a quelques années on a pu voir apparaître, par exemple sur les emballages d’enveloppes postales « maintenant non blanchies au chlore ». Jusque-là, la plupart des gens ne se doutait pas de l’utilisation du chlore pour blanchir du papier. Du fait que la loi a été modifiée, probablement dans le but de préciser si cette substance a servi lors de la fabrication, le consommateur moyen apprend d’une part que ce produit était largement utilisé sans qu’il le sache, d’autre part qu’il est désormais possible d’acheter des enveloppes aussi blanches qu’avant sans faire appel au chlore.

Nous sommes alors en droit de nous poser la question « Combien y a-t-il encore de produits toxiques et/ou polluants entrant dans la fabrication du papier ? » Nous découvrirons la réponse à cette question au fur et à mesure que l’évolution des lois imposera des limites plus strictes.

Un nouveau discours commence à pointer le bout de son nez. Dans une publicité télévisée on vante un yaourt « sans aspartame ». Sur un déodorant bio on peut lire dans la composition : sans chlorhydrate d’aluminium, sans paraben, sans phenoxyethanol, sans propylène glycol, sans silicone, sans huile issue de la pétrochimie, sans parfum ni colorant de synthèse, sans matière première d’origine animale.

Indirectement, cette nouvelle présentation nous indique ce à quoi nous avons échappé.

Moralité : vive les non-ingrédients, dont la présence améliore la transparence.

samedi 10 mars 2007

Neutraliser les enquêtes téléphoniques

Nous sommes de plus en plus nombreux à être chaque semaine, voire plus fréquemment, dérangés par des « enquêtes / démarches / sondages » téléphoniques.

Les pièges tendus sont parfois très subtils, et un simple « oui » à une question intelligemment posée peut équivaloir à une acceptation de contrat de la part de la victime. Voici quelques astuces ayant fait leurs preuves et vous permettant, si ce n’est d’éviter ces harcèlements, du moins de les diriger ou de les maîtriser plutôt que de les subir.

Si, après avoir décroché le combiné, une voix vous dit simplement « un instant s’il vous plaît », c’est mal parti. On vous connecte alors avec l’enquêteur, qui ne doit pas connaître votre identité. D’où ce préambule inexcusable et manquant de la plus primitive des politesses.

Si vous vous trouvez dans cette situation, engagez la conversation pendant quelques secondes, puis dites simplement « un instant s’il vous plaît ». Absentez-vous quelques minutes, rassemblez éventuellement toute la famille autour du téléphone, reprenez la conversation en vous excusant. Deux ou trois phrases plus tard trouvez une excuse du genre « juste un instant, s’il vous plaît. Quelqu’un sonne à la porte. Je reviens, ne raccrochez pas ». Répétez éventuellement ce petit va-et-vient au gré de votre humeur.

Réagir de la sorte vous fait certes perdre quelques minutes, mais en compensation votre ego vous en sera très reconnaissant. Vous n’avez pratiquement aucun moyen de vous prémunir de telles attaques téléphoniques. Vous devez utiliser le principe des arts martiaux : utiliser la force et les méthodes de l’adversaire.

Bien entendu vous pouvez varier les plaisirs. Dites, par exemple, au harceleur commercial : « Vous me permettez certainement d’enregistrer cette conversation. En cas de problème, mon avocat appréciera d’avoir la bande originale à disposition ».

Vous pouvez vous venger de ces attaques médiatiques par une autre astuce. Dites à la personne que vous n’avez pas le temps de répondre, mais qu’elle peut rappeler plus tard, à un moment qui vous convient. Vous étant renseigné sur le sujet de la conversation, préparez un scénario, par écrit, pour l’heure convenue. Arrangez-vous pour faire durer la conversation jusqu’à ce que le harceleur-téléphoniste jette l’éponge. Vous constaterez que ces personnes sont beaucoup moins patientes qu’elles n'en ont l'air.

Si l’objectif du coup de fil s’apparente à une vente forcée, proposez vouv-même au harceleur-vendeur de lui vendre votre montre, votre canapé ou votre appareil de photo en employant les mêmes arguments que lui. Faites lui comprendre qu’il interrompt le déroulement de votre vie privée et que vous profitez simplement de cette occasion pour lui proposer une affaire en or. En général cela coupe très vite court à la conversation.

Moralité : tournez ces tracasseries en positif. Amusez-vous ! Lâchez-vous ! Profitez-en ! Vous serez de plus en plus serein et détendu. Cela ne diminuera peut-être pas le nombre de ces appels indésirables, mais vous ne les subirez plus, vous les dirigerez. Et les personnes dont c’est le travail ? Rien à dire. Faut-il trouver des excuses à toutes les personnes dont le métier est d’empêcher les autres de vivre en paix ?

mardi 6 mars 2007

Recette pour terroriser des innocents

Votre désir le plus cher est d'exaspérer un maximum de personnes ? Vous possédez ou dirigez un centre commercial de taille respectable ? Ce qui suit devrait vous intéresser.

Grâce à des observations fines et suivies d’un centre commercial en cours de rénovation, il est possible de dresser une liste des pires sévices que vous pouvez infliger à vos clients captifs. Cet exemple est représentatif : une commune d’environ 20'000 habitants, disposée autour de son centre commercial construit dans les années soixante, et située à la périphérie d’une grande ville. Deux ou trois grandes enseignes se partagent le gâteau, laissant quelques miettes moins rentables aux parasites habituels. Le décor étant posé, passons aux tortures.

Dans un premier temps, le maître mot est « informer ». N’hésitez pas à prélever ne serait-ce qu’une infime partie du budget des travaux et à le consacrer à la communication. Si la plupart des clients ne se déplacera jamais vers la concurrence, certains privilégiés nomades pourraient vous échapper. Faites leur bien sentir que les transformations entreprises les concernent, qu’ils sont le cœur de vos préoccupations ; impliquez-les !

Lancez gentiment les travaux, pendant quatre à six mois. Graduez l’augmentation des nuisances. Les clients doivent s’habituer. Faites appel à une entreprise spécialisée dans le balisage en milieu urbain et demandez-lui de guider au mieux les ménagères distraites qui pourraient rater l’entrée d’un magasin.

Toutes les deux à trois semaines changez complètement les itinéraires fléchés et déplacez les travaux sur de nouvelles zones, afin de montrer aux otages que vous prenez soin de la totalité de leur nouvel environnement.

Au bout de six mois vous pouvez forcer la dose. Il est temps de commencer à scier le carrelage à coups de 130 décibels, de lâcher les sacs de ciment, voire de souffler de la poussière afin de fidéliser jusqu’à l’intérieur des poumons des captifs.

Après une année de travaux, annoncez que le centre est quasiment terminé, ce qui aura pour conséquence de faire oublier les problèmes de surdité induite et de menaces de rébellion. Mettez en services les nouveaux escalators, quitte à ce qu’ils ne mènent nulle part. Ajoutez des ascenseurs à étage fixe. Dispersez de la colle lente ; celle qui agit en une heure, juste le temps de rentrer chez soi.

A ce stade vous êtes proche de la réussite. Vous êtes parvenu à torturer des otages consentants, tout en leur faisant croire que leur bonheur est votre unique désir. Si l’un d’entre eux se révolte, les autres auront vite fait de le lyncher.

Le bonheur ultime pour un directeur de centre commercial serait que les captifs participent spontanément aux travaux, laissant au passage un juteux bénéfice sur le budget prévu.

Un tel centre modèle existe, nous l’avons trouvé (après moult recherches) à Meyrin, juste entre la France et l’Autriche. Mais si vous voulez le voir pour y croire, dépêchez-vous et ne bousculez pas trop les attroupements de PDG japonais venus pour trouver des idées. Pour une fois l’Europe fait mieux que le Japon.

Moralité : le syndrome de Stockholm existe aussi dans les supermarchés.

mardi 2 janvier 2007

Pauvreté mode d'emploi

La chaîne de magasins Migros a introduit il y a quelques années une gamme de produits dits « M-budget ». L’objectif était de faire baisser les prix des produits d’usage courant en limitant les frais superflus, notamment le prix des emballages : un seul aspect pour toute la gamme.

Un nouvel assortiment de produits a dès lors fleuri les rayonnages des magasins du groupe. Reconnaissables de loin à leur emballage rayé vert et blanc avec brin d’orange, proches du look épuré des boîtes alimentaires de l’armée, d’une laideur recherchée, ces produits ont fait couler beaucoup d’encre.

Migros a souvent fait dans le social et on aurait pu penser que les produits M-budget allaient dans le sens de proposer une gamme bon marché aux familles à revenu modeste. Mais les personnes concernées avaient-elles vraiment besoin d’être mises en évidence à distance par le contenu vert et orange de leur caddie ? Une présentation un peu moins voyante aurait pu passer un peu plus inaperçue tout en remplissant l’objectif fixé.

L’arrivée en Suisse des poids lourds Carrefour, Lidl et autres Aldi ont posé un problème de concurrence au groupe Migros. Ceci explique peut-être aussi la mise place d’un assortiment à « bas prix ».

Au début de l’ère M-budget l’apparition de produits vert/orange d’usage courant tels que carottes, yaourts ou eau minérale paraissait naturelle. Puis vinrent le jus d’orange ou les piles au charbon zinc (d’un mauvais rendement énergétique, mais pour une radio de pauvre…). On trouve aussi le briquet M-budget, étonnant pour une enseigne qui ne vend ni alcool ni cigarettes et qui prône la vie saine (bien entendu on peut aussi allumer un havane avec un briquet !). Sans oublier l’essuie-tout qui n’essuie rien, le produit de nettoyage à vaporiser qui peine même à enlever les traces de doigts, ou encore le téléphone portable vert/orange.

On nous propose également des vélos et des voitures M-budget, peints aux mêmes couleurs que les boîtes de petits pois de la même famille. Peindre un véhicule en orange et vert à rayures revient-il vraiment moins cher qu’une couleur unie et banale ?

Il faut dire que pour une partie du pays M-budget est devenu incontournable ; un must, une mode, un luxe obligatoire. Etre branché, c’est être M-budget. Des soirées M-budget attirent d’ailleurs régulièrement la jet-set et tous ses parasites.

Ne s’éloigne-t-on pas du souci de départ de fournir des articles à prix contenus ?

On peut maintenant trouver des vêtements M-budget : débardeurs, T-shirts, survêtements, shorts, tongs, maillots de bain, tous vert/orange. « Regardez ! Je suis pauvre, mais je vais à la piscine ! Je n’ai pas un sous, mais je roule en M-budget ! ».

Le linge de bain M-budget est particulièrement réussi : en plus du prix brodé en gros caractères, on peut lire le texte « Linge de bain ». C’est juste pour ne pas le confondre avec un mouchoir ou une bouteille d’eau minérale.

A quand des chasseurs de têtes recrutant des banquiers ou des financiers entièrement habillés en vert/orange, du caleçon à la cravate ?

Migros devrait peut-être revenir à des préoccupations plus « sociales », au lieu de s’évertuer à faire passer des produits bon marché pour des objets de luxe extrême.

Moralité : à quand des parkings remplis de Porsche et de Ferrari devant les dépôts d’Emmaüs ?

mardi 16 mai 2006

Tête à queue

J'adresse solennellement un grand merci aux grandes surfaces. Elles ont permis de révéler que certaines personnes ont une tête à queue.

D'abord, c'est vraiment idiot de remercier une surface, même une grande. A ce stade pourquoi ne pas engager une conversation avec un petit volume ou se battre avec un parallélépipède rectangle ? En fait je veux parler de "grandes surfaces" en tant que pluriel de "petite épicerie".

Ensuite, une personne qui a une tête à queue ne souffre pas d'une atrophie du tronc. Cette expression signifie "être génétiquement formaté et adapté pour faire la queue aux caisses des supermarchés tout en gardant son calme sa bonne humeur".

Quoi de plus agréable et de plus valorisant, de nos jours, que de passer un bon quart d'heure dans une file d'attente avec sa pizza surgelée sous le bras ? Les grands magasins ont bien compris le rôle social et formateur d'une file d'attente. En plus de créer des contacts, une attente artificiellement prolongée permet de faire le poing sur soi-même, de réfléchir sur son rôle dans la société, et surtout de penser à ne rien avoir oublié. La moindre ligne négligée sur sa liste de courses et voilà la sanction salvatrice: refaire une seconde fois la queue. Peut-être à une autre caisse afin de bavarder avec d'autres êtres humains. Cette liberté totale est toute à l'honneur des gérants de supermarchés. Le client est roi; il a le droit de choisir sa file, sa caissière, son prédécesseur.

Si vous ne faites pas partie des passionnés des files d'attente, des flâneurs invétérés, des inconditionnels de la plus longue queue, révoltez-vous!

Il est absolument intolérable de prétendre à la fois choyer les clients et les prendre ainsi en otage. Lorsque seulement deux caisses sur vingt-quatre sont ouvertes et qu'elles sont prises d'assaut par une centaine de caddies déchaînés, le seul qualificatif adapté est guet-apens. Après avoir passé une heure à entasser son butin dans son char de ferraille on hésite à tout abandonner. D'une part, il est souvent impossible de sortir sans passer par une caisse, même les mains vides. D'autre part, remettre le compteur à zéro pour repartir dans une autre embuscade n'est pas forcément réjouissant.

Nous revivons actuellement le quotidien russe d'il y a 40 ans. Sous prétexte d'économiser deux heures de salaire d'une caissière, les gérants vautours se lancent dans une concurrence effrénée avec leurs collègues douaniers. Le but ? Exaspérer le plus de personnes possible avec un minimum de moyens. Il est difficile de choisir le gagnant tellement les deux sont proches de la perfection.

C'est sans compter avec la caisse alibi, autrement dit la caisse rapide, qui n'a de rapide que la pancarte. C'est encore pire que d'installer un bureau pour la défense des droits des handicapés au 5ème étage d'un immeuble sans ascenseur. Les consommateurs sont vraiment des clients captifs, prisonniers et corvéables à souhait.

De tout temps les files d'attente ont eu une connotation négative. File pour recevoir sa paye, file pour obtenir des papiers ou des rations alimentaires, et autres files bien plus macabres.

Attendre dans un bouchon autoroutier provoqué par un accident n'est jamais agréable, mais on ne peut pas facilement élargir la route. Attendre à une unique caisse ouverte afin d'assouvir les instincts sadiques d'un directeur rétrograde n'est pas acceptable. Il est fort probable qu'une majorité de personnes seraient d'accord de payer un ou deux euros de plus pour éviter de faire la queue. Il est même fort possible que ces petites sommes cumulées suffisent largement à couvrir le salaire d'employés pouvant travailler aux caisses inutilement laissées en jachère.

Messieurs les occupants des miradors des supermarchés, il est temps que vous disparaissiez à tout jamais. D'ailleurs vous n'auriez jamais dû exister.

Quant à nous, les otages de ce pouvoir occulte et débilitant, pourquoi de temps à autre ne pas abandonner distraitement dans une file interminable un caddie débordant de victuailles ? Ou pourquoi ne pas aller faire ses courses à la petite épicerie du coin dans laquelle tout est trois fois plus cher ?

Moralité: à ce stade, il n'y a plus de moralité.

vendredi 7 avril 2006

Sites internet: l'horreur!

Pourquoi les sites internet des grandes sociétés sont-ils antant ratés ? Plus les moyens mis en œuvre pour les réaliser sont énormes, plus le résultat est catastrophique.

Il n’est pas question ici d’établir une liste des sites les pires de la planète, mais uniquement de pointer du doigt quelques couacs parfois révélateurs. Un site internet est une vitrine virtuelle pour laquelle le soin apporté à sa réalisation doit être égal et même supérieur à celui pris pour la mise en place d’une vitrine physique. Bien plus de personne défilent devant un site internet que devant une magasin réel.

Prenons le cas de www.coop.ch, une grande chaîne de supermarchés. Il y est totalement impossible de chercher un produit dont le nom possède moins de 4 caractères. L’enseigne ne devrait pas s’étonner d’avoir une chute de ventes pour des articles tels que : thé, Axe, Cif, OB, … La liste est bien longue. Un informaticien vous expliquera certainement que c'est entièrement voulu. En réalité, les développeurs du sites ont peut-être simplement voulu éviter le problème d’avoir à gérer les mots non significatifs : la, le, des, ou, du, aux…

Autre exemple avec le concurrent et néanmoins multinationale et multimilliardaire en chiffre d’affaires : www.leshop.ch. En suivant successivement les liens : « 1ère visite », « Supermarché », « Bio & équitable », « Fruits frais », cliquer sur la banane, ensuite utiliser la flèche « précédent » de votre navigateur. Tiens ! Comme c’est étrange, on se retrouve sur la page d’accueil. Il suffit de cliquer sur le bouton « suivant » du navigateur et là, merveille technologique, magie de l’informatique, stupeur suprême, horreur et putréfaction. On tombe sur une page pour le moins louche

Une librairie suisse importante (Payot semble-t-il) s’est même offert le luxe récemment de fermer son site de commerce en ligne pendant plus de deux semaines, en affichant simplement un message d’excuses. Lorsqu’un site fonctionne, quelle raison peut-elle impliquer une panne de plus de deux semaines ? Matériel ? On peut le changer rapidement. Logiciel ? Mais puisque le site fonctionnait! Autre raison ? A vous de trouver.

Mais tous ces couacs sont peut-être volontaires. N’ont-ils pas été générés afin de figurer dans un quelconque bêtisier ? Ces anomalies sont forcément voulues. Sinon, comment imaginer que des sociétés qui brassent des millions, voire des milliards, ne soient pas capables de dépenser quelques malheureux milliers d’Euros pour faire tester leur site, même par le dernier imbécile venu ?

Moralité: ti as du fric ou ti en n’as pas, de toute façon ton site il est ringard.

jeudi 30 mars 2006

Taxes et surtaxes

Logiciels « pire tout pire », copie privée, chanteurs au chômage, téléchargement sauvage. Quelle horreur ! Les multinationales de la musique et de la vidéo sont au bord de la faillite, car plus personne n’achète des CD ou des DVD. Les pauvres gars !

C’est vrai que les gens sont méchants avec ces philanthropes désintéressés qui nous proposent nos chères musiques et films préférés. Si certains commettent bourdes sur bavures, agissements illégaux (d’ailleurs condamnés par les tribunaux de la majorité des pays) sur excuses bidon, c’est pour notre bien. Pour nous éviter d’avoir des accidents de la route en essayant de glisser malencontreusement une galette musicale dans notre autoradio et ainsi pouvoir simplement écouter de la musique achetée en toute légalité.

Afin d’éviter à ces Saint-Bernard du divertissement de rester incompris à jamais et de risquer l’anéantissement complet de leur espèce, il existe des solutions, dont certaines sont d’ailleurs déjà en vigueur : les taxes. Il ne faut pas en rester aux taxes sur les CD et DVD vierges, les disques durs, les ordinateurs, les baladeurs MP3. Voici d’autres possibilités permettant de renflouer les caisses de nos amuseurs publiques :

  • Taxe sur les lecteurs de CD et DVD (y compris les modèles pour automobiles)
  • Taxe sur les haut-parleurs
  • Taxe sur les fauteuils et canapés utilisés pour écouter de la musique
  • Taxe sur les habits, à moins d’apporter la preuve que l’on écoute toujours la musique dans le plus simple appareil
  • Taxe sur l’électricité, étant donné que la plupart des radios/lecteurs/graveurs/baladeurs sont d’une manière ou d’une autre électriques
  • Taxe sur les transports en commun utilisés pour se rendre chez les marchands de musique
  • Taxe sur les browsers internet
  • Taxe sur les piles des baladeurs MP3
  • Taxes, en fait retenue de salaire, sur les heures passée à écouter de la musique sur son lieu de travail
  • Taxe sur l’air, car sans air il n’y pas de propagation des ondes sonores
  • Taxe sur les oreilles, payable en 12 mensualités dès la naissance
  • Taxe sur la naissance de tout mélomane potentiel
  • Prime à l’avortement, technique permettant tout de même d'éviter de multiplier des pirates en herbe et autres téléchargeurs anonymes
  • Taxes applicable, par solidarité, à toutes les personnes non soumises aux taxes ci-dessus

En cherchant bien, on doit pouvoir faire encore mieux pour aider une industrie à la dérive, mais tellement indispensable.

Heureusement que les fabricants de films pour appareils de photos ont su s’adapter à l’évolution technologique.

Mais que devraient dire les petits épiciers, les rémouleurs, les promeneurs solitaires ?

dimanche 1 janvier 2006

Le temps passe vite. Exemple: la mode

Ne vous est-il jamais arrivé d'être pris au dépourvu en plein été au moment d'aller à la piscine, lorsque vous découvrez qu'il vous faut un nouveau maillot de bain ? Où est le problème ? Quand le réservoir de votre voiture est vide vous allez le remplir à la pompe. Quand vous avez faim en passant devant une boulangerie, vous entrez et vous achetez un sandwich.

Dans certains domaines, toutefois, tout n'est pas si simple. Revenons à notre maillot de bain. Vous vous rendez dans un magasin d'articles de plein air, de sport ou de vêtements et la vendeuse vous dit simplement: "Nous n'en avons plus, vous n'y pensez pas! Les maillots de bain, ça s'achète au printemps, pas plus tard". Nous sommes donc tous des attardés mentaux. Nous n'avons même pas pensé que les maillots de bain s'achètent en hiver, que les skis s'achètent en été, etc. Ce décalage, dont il n'est pas facile de mettre en évidence la cause, mais qui tend à se généraliser, pourrait nous pousser à adopter des habitudes de vie pour le moins étranges. Ainsi nous pourrions prendre un anti-diarrhéique quelques jours avant de manger des moules avariées. Nous pourrions également payer une amende à l'avance, quitte à se sentir obligé de provoquer une infraction quelques jours plus tard. Pourquoi ne pas recevoir un rappel de paiement avant la facture ? Payer l'addition avant d'entrer dans un restaurant ? Réserver un un lit dans une clinique pour se faire avorter avant d'être enceinte ? Voire même parler avant de réfléchir ? Et pourquoi ne pas mourir avant de voir le jour ?

Il y a vraiment un bug. Il faut arrêter d'inverser le sens du temps. La piscine en plein air c'est en été! Il faut pouvoir acheter un maillot de bain l'été. Il ne faut pas commencer à vendre des galettes des Rois en mai, du muguet en février ou la peau de l'ours après l'avoir tué. S'il n'est vraiment pas possible de remettre de l'ordre dans cette chronophagie, je propose à tous les impatients de la gâchette, à tous les angoissés d'être à l'heure, à tous ceux qui doivent sauter d'un avion avant de se procurer un parachute, une solution qui mettra tout le monde d'accord: on avance tout de 365 jours, même Noël, Pâques, la mort du pape et la date de sa propre mort (euh! Non, pas la mort!). De cette manière on aura de l'avance et on pourra acheter en été un maillot de bain qui ne devra normalement être vendu que l'été prochain. Merci et au revoir d'être venus!