| "Une vie sans lardon, c'est comme un psy sans canapé" disait Françoise Dolto, célèbre pédiatre et psychanalyste. La préparation des lardons n'est pas difficile en soi. Afin d'éviter qu'ils ne deviennent lourds, voire pesants, vous devez les traiter avec rigueur et discipline. Le secret d'un bon lardon réside dans le découpage. Un lardon, à l'origine, n'est autre qu'un morceau de chair prélevé sur un animal engraissé par un honnête travailleur. Généralement issu d'un savant découpage au niveau du gras du ventre, le lardon se compose de différentes parties. La tête du lardon est plutôt dure et poilue. En effet, elle est directement issue de la surface du lard, donc naturellement composée de poils. Le corps, souvent blanc, est composé de graisse pure qui fond lors de la cuisson. On différencie facilement ces deux parties par le fait que la tête émet de légers craquements quand on l'écrase avec le pouce. On trouve également, attachées au corps, des parties filandreuses appelées "membres". Il s'agit de cellules épithéliales allongées qui permettent au lardon de s'attacher, par exemple, aux roestis bernois que beaucoup de gastronomes envient aux suisses. Le lardon est universel. Il s'accommode très bien avec des pâtes, des pommes de terre ou encore des frites. Il apprécie les sauces industrielles comme le ketchup ou la mayonnaise. Attention, il est particulièrement gras; ce n'est donc pas nécessaire de lui ajouter des huiles hydrogénées, réputées pour leurs propriétés allergènes. Trop de ces graisses pourrait changer son aspect et faire apparaître quelques petits boutons en forme de pustules. Privilégiez le beurre, qui rendra vos lardons plus agréable et plus doux à vivre. Si vous disposez d'une grande quantité de lardons (on en trouve beaucoup dans les cantines), vous pouvez préparer une soupe. L'idée consiste à leur couper la tête un à un avant de les faire bouillir dans de l'eau. Ajoutez ensuite de vieux légumes flétris. Vous obtiendrez une savoureuse soupe façon chalet au goût si rustique. Moralité: dans le lardon, tout est bon, il suffit de bien le préparer. |
vendredi 28 novembre 2008
Le lardon beurré
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samedi 27 septembre 2008
La véritable fondue moitié-moitié
Chaque Suisse est convaincu de détenir le secret de l'authentique fondue moitié-moitié. Nous avons entrepris une étude approfondie auprès de divers maîtres fromagers parmi les plus respectueux des traditions de la Gruyère. Cela nous a permis d'établir la recette de cette fondue d'une manière précise et fidèle au savoir-faire des spécialistes. Bien entendu le choix des fromages est capital. La plupart des épiceries et même des grandes surfaces proposent des mélanges tout faits. Il nous semble plus facile et plus instructif d'effectuer soi-même le choix et la combinaison des ingrédients. Voici donc le secret tant attendu de la vraie fondue moitié-moitié. Pour quatre personnes vous devez vous procurer 400 g. de Gruyère et 400 g de fromage à raclette assez gras, de préférence du Bagnes. Coupez le fromage en petits cubes réguliers, ou bien râpez-le. Après avoir frotté vigoureusement le caquelon avec une échalote finement coupée pendant deux minutes, versez 4 décilitres de Sauternes. Ajouter 16 g de levure de boulanger. La levure permet de bien lier les fromages. A défaut on peut remplacer la levure par deux verres à vin blanc de bière. Porter le contenu du caquelon à ébullition et incorporer délicatement le fromage. Il est primordial de mélanger la fondue avec une cuillère en bois (de préférence en hêtre) et d'effectuer des mouvements en forme de huit. Un zéro peut parfois vous échapper; dans ce cas, pour compenser, faites deux zéros dans l'autre sens. Verser ensuite un peu de poivre moulu, selon votre goût, et ajoutez un bâtonnet de cannelle réduit en poudre. Baissez la flamme et continuez à remuer délicatement à feu doux jusqu'à l'apparition de la première bulle. Afin de rendre la fondue plus légère et digeste, ajoutez une demi cuillère à soupe de bicarbonate de soude (ou, à défaut, un décilitre de Kirsch ou de Pastis). Le choix du pain est important; il doit mettre en évidence la saveur du fromage sans la neutraliser. La fondue moitié-moitié se déguste habituellement avec du pain brioché. Découpez-le en cubes que vous disposerez dans un saladier transparent; vous pourrez ainsi facilement surveiller le contenu et recouper du pain en cas de besoin. Dégustez cette fondue avec un bon vin blanc valaisan, Chasselas ou Fendant, et n'oubliez pas la tradition; chaque fois qu'un convive perd un morceau de pain dans le caquelon, il doit enlever un vêtement. Il n'est pas conseillé de servir un dessert après de la fondue. Mais si vous y tenez, optez pour une salade de fruits frais. La fondue peut se manger toute l'année, bien que l'hiver soit sa saison de prédilection. En cas de soirée fondue le 6 janvier, vous pouvez relancer l'ambiance en ajoutant une ou deux fèves dans le caquelon.
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vendredi 18 janvier 2008
Cuisine sur le web
Voici une petite sélection de sites dédiés à la cuisine, petite et grande, que l'on trouve sur internet. Attention, toutefois ! Certaines adresses mentionnées peuvent comporter des erreurs. Le site régional www.vivre-ici.ch en partenariat avec www.vivre-ailleurs.com propose un survol des différents sites consacrés à la cuisine. www.labonnecuisineanglaise.uk est fortement à déconseiller, car il peut choquer même un gastronome averti, alors que le tout nouveau site www.anciennecuisine.fr dédié aux recettes d'autrefois satisfera les adeptes des plats les plus raffinés. Le Ministère de la Santé vient de mettre en place une nouvelle antenne : www.cuisinezequilibre.fr qui vous permettra de préparer des plats sains et légers. Le Ministère des Finances a également ouvert un site dans la même optique : www.vosboursesquilibrees.fr. Un site américain www.lacuisinechirurgicale.gov est à visiter absolument. De la pêche à l'explosif à la préparation de rillettes à base de viande hachée, une cuisine on ne peut plus moderne et incontournable au niveau mondial. Le web 2.0 fait sont entrée en force dans le monde des casseroles avec un site communautaire, www.jepartagemacuisine.net dans lequel les internautes peuvent découvrir et partager leurs différentes recettes de cuisine. Ce site va de pair avec www.epidemiesetpendemies.gov. La cuisine monégasque n'est pas en reste puisqu'on peut découvrir le site du seul restaurant grand public de la principauté, à l'adresse www.donalds.mc. En Italie, vous pouvez retrouver le top 50 des recettes les plus fameuses de la péninsule sur le site www.top50h.it. Un site concurrent www.taste.it vous permet de goûter à toutes les recettes proposées en commandant directement sur le site le nombre de repas désiré. La livraison est gratuite. Envie d'un petit dessert glacé ? Le site brésilien www.mesglacesfraiches.br recense une multitude de recettes de glaces et sorbets à déguster quand il fait chaud. Lire des recettes de cuisine vous énerve ? Aucun souci avec un tout nouveau site luxembourgeois www.lacuisineenvideo.lu qui reprend les recettes traditionnelles luxembourgeoises sous forme de films. Vos réfrigérateurs regorgent d'ingrédients dont vous ne savez que faire ? Le site éthiopien www.avec-ca.et vous permettra de créer un plat en faisant appel à des associations nouvelles d’ingrédients en tous genres. Et pour terminer, tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur les œufs sans jamais oser le demander, grâce à un site de l'Union Européenne www.12.eu.
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mercredi 22 août 2007
Diététique : pensez Malakoff !
Méconnu de la majorité des êtres humains, le Malakoff est un mets typiquement helvétique. À l'époque des salades pauvres en calories, des régimes sans graisses et des alicaments, le Malakoff fait figure d'ovni. Parmi les plats les plus chargés en matière grasse, il est devancé uniquement, mais de justesse, par la motte de beurre dégustée à la cuillère. Connaître la véritable recette du Malakoff est une chimère. Son nom est lié à une sombre histoire survenue pendant la guerre de Crimée. Il semble que le « fort de Malakoff» tomba sous les assauts de mercenaires imbibés d'alcool. Une aventure sans grande importance, sauf pour ceux qui en mangent. En revanche, on ne sait généralement pas grand-chose de la savante composition. Accrochez-vous, c'est très particulier. Un Malakoff est une sorte de steak de fromage d'environ 2 cm d'épaisseur. On trempe des bâtonnets de gruyère dans du vin blanc pendant quelques heures, puis on les enrobe d'une pâte à frire composée de farine, d'œufs et de lait. Le tout ira frire dans de l'huile à 180°C. Une variante connue consiste à noyer des tranches de pain dans du fromage et à les envoyer dégeler dans une friteuse. Une variante polonaise permet d'obtenir une forme bien sphérique en substituant la tranche de pain par une éponge, naturelle ou synthétique, à choix. Si l'éponge est synthétique, la sphère obtenue sera simplement plus petite. Pour résumer, un Malakoff est composé de fromage et d'huile. 100% lipide, aucune échappatoire possible. Le Malakoff est appelé également le « bouche artère vaudois ». Heureusement pour le salut du pays, les vaudois ne sont presque pas tous bouchers. Le problème avec cette spécialité, ce sont les inconditionnels : « Tu n'as jamais mangé de Malakoff si tu n'as pas dégusté les Malakoffs de Luins ». Bien sûr, Luins ! Charmante petite bourgade paysanne située au bord de rien. Luins est construit autour de trois routes : la route de la Ferme, du Village et du Vignoble. Les trois permettent de sortir de Luins, mais également d'y retourner. Luins, c'est comme un désert dans une oasis. A Luins, ça sent bon. Le Malakoff embaume d'un doux parfum de friture rance les routes du village. Des stalagmites jaunes et grasses se sont formées au sommet des cheminées des chaumières. Le plus étonnant se trouve dans les cuisines, toutes petites, aux murs épaissis et beiges. En hiver la surépaisseur recouvrant les fenêtres est grattée et revendue aux centrales nucléaires comme combustible. Luins, c'est loin et déprimant. Mais le Malakoff possède quelques avantages. Il sert de référence mondiale en matière de diététique. La qualité nutritionnelle d'un aliment est évaluée sur une échelle appelée « échelle d'évaluation nutritionnelle des aliments ». Cette échelle part de zéro (un verre d'eau par exemple) et s’arrête 10'000, score atteint par un Malakoff. Mac Donald estime un BigMac à environ 1'000 unités. La limite supérieure de cette échelle est fixe, car les spécialistes n'ont jamais rien trouvé de pire qu'un Malakoff. Comment utiliser cette référence ? Ayez le réflexe Malakoff. Si un plat contient ne serait-ce qu'un ingrédient du Malakoff, il est déjà néfaste pour votre santé. Regroupant ce qu'il y a de pire pour l'homme, on peut dire qu’un Malakoff dans une vie, c'est déjà trop. D'ailleurs Malakoff ne signifie-t-il pas "mal de tête" en allemand ?
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mardi 21 août 2007
Accro au chocolat
La multinationale Nestlé, et plus précisément sa filiale Cailler, vient de mettre sur le marché un tout nouveau chocolat. Il n'est pas rare qu'un fabricant suisse élabore un nouveau produit et le mette sur le marché ; d’ailleurs les médias n’en font que très rarement écho. Mais cette nouvelle friandise se distingue de toutes les autres : il s'agit, objectivement et sans aucune contestation possible, du meilleur chocolat au monde. Il y a des gradations dans le chocolat. La plupart sont très bons ; certains sont encore meilleurs, mais tous sont composés uniquement de chocolat bien ordinaire. La firme Cailler à travaillé sur une recette complètement différente. Sa composition comporte une toute nouvelle molécule surnommée « molécule du bonheur ». Très difficile à synthétiser, elle se trouve à l'état naturel dans une plante qui pousse uniquement au pied du Huascarán, une montagne de la cordillère occidentale du Pérou. La Kovachii, une orchidée aux pétales éclatants, ne fleurit que très rarement. Certaines rumeurs ont annoncé des prix allant jusqu'à 1000 dollars pour une seule pousse. C'est sur la base de cette curiosité botanique que les laboratoires de recherche de Cailler on pu synthétiser la fameuse molécule et l'intégrer à la recette. Ce chocolat à la faculté d'activer certaines parties du cerveau qui régissent le sentiment de bonheur et de bien-être. Deux zones situées très près du mésencéphale et qui sont les mêmes qui stimulent le désire sexuel. Une bouchée de ce chocolat fait quasi instantanément ressentir une décharge proche de l'extase. L'effet et d'autant plus étonnant qu'il va jusqu'à provoquer une érection chez des individus d'un âge avancé. Cailler a pu obtenir l'autorisation de la mise sur le marché sans trop de difficulté, car les membres de la commission d’approbation ont été complètement séduits par la qualité extraordinaire du produit. On le trouvera donc très prochainement dans tous les commerces. Aucune concurrence ne semble être envisageable. Certains toxicomanes envisagent d’ores et déjà de passer à cette nouvelle « drogue », peu onéreuse et en vente libre. Un bémol a toutefois été constaté : lors d'une absorption trop importante de ce chocolat, il semble qu'il puisse provoquer une cécité partielle, voir complète. Sa consommation est à éviter au volant ou lors de tâches qui demandent une attention soutenue. Il est fortement déconseillé aux chirurgiens et aux femmes enceintes. 
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samedi 18 août 2007
Moulin à poivre Peugeot
Certes, il y a « voiture » et « moulin à poivre ». Une automobile permet de se déplacer d'un point A vers un point B alors qu'un Peugeot est un moulin à poivre auquel on aurait adjoint quatre roues. Mais pourquoi une marque automobile produit-elle des moulins à poivre de si bonne qualité, alors que ses véhicules sont d'une facture si médiocre ? La répartition des marques automobiles sur le globe n'est pas très équitable. On trouve les inconditionnels de Mercedes Benz, les pointus qui préfèrent les Anglaises et d'autres qui sont attirés uniquement par les marques françaises. On ne peut pas dire qu'il y ait un leader dans le marché des épaves, même si les plus gros se répartissent le camembert. Or, dans le monde merveilleux des moulins à poivre, c'est très différent. Dans une cuisine, on peut avoir un mixer Moulinex, une plaque de cuisson Electrolux ou encore un pétrin Kenwood. Pourtant, dans la très grande majorité des popotes du monde, le moulin à poivre est estampillé d'un lion. Ou du moins le mécanisme de moulinage. Le poivre est à Peugeot ce que Cayenne est à Porsche. La découverte du poivre ne peut pas être datée avec précision, mais son commerce débute au 5ème siècle. A cette époque les épices sont utilisées comme monnaie d'échange. La richesse d'un noble pouvait d’ailleurs être évaluée en fonction de la quantité de poivre qu’il possédait. Les riches Allemands étaient surnommés « sacs de poivre ». Les épices étaient également utilisées pour masquer le goût faisandé de la viande restée trop longtemps hors du congélateur. Le poivre, c'est également un nom. Patrick Poivre d'Arvor le sait très bien. Le nom « poivre » vient du sanskrit « pippali », c'est dire s'il est vieux. La culture du poivrier (la plante) est originaire de l'Inde, sur la côte de Malabar. Avec le temps, elle a su s'adapter au climat européen. Les fruits ont même trouvé leur place au sein des flûtes à bec puisque certains grains de poivre secs et allongés servaient à fabriquer des pipeaux. En étudiant l'histoire du poivre on comprend mieux pourquoi Peugeot s'y intéresse. Le poivre coûte cher, surtout entre le 5ème et le 12ème siècle. C'est donc très naturellement que cette épice suscite de l'intérêt auprès du fabricant de trébuchets motorisés. La possibilité de masquer un mauvais arrière-goût est en soi un avantage dans le monde de la voiture, mais le principal atout est certainement la notion de pipeaux, qui n'est pas complètement inconnue de Peugeot. C'est d'ailleurs devenu le principal fil conducteur de sa publicité. Dans le poivre tout est bon : le pipeau comme les riches allemands. 
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dimanche 22 juillet 2007
MacDo robot
Beaucoup de personnes l’ignorent, mais le premier McDonald entièrement robotisé vient d’ouvrir à Lausanne. Le choix de cette ville en pente est probablement dû à la présence de l’EPFL dont la réputation dans le domaine de la robotique n’est plus à faire. Pour les clients, rien de plus facile ; il leur suffit de se procurer une carte semblable à une carte de crédit. Un guichet automatique les distribue à l’entrée à ceux qui n’en seraient pas munis. L’intérêt de cette carte est double. D’abord elle est rechargeable jusqu’à concurrence de 100 euros depuis n’importe quel automate bancaire. Ensuite elle permet à McDonald de cerner les goûts et les habitudes des clients. Ainsi, une personne qui commande systématiquement un Big Mac et un Coca-Cola medium se verra proposer ce menu lors de ses prochaines visites. Quelques suggestions supplémentaires sont bien entendu affichées sur l’écran de commande. Le but avoué est d’accélérer le processus de commande. Le « restaurant » dispose de dix bornes de commande et de deux guichets de distribution. Les statistiques montrent clairement qu’avec une surface réduite de moitié, ce McDonald peut servir le même nombre de clients. De plus, la prise d’une commande dure en moyenne 15 secondes, contre plus de 30 secondes dans le cas non robotisé. Le rythme des guichets de distribution est d’environ 5 secondes par plateau. Autre avantage : il n’y a quasiment jamais de file d’attente, ce qui ne manque pas d’attirer les gens pressés. Et enfin, les étudiants qui y travaillaient dans de mauvaises conditions pourront se tourner vers des emplois plus intéressants. La partie technique expérimentée par MacDonald n’en est pas moins impressionnante. Derrière la paroi des guichets distributeurs se trouve une unique, mais énorme, machine. Un robot de 4 mètres de large, 5 mètres de profond et 3 mètres de haut. Toute la marchandise, aussi bien alimentaire (pain, boissons, salades…) que de service (gobelets, serviettes, sacs divers, jouets pour Happy Meal,…), est livrée par un camion, lui aussi robotisé, à une extrémité du local. Le même camion récupère également les déchets à l’autre extrémité. Le circuit de tuyauterie, récipients, machines à glace et autres friteuses est entièrement stérile et complètement visible derrière une paroi vitrée. Ce robot-restaurant possède même un programme de nettoyage général sans intervention humaine. Toute la maintenance est effectuée entre deux et trois heures du matin. Elle comprend également le nettoyage de l’espace clients à l’aide de buses à haute pression stratégiquement placées. Après une période de test d’une année, une généralisation progressive des nouveaux MacDo robotisés est prévue, au rythme d’une dizaine par mois, dans le monde entier. Burger King et les autres concurrents de la branche du fastfood semblent fortement intéressés. Mais, plus surprenant, les kiosques, les bars et librairies ont également l’intention d’étudier une robotisation intégrale, adaptée bien sûr à leurs problèmes spécifiques. 
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dimanche 8 juillet 2007
Toblerone, c’est pas bon
Montélimar a son nougat, Cambrais ses bêtises, la Suisse son Toblerone, typique original, infalsifiable. Ce chocolat, fabriqué à Berne depuis 1908, se présente sous la forme d'une barre constituée de morceaux de en forme de prismes triangulaires. Son emballage triangulaire jaune permet de le distinguer au premier coup d’oeil. Le Toblerone est une légende en Helvétie. Sa forme étudiée dans les moindres détails représente les montagnes. Oui, mais des montagnes suisses : toutes identiques et géométriquement parfaites. Un idéal mathématique. Le fabricant va jusqu'à utiliser le Cervin comme pictogramme sur l'emballage afin d’insister sur son identité. La recette est, elle aussi, très particulière. Comme pour l'Ovomaltine, le goût du Toblerone est reconnaissable entre mille. Il est composé de chocolat, de nougat, de miel et d'amandes. Le Toblerone tire donc l’essentiel de son succès de sa forme et de son goût. Pour la couleur, aucune originalité : brun chocolat. Le Toblerone ne laisse pas indifférent ; certains l’adorent, d’autres le détestent. Son chocolat est dur et colle aux dents. Il faut parfois des heures pour arriver à se défaire d'un petit morceau coincé entre deux molaires. Le Toblerone c'est comme la Suisse, ça fait grincer les dents. Le nom Toblerone vient de son créateur, Theodor Tobler, fils de Jean Tobler, petit confiseur moyen. C'est dans une fabrique du canton de Berne que la barre de chocolat voit le jour. Bienvenue chez « Tobler & Cie ». Nous sommes en 1908. La production n'a depuis jamais cessé et continue de carier des générations de canines préadolescentes. L'histoire peut sembler idéale et elle l'a été. Pourtant, le Toblerone n'est plus aussi Suisse qu'à l'origine. Rachetés il y a quelques années par le géant américain « Kraft Foods », les petits triangles sont désormais vendus dans plus de 122 pays, au même titre qu'un vulgaire Mars ou Snickers. Il n'est pas complètement faux d'imaginer qu’un jour, le joyau bernois sera fabriqué dans des pays aux moeurs douteuses et intégrera peut-être d'autres ingrédients permettant de baisser les coûts de production. Pourquoi ne pas créer alors la glace au Toblerone, Le Toblerone light et le Toblerone Zéro ? Ce serait parfaitement inutile, l'original est déjà suffisamment mauvais à lui tout seul.
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mardi 8 mai 2007
La banane tue
L'OMSAC a récemment publié une étude démontrant la dangerosité des bananes. La consommation, même modérée, de bananes serait nocive pour la santé. Cette conclusion se fonde sur une analyse effectuée pendant trois ans sur les statistiques d’accidents/décès liés directement à la consommation de bananes. Il peut paraître étonnant, voire troublant, qu'une banane puisse être dangereuse. Ce problème pourtant bien connu des services d'urgences des hôpitaux est fréquemment évincé des médias. L'économie mondiale de la banane est l'une des plus florissantes. La banane est une source de revenus importante pour les pays en voie de développement. Les conclusions de cette étude déplaisent fortement aux pays exportateurs de bananes. Pourtant l'aspect nocif de ce fruit ne peut être négligé. D’après des analyses scientifiques certains décès peuvent être imputés directement à la banane. Mme Schickitung, mère de famille depuis 1993 témoigne : "J'ai vu toute ma famille décimée à cause de ce fruit. Au début, je ne comprenais pas. Il a fallu que je me rende à l'évidence. La banane avait causé la perte de tous les êtres que j'aimais". Ce témoignage poignant est une preuve de plus que la banane est dangereuse. Une campagne d'information sera prochainement diffusée dans tous les médias afin d'aider la population à comprendre tous les aspects néfastes de la banane. Une loi est également à l'étude afin d'apporter un nouvel étiquetage qui porterait la mention « La banane tue ». Après ces terribles constatations, l'OMSAC (Organisation Mondiale de Surveillance des Aliments Courbés) tient à rassurer la population concernant la toxicité d'autres fruits. La papaye n'est absolument pas dangereuse. C'est le cas également des oranges et des mandarines. Toutefois, une réserve est émise pour les citrons. Nous pourrions bientôt assister à un moratoire sur la vente , et donc la production, de ces derniers. Moralité: avoir la banane devient dangereux. Il faut très vite se rabattre sur la frite. 
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samedi 17 mars 2007
Aspartame zéro
Voici le premier article de facile.ch zéro humour. Comme le dit la publicité pour le nouveau Coca-Cola Zero : « la vie devrait être comme un bon Coca : sans sucre ». Zéro glucide, zéro défaut, le tout nouveau breuvage contient en fait de l'aspartame qui permet d'obtenir un goût sucré artificiel. Et c'est sans doute grâce à lui que les copines devraient être aussi sans mariage. L'aspartame (E951) est un édulcorant de synthèse. Il fait sont apparition en 1965 grâce à J. Schalatter qui cherche à synthétiser un tétrapeptide capable d'aider les personnes atteintes d'ulcères. Le goût sucré est un plus, parfaitement inattendu. Mis sur le marché en 1974, il est très vite retiré quelques mois plus tard suite à de possibles effets toxiques et cancérigènes, notamment sur le cerveau. C'est en 1981 qu'il refait son apparition, non pas sous la forme de médicament, mais d'ingrédient alimentaire. En effet, le pouvoir édulcorant de la molécule est 200 fois supérieur à celui du sucre. En 1980 le constat d'une expérimentation effectuée par le laboratoire SEARLE est étonnant. Sur 196 animaux soumis à l'aspartame, 96 meurent de tumeur cérébrale. Dans l’industrie une conclusion s’impose : l'aspartame sera réservé aux personnes sans cerveau. Le Coca-Cola light est né. La firme adepte des boissons gazéifiées met sur le marché le fameux Diet Coca en 1983. Son objectif est d'atteindre toutes les personnes soucieuses de leur image. Lors de la première guerre du Golf, il fait le régal des GIs épuisés par la canicule, qui recevront par conteneurs entiers la précieuse boisson. Pour l'anecdote, l'exploitation commerciale de l'aspartame fut lancée par Donald Rumsfeld qui en tira sa fortune et son influence. Mais les effets secondaires de l'aspartame font parler d’eux. Comme souvent en chimie, les molécules aiment se transformer. À partir de 30 °C, après avoir perdu sa partie estérifiée sous forme de méthanol, l’aspartame se recombine en dicétopipérazine. Cette substance serait responsable de tumeurs du cerveau. Mais qui aime le Coca-Cola chaud ? Il faut être fou ou avoir attrapé une sérieuse insolation pour en boire. Pourquoi inventer le Coca-Cola Zero ? On aurait pu s'attendre à un tout nouveau produit sans aspartame. Non, la différence entre le Coca-Cola light et le Coca-Cola Zero est bien plus subtile. L'aspartame a beau remplacer le sucre, le goût du sucre naturel n’est pas au rendez-vous. Certaines personnes n'aiment pas le goût du Coca-Cola light et évitent la version full calories. C'est ce vide que se propose de combler le Coca Zero. Toujours composé d'aspartame, mais également d'une nouvelle molécule, son goût tend à approcher celui du sucre naturel. Moralité: La vie zéro, c'est comme le Coca ; on ne voit que les avantages quand on n'a pas la connaissance des inconvénients.
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lundi 3 avril 2006
On patauge dans le yaourt
Pour une fois cette célèbre expression n'est pas au sens figuré mais bien au sens propre. Au propre, c'est beaucoup dire d'ailleurs. En effet, certaines marques de yaourts que l'on trouve dans nos magasins d'alimentation n'ont rien de très propre. Vous ne voyez sans doute pas où je veux en venir, alors cessons de tourner autour du pot et détaillons le sujet de manière scientifique. Un pot de yaourt, c'est quoi ? Voyons maintenant comment les fabricants de yaourt s'y prennent pour nous compliquer la vie. "Nous compliquer la vie ???" Mais il est fou, c'est pas compliqué un pot de yaourt me direz-vous ? Depuis quelques années déjà, pour diverses raisons que nous allons évoquer plus loin, le yaourt de base a complètement changé. En bien ou en mal, à vous d'en juger. Le pot tout d'abord. Il y a très très longtemps (au moins 100 ans), le pot était en verre. Il y a très longtemps (au moins 10 ans) il était constitué d'une pièce en plastique sur laquelle étaient imprimées diverses propagandes publicitaires à propos des vertus de manger du flan. Maintenant, c'est bien différent. Prenons les yaourts de base que l'on trouve à la Migros (chaîne suisse de supermarchés pourvue de plusieurs maillons faibles). Le pot, c'est quelque chose à voir! D'abord une première pièce en matière synthétique, une sorte de PVC mou et blanc, soi-disant moins polluant dans la nature (c'est la Migros qui le dit… pas les castors…) par-dessus, une pièce de carton sur laquelle figure toujours ce slogan alimentaire. Quand on jette le pot à la poubelle, deux solutions. Mauvais écologiste, je jette rageusement et rassasié mon pot directement aux détritus, ou alors helvète abouti comme l'est le suisse allemand de base, je démonte mon pot en deux pièces que je jette dans mes deux poubelles destinées au plastique et au carton (la jaune et la verte). Fatiguant ! C'est compliqué et stupide, je propose de simplifier le problème. Imprimons directement la propagande migrosienne sur le pot en plastique mou et abandonnons la partie carton au profit de la forêt amazonienne. Pas bête ! Voilà une idée qu'elle est bonne. Enfin, on l'avait déjà eue il y a 10 ans. D'ailleurs, il y a 10 ans, on faisait même mieux, la propagande figurait uniquement sur le couvercle, on n'imprimait rien sur le pot. Le couvercle, ou opercule pose également problème. Chaque année les laboratoires Nestlé innovent et pour une fois, l'ingénieur qui s'en est occupé n'est pas tombé dedans (le yaourt donc). Vous voyez de quoi je parle ? Non ? Le couvercle en plastique !!! Enfin une idée géniale. Une simple feuille de plastique collée sur le dessus du pot qui fait office de capuchon. C'est vrai, souvenez-vous du passé, le couvercle en aluminium (ça coûte cher l'aluminium). On tirait sur la languette afin d'ouvrir le pot et huit fois sur dix, on déchirait l'alu. Et là, c'était foutu, la guerre des nerfs commençait. Il fallait délicatement, au risque de ce planter de fines lamelles d'alu sous les ongles, retirer tous les restes d'alu autour du couvercle. Tâche très difficile, parfois même impossible. L'alu, très bon nageur, profitait d'un moment d'inattention pour plonger dans le yaourt au caramel. C'était dégueulasse. D'ailleurs c'est pour ça que jusqu'à l'âge de 20 ans je ne mangeais pas de yaourt. J'avais bien essayé, mais tant que je n'avais pas retiré tous les restes d'alu du pot, je ne pouvais manger mon yaourt. En général, quand j'avais terminé, le yaourt avait tourné et prenait une odeur innommable. Bref, on vit une époque formidable. Mais alors, pourquoi certains fabricants primitifs continuent-ils à mettre des couvercles en alu ? Pourquoi s'acharnent-ils à nous détruire nos fins des repas ? Peut-être que la machine à coller les couvercles a coûté tellement cher qu'ils ont calculé l'amortissement sur 226 ans ? Venons-en au contenu. A la base c'est un produit laitier simple. Une sorte de lait assez fermenté pour donner du yaourt, mais pas assez pour obtenir du fromage. Un fabricant ne le voit pas du tout de cet oeil. Pour lui un yaourt, c'est un coût de fabrication. Le principe étant de baisser le prix de la tonne sans toucher au poids de la tonne. Les consommateurs, quant à eux sont des vaches à lait friandes de produits doux et sucrés qui achètent de la gelé blanche au gramme. On peu aussi définir le yaourt comme une base neutre, sans goût, sans odeur et sans texture sur laquelle un vicieux ordinateur automatique va ajouter des colorants, des goûts artificiels et des petit morceaux de déchets carnés et faisandés pour créer une texture (parfois c'est aussi de l'éponge). Il ne se passe pas une année sans que l'on invente un nouveau yaourt encore moins dangereux pour la santé. A chaque fois les fabricants nous promettent monts et merveilles: toujours meilleur pour la santé que le précédent. Je me souviens de l'année où une grande marque avait innové avec un yaourt dépourvu de produits laitiers. Une sorte d'huile de tournesol gélifiée, soit disant 100 % naturelle (c'est la pub qui le disait !). Imaginez le tableau, un pot rempli d'une vieille huile émulsifiée avec un léger goût de chocolat ou de banane. On a aussi connu la tendance "Le yaourt est un complément alimentaire et vous apporte tout ce qui vous manque: LC1, Omega 3, Bifidus et compagnie". Non mais ils plaisantent les tartés du marketing ??? Si notre alimentation supposait une quelconque carence, cela fait longtemps que l'humanité aurait disparu. En l'occurrence ce n'est pas le cas, bien au contraire. Mais le plus beau, c'est les pots 0 %. Génial, mes préférés ! Pas de graisse à l'intérieur. Rien, niet, nada ! C'est pas très éthique de jouer sur les méfaits de la sédentarité pour culpabiliser nos riches bourgeoises à propos des graisses qui obstruent leurs canapés. Le problème principal, ce ne sont pas les graisses dans l'alimentation (c'est un problème important certes) mais bien le manque d'activité physique en général. La plupart des gens à notre époque stagnent devant la télévision à regarder des publicités qui vantent des produits qu'ils sont en train de consommer la télécommande à la main.
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mercredi 13 juillet 2005
Briques de jus de fruits
Nos charmants fabricants d'emballages ont certainement d'excellentes raisons de proposer des récipients en carton pour contenir la plupart des jus de fruits, ainsi que le lait. Mais par une coïncidence malencontreuse, ces chères têtes pensantes n'ont pas engagé les bons spécialistes pour ce qui est du design et de l'ergonomie des ces emballages communément appelés briques. Et le mot brique est particulièrement bien choisi, puisque ces objets de torture s'adressent visiblement à des maçons habitués aux conditions les plus dures ou à des routiers baraqués comme des pyramides de Kheops posées sur la pointe. A moins que tous les concepteurs de ces géniaux systèmes d'ouverture de briques soient des sadiques profonds ou pire, des naïf irrécupérables. Ils en ont imaginé des systèmes, les bougres! Personne n'a encore inventé de mot définissant ce qu'ils nous proposent. Le plus approprié est "anti-ergonomie". En observant de près certains de ces dispositifs on se dit même qu'il aurait été difficile de faire pire. Focalisons-nous sur deux exemples courants dans nos régions, car bien que l'incompétence n'ait pas de frontières, il faut avouer que nos voisins français ont dû mettre la main sur les derniers spécimens potables, disponibles en stock, d'ingénieurs en ouvertures bricologiques. En effet, c'est dans ce pays que l'on peut trouver des briques ouvrables facilement, même par un intellectuel. Une fois de plus, les suisses sont arrivés trop tard. On aurait pu s'attendre au moins à ce qu'ils copient les bons procédés. Non, même la copie représente une difficulté insurmontable. Reprenons le premier exemple. Après avoir tiré sur de multiples languettes en aluminium, plastic ou autre papier stérile, on peut finalement tirer sur un petit couvercle oblong et pivotant. Mais point d'orifice visible: un obstacle doit encore être franchis, par exemple en appuyant fort avec l'index (toutes les personnes le font généralement avec ce doigt). Premier problème: le doigt s'enfonce dans le liquide, ce qui n'est pas vraiment hygiénique selon les travaux de nettoyage pratiqués auparavant; on se sent moralement condamné à boire tout le contenu afin d'éviter une contamination familiale; d'autre part, on a toujours le doigt enfoncé dans le trou. Le plus souvent il est impossible de le retirer, car l'ouverture est si ingénieusement imaginée qu'il est beaucoup plus facile d'y enfoncer le doigt que de l'en sortir. La seule solution reste alors le cutter, à condition de savoir s'en servir de la main gauche. Il faut alors couper le haut de la brique (plus bas ce serait une inondation et trop haut, il y a le doigt!). Une fois l'opération réussie, on dispose d'un grand verre, en fait le fond de la brique, et d'un doigt garni qu'il faudra bien libérer tôt ou tard. Vu le nombre de morts dues à des gangrènes de l'index, nos savants ingénieurs extralucides on pensé à mettre un trou rond, avec un bouchon qui se visse. Mais cette solution est bien trop simple et efficace pour un génie de l'orifice ou un pro du container. Alors ces artistes décapants ont fermé le trou sous le bouchon avec un plastic que l'on doit retirer en s'agrippant à un anneau. Il est évident qu'avant de tirer telle une bête féroce sur cet élément qui nous sépare d'une boisson bien méritée, on tient fermement la brique avec l'autre main. Mais une brique, c'est mou! Donc au moment où le trou se débouche, une bonne partie du précieux liquide est déjà renversée. Et ça, c'est si on a de la chance. Dans le pire des cas, on s'en prend plein la figure et les habits. Mais quelle satisfaction de savoir qu'on peut maintenant simplement visser et dévisser le bouchon à volonté. C'est sans compter avec un autre obstacle que ces chers spécialistes ont dressé pour nous empêcher de boire. Un machin qui se trouve sous l'ouverture et qui obstrue le passage. Ainsi il faut des siècles pour remplir un verre. Sans oublier que de temps à autre la brique glousse et se rattrape en crachotant un peu partout. C'est beau la technique! Revenons sur notre index. Il arrive, une fois sur cent en moyenne, qu'il ne se coince pas dans l'ouverture. Et là ce n'est pas franchement mieux. Après s'être servi à boire, on referme le trou en rabattant le volet pivotant. Seulement il y a toujours un peu de liquide sur le rebord. Et lorsque le couvercle fait "clic", en général le petit peu de liquide s'en donne à cœur joie. Je n'ai jamais vu aussi peu de liquide asperger autant. Finalement boire de l'eau au robinet, parfois ça fait du bien.
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samedi 11 décembre 1999
Le lapin dans la marmite
Il est une tradition purement genevoise: la marmite de l'Escalade en chocolat. Pour ceux qui l'ignorent, la nuit du 11 au 12 décembre 1602 a été chaude à Genève. En résumé, une charmante jeune fille a lancé sa marmite de soupe sur la tête de plusieurs Roméo qui escaladaient les remparts. Depuis, les commerces, grands et petits, proposent des marmites en chocolat. Le problème est qu'ils les vendent de plus en plus tôt dans l'année. Il n'est pas rare de trouver des marmites déjà vers la fin octobre. Et là, c'est le début de la spirale infernale, la précipitation du temps, le dérapage marketeux, le délire du libre commerce. Bientôt, on pourra acheter des marmites en chocolat au moi de juin (c'est très pratique dans un sac à pic-nic pour aller à la piscine!). Pourquoi pas déjà à Pâques ? En voilà une bonne idée. Oui, mais les lapins de Pâques en chocolat, alors ? Aucun problème, on les vendra déjà à Noël, ou même quelques jours avant; vers le 11 ou 12 décembre, par exemple.
Dans un élan écologique je propose donc un multipac: le lapin vendu directement dans la marmite. Et pour ne pas faire de jaloux, on y mettrait aussi un sapin de Noël. Pour contenter les petits et les grands on pourrait se procurer le tout n'importe quand et n'importe où. On pourrait aussi imaginer le super-multipac comprenant également une courge d'Halloween, un poisson d'avril, un bouquet de muguet, une grille de loto et ... un raton laveur. Pour faire dans la géographie paneuropéenne, ou même mondialiste, on pourrait même y ajouter quelques bêtises de Cambrais, deux fourchetées de Rösti, des moules et des frites, un soupçon de piñacolada et un peu de guacamole. Heureusement qu'on a prévu une grosse marmite au départ!
Entre les lapins de Noël et les courges de Pâques, comment peut-on encore inculquer la notion du temps aux enfants ?
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