lundi 19 mars 2007

10 idées pour rater son embarquement

Beaucoup de personnes ont peur de voyager en avion. A leur intention voici dix trucs leur permettant de rester à terre.

Une barbe de 10 ans mal entretenue peut se révéler très efficace, surtout pour une femme.

Des formes suggestives d’armes à feu ou d’armes blanches découpées dans une fine feuille de plomb se verront certainement aux rayons-X.

Une valise remplie de blocs de pâte à modeler ou de morceaux d’argile, ainsi qu’un lecteur MP3 peut également retarder à tout jamais le départ d’un avion.

Quelques kilos d’éponges sprayées de peinture métallique peuvent affoler n’importe quel détecteur. Une forme ne ressemblant à rien de connu est forcément suspecte.

Manger un saucisson à l’ail juste avant de présenter son passeport peut augmenter les chances que le douanier remarque l’absence d’un visa.

Porter des chaussures avec semelles compensées, ajouter quelques bandes de scotch mal collées sur le talon peut également allonger la durée du séjour, mais…au poste de police.

Passer la douane avec un parachute sur le dos fera naître assez de suspicions pour pour annuler un départ.

Dessiner une fausse moustache et de fausses lunettes sur sa photo de passeport, ainsi que sur son propre visage éveillera des soupçons.

Pour être vraiment sûr de rater son départ : placer dans sa valise deux gros réveils mécaniques à tic-tac percutant, ainsi que des bâtons de berger coupés en deux.

Le dernier truc, en plus de compromettre le départ, peut également ouvrir toutes grandes les portes d’un asile psychiatrique. Un simple sac de voyage en plastique transparent contenant quelques légères plumes de canard et toujours les fameuses formes suggestives en plomb collées sur le fond sera du plus bel effet au scanner à rayons-X.

dimanche 18 mars 2007

Salon de l'auto de Genève

Organisation: égale à elle-même, nulle.

samedi 17 mars 2007

Aspartame zéro

Voici le premier article de facile.ch zéro humour. Comme le dit la publicité pour le nouveau Coca-Cola Zero : « la vie devrait être comme un bon Coca : sans sucre ». Zéro glucide, zéro défaut, le tout nouveau breuvage contient en fait de l'aspartame qui permet d'obtenir un goût sucré artificiel. Et c'est sans doute grâce à lui que les copines devraient être aussi sans mariage.

L'aspartame (E951) est un édulcorant de synthèse. Il fait sont apparition en 1965 grâce à J. Schalatter qui cherche à synthétiser un tétrapeptide capable d'aider les personnes atteintes d'ulcères. Le goût sucré est un plus, parfaitement inattendu.

Mis sur le marché en 1974, il est très vite retiré quelques mois plus tard suite à de possibles effets toxiques et cancérigènes, notamment sur le cerveau. C'est en 1981 qu'il refait son apparition, non pas sous la forme de médicament, mais d'ingrédient alimentaire. En effet, le pouvoir édulcorant de la molécule est 200 fois supérieur à celui du sucre.

En 1980 le constat d'une expérimentation effectuée par le laboratoire SEARLE est étonnant. Sur 196 animaux soumis à l'aspartame, 96 meurent de tumeur cérébrale. Dans l’industrie une conclusion s’impose : l'aspartame sera réservé aux personnes sans cerveau.

Le Coca-Cola light est né. La firme adepte des boissons gazéifiées met sur le marché le fameux Diet Coca en 1983. Son objectif est d'atteindre toutes les personnes soucieuses de leur image. Lors de la première guerre du Golf, il fait le régal des GIs épuisés par la canicule, qui recevront par conteneurs entiers la précieuse boisson.

Pour l'anecdote, l'exploitation commerciale de l'aspartame fut lancée par Donald Rumsfeld qui en tira sa fortune et son influence.

Mais les effets secondaires de l'aspartame font parler d’eux. Comme souvent en chimie, les molécules aiment se transformer. À partir de 30 °C, après avoir perdu sa partie estérifiée sous forme de méthanol, l’aspartame se recombine en dicétopipérazine. Cette substance serait responsable de tumeurs du cerveau. Mais qui aime le Coca-Cola chaud ? Il faut être fou ou avoir attrapé une sérieuse insolation pour en boire.

Pourquoi inventer le Coca-Cola Zero ? On aurait pu s'attendre à un tout nouveau produit sans aspartame. Non, la différence entre le Coca-Cola light et le Coca-Cola Zero est bien plus subtile.

L'aspartame a beau remplacer le sucre, le goût du sucre naturel n’est pas au rendez-vous. Certaines personnes n'aiment pas le goût du Coca-Cola light et évitent la version full calories. C'est ce vide que se propose de combler le Coca Zero. Toujours composé d'aspartame, mais également d'une nouvelle molécule, son goût tend à approcher celui du sucre naturel.

Moralité: La vie zéro, c'est comme le Coca ; on ne voit que les avantages quand on n'a pas la connaissance des inconvénients.

dimanche 11 mars 2007

La Suisse sort de l’Europe

Comme chacun le sait, la Suisse ne fait pas partie de l’Europe. Pourtant, géographiquement, elle s’y trouve. Comment résoudre ce paradoxe ? La réponse est simple : un trou.

De par ses minuscules dimensions, la Suisse pourra bientôt être extraite du centre de l’Europe qu’elle occupe indument. Il suffit de s’y prendre comme pour sortir une tarte aux pommes de son moule : creuser tout autour sur une profondeur de cent mètres environ. En fait, cinquante mètres suffiraient ; cela équivaut aux coffres-forts les plus profondément enfouis. Mais ce serait sans compter avec la suissitude, caractéristique qui a tendance à contaminer le milieu ambiant, à la manière du champ magnétique d’un aimant. D'après les spécialistes, la suissitude s'atténue de 99% à travers cinquante mètres de terre.

Après avoir vidé les lacs et évidé les Alpes pour éviter du lest inutile, la Suisse sera transportée par les airs vers une zone plus ensoleillée. Elle sera simplement posée en méditerranée, sur la Crête. Un accord de principe a déjà été signé avec la Grèce. Puisque la Suisse va nettement déborder de la Crête, une partie de son territoire sera cédé aux Crétois expropriés.

La Suisse, dont l’armée, frustrée de ne pouvoir acheter des sous-marins nucléaires, se contentait de maquettes de laboratoire, pourra enfin s’en donner à cœur joie. Les meilleures régions de Suisse seront les bords, transformés en plages paradisiaques. Genève connaîtra certainement le plus grande métamorphose, passant d’un entourage de montagnes françaises opprimantes à des plages de sable fin. « Voir le soleil se coucher à l’horizon », un spectacle jusque-là totalement inconnu des Suisses.

Le trou béant laissé sur le continent n’appartiendra à personne. Il aura le statut de zone frontière, comme si à cet endroit la ligne de frontière avait l’épaisseur de la Suisse. Seuls quelques milliers de douaniers et de gardes-frontières patrouilleront jour et nuit au fond du trou pour s’assurer que personne n’y pénètre.

En fait, un canton sera plus difficile à extraire que les autres : Nidwald. Personne ne sait pourquoi. Probablement une phobie de l’eau.

Voilà comment la réalité géopolitique de l’Europe retrouvera une situation saine.

Moralité : pour faire passer le trou suisse, rien de tel qu’un bon trou normand.

samedi 10 mars 2007

Neutraliser les enquêtes téléphoniques

Nous sommes de plus en plus nombreux à être chaque semaine, voire plus fréquemment, dérangés par des « enquêtes / démarches / sondages » téléphoniques.

Les pièges tendus sont parfois très subtils, et un simple « oui » à une question intelligemment posée peut équivaloir à une acceptation de contrat de la part de la victime. Voici quelques astuces ayant fait leurs preuves et vous permettant, si ce n’est d’éviter ces harcèlements, du moins de les diriger ou de les maîtriser plutôt que de les subir.

Si, après avoir décroché le combiné, une voix vous dit simplement « un instant s’il vous plaît », c’est mal parti. On vous connecte alors avec l’enquêteur, qui ne doit pas connaître votre identité. D’où ce préambule inexcusable et manquant de la plus primitive des politesses.

Si vous vous trouvez dans cette situation, engagez la conversation pendant quelques secondes, puis dites simplement « un instant s’il vous plaît ». Absentez-vous quelques minutes, rassemblez éventuellement toute la famille autour du téléphone, reprenez la conversation en vous excusant. Deux ou trois phrases plus tard trouvez une excuse du genre « juste un instant, s’il vous plaît. Quelqu’un sonne à la porte. Je reviens, ne raccrochez pas ». Répétez éventuellement ce petit va-et-vient au gré de votre humeur.

Réagir de la sorte vous fait certes perdre quelques minutes, mais en compensation votre ego vous en sera très reconnaissant. Vous n’avez pratiquement aucun moyen de vous prémunir de telles attaques téléphoniques. Vous devez utiliser le principe des arts martiaux : utiliser la force et les méthodes de l’adversaire.

Bien entendu vous pouvez varier les plaisirs. Dites, par exemple, au harceleur commercial : « Vous me permettez certainement d’enregistrer cette conversation. En cas de problème, mon avocat appréciera d’avoir la bande originale à disposition ».

Vous pouvez vous venger de ces attaques médiatiques par une autre astuce. Dites à la personne que vous n’avez pas le temps de répondre, mais qu’elle peut rappeler plus tard, à un moment qui vous convient. Vous étant renseigné sur le sujet de la conversation, préparez un scénario, par écrit, pour l’heure convenue. Arrangez-vous pour faire durer la conversation jusqu’à ce que le harceleur-téléphoniste jette l’éponge. Vous constaterez que ces personnes sont beaucoup moins patientes qu’elles n'en ont l'air.

Si l’objectif du coup de fil s’apparente à une vente forcée, proposez vouv-même au harceleur-vendeur de lui vendre votre montre, votre canapé ou votre appareil de photo en employant les mêmes arguments que lui. Faites lui comprendre qu’il interrompt le déroulement de votre vie privée et que vous profitez simplement de cette occasion pour lui proposer une affaire en or. En général cela coupe très vite court à la conversation.

Moralité : tournez ces tracasseries en positif. Amusez-vous ! Lâchez-vous ! Profitez-en ! Vous serez de plus en plus serein et détendu. Cela ne diminuera peut-être pas le nombre de ces appels indésirables, mais vous ne les subirez plus, vous les dirigerez. Et les personnes dont c’est le travail ? Rien à dire. Faut-il trouver des excuses à toutes les personnes dont le métier est d’empêcher les autres de vivre en paix ?

vendredi 9 mars 2007

Réchauffement climatique

Les scientifiques en savent un peu plus aujourd’hui sur les causes du réchauffement de la planète. Un temps ils hésitaient entre une baisse et une hausse des températures. C’est maintenant sûr : la hausse liée à l’effet de serre est inéluctable.

Le rayonnement solaire traverse l’atmosphère, réchauffant la Terre. Une partie de ce rayonnement repart vers l’espace sous forme d’ondes infrarouges. C’est précisément cette énergie réfléchie qui parvient plus difficilement qu’auparavant à "rebondir". Elle revient en partie sur Terre et provoque ce surplus de réchauffement.

Une solution à cette tendance inexorable pourrait bientôt être expérimentée. Elle consiste à placer en haute altitude une sorte d’enveloppe « nuageuse » constituée par un voile de mylar de grande envergure et polarisable. La polarisation permet d’atténuer le rayonnement solaire incident et ainsi de diminuer l’apport énergétique sur la Terre.

Cette technique prometteuse, propre et facilement maîtrisable, pourrait nous sortir du pétrin dans lequel nous nous sommes fourrés. Indépendamment du contrôle de la température, cette sorte d’immense paupière offrirait également un certain contrôle régional du climat.

Certains scientifiques voudraient interdire le voile, alors que d’autres sont prêts à se lancer dans cette aventure salvatrice.

mardi 6 mars 2007

Nous sommes tous des « se révoltant »

Parfois il convient d’utiliser les mots justes, pas des approximations ou de pâles imitations. Ni même des synonymes et encore moins des néologismes. La mode est au recyclage ; faire du nouveau « ne voulant rien dire » avec du vieux signifiant.

Alors que peu de personnes savent qu’on ne doit plus dire élève, apprenti ou étudiant, mais « apprenant », voilà qu’apparaît une nouvelle terminologie, croisement discret entre le participe présent et la science fiction. Le mot « apprenant » est tombé en désuétude. Il faut maintenant parler de « se formant ». On ne dira donc plus « les étudiants sont descendus dans la rue », mais « les se formant sont descendus dans la rue ». Ils se sont d’ailleurs mêlés aux « se promenant » et ont lancé ce slogan.

Cette nouvelle manière de s’exprimer est intéressante à plus d’un titre. D’abord elle utilise uniquement des mots simples, connus du moindre « s’exprimant comme un acarien ». Ensuite elle permet de se singulariser rapidement dans une discussion mondaine tout en évitant de choquer les « n’écoutant que des bribes de conversation ». Enfin elle crée un renouveau stylistique du plus bel effet.

Ainsi la plupart des « s’ennuyant » devraient plutôt faire du sport et devenir des « se dépensant ». Les gens ayant tendance à se dévaloriser sont en fait des « se foutant de sa gueule » qui s’ignorent, les candidats au suicide sont des « se mettant fin à ses jours ». Une personne égarée est un « se perdant ne se retrouvant pas», un artiste est un « se montrant », un enrhumé est un futur « se mouchant », une poule sauvage est un « ce faisan », un Rolling Stone est un « se laissant rouler », un marcheur est un « se fatigant » et un météorologue est un « se trompant souvent ».

Si un chômeur est un « se préparant à travailler », un SDF est un « se trouvant dans la rue » un glandeur est un « sécrétant » et une prostituée errante est une « se demandant où elle habite ».

Moralité : il faut mettre du foin à la hauteur de tous les museaux.

Recette pour terroriser des innocents

Votre désir le plus cher est d'exaspérer un maximum de personnes ? Vous possédez ou dirigez un centre commercial de taille respectable ? Ce qui suit devrait vous intéresser.

Grâce à des observations fines et suivies d’un centre commercial en cours de rénovation, il est possible de dresser une liste des pires sévices que vous pouvez infliger à vos clients captifs. Cet exemple est représentatif : une commune d’environ 20'000 habitants, disposée autour de son centre commercial construit dans les années soixante, et située à la périphérie d’une grande ville. Deux ou trois grandes enseignes se partagent le gâteau, laissant quelques miettes moins rentables aux parasites habituels. Le décor étant posé, passons aux tortures.

Dans un premier temps, le maître mot est « informer ». N’hésitez pas à prélever ne serait-ce qu’une infime partie du budget des travaux et à le consacrer à la communication. Si la plupart des clients ne se déplacera jamais vers la concurrence, certains privilégiés nomades pourraient vous échapper. Faites leur bien sentir que les transformations entreprises les concernent, qu’ils sont le cœur de vos préoccupations ; impliquez-les !

Lancez gentiment les travaux, pendant quatre à six mois. Graduez l’augmentation des nuisances. Les clients doivent s’habituer. Faites appel à une entreprise spécialisée dans le balisage en milieu urbain et demandez-lui de guider au mieux les ménagères distraites qui pourraient rater l’entrée d’un magasin.

Toutes les deux à trois semaines changez complètement les itinéraires fléchés et déplacez les travaux sur de nouvelles zones, afin de montrer aux otages que vous prenez soin de la totalité de leur nouvel environnement.

Au bout de six mois vous pouvez forcer la dose. Il est temps de commencer à scier le carrelage à coups de 130 décibels, de lâcher les sacs de ciment, voire de souffler de la poussière afin de fidéliser jusqu’à l’intérieur des poumons des captifs.

Après une année de travaux, annoncez que le centre est quasiment terminé, ce qui aura pour conséquence de faire oublier les problèmes de surdité induite et de menaces de rébellion. Mettez en services les nouveaux escalators, quitte à ce qu’ils ne mènent nulle part. Ajoutez des ascenseurs à étage fixe. Dispersez de la colle lente ; celle qui agit en une heure, juste le temps de rentrer chez soi.

A ce stade vous êtes proche de la réussite. Vous êtes parvenu à torturer des otages consentants, tout en leur faisant croire que leur bonheur est votre unique désir. Si l’un d’entre eux se révolte, les autres auront vite fait de le lyncher.

Le bonheur ultime pour un directeur de centre commercial serait que les captifs participent spontanément aux travaux, laissant au passage un juteux bénéfice sur le budget prévu.

Un tel centre modèle existe, nous l’avons trouvé (après moult recherches) à Meyrin, juste entre la France et l’Autriche. Mais si vous voulez le voir pour y croire, dépêchez-vous et ne bousculez pas trop les attroupements de PDG japonais venus pour trouver des idées. Pour une fois l’Europe fait mieux que le Japon.

Moralité : le syndrome de Stockholm existe aussi dans les supermarchés.

lundi 5 mars 2007

Le difficile succès de facile

Vous voulez créer un site original, qui draine un grand nombre de visites, qui est cité comme référence dans des ouvrages consacrés à internet ? C’est facile.

Voici donc enfin expliquées les raisons qui ont fait de facile.ch le site incontournable que vous connaissez et que même les chefs d’états consultent avant de prendre des décisions importantes. Souvent des gens nous arrêtent dans la rue et nous posent toutes sortes de questions. Les plus fréquentes sont : « Je voudrais faire un site internet qui marche très fort ; comment faire ? », « Quels sont les secrets de la réussite de facile.ch ? », « Avez-vous pensé à écrire un livre avec les articles de votre site ? », « On ne sait pas pourquoi ni comment, mais quelque chose nous attire sur facile.ch ».

Nous allons donc vous dévoiler les « trucs subliminaux » de facile.ch. Ces petits détails qu’on ne remarque pas, mais qui imprègnent notre cerveau. Règle numéro un, sortir de l’ordinaire, être remarquable. Pas de menu, pas de logo, pas de publicité, pas d’images inutiles, pas de longues phrases hormis le contenu. Ne pas être lourd, ne pas avoir de référence. Sobriété, sobriété et encore sobriété. Imposer un style. Utilisation d’Ajax, mais pas trop. La même page n’a pas le même aspect, imprimée ou visualisée. L’interligne, l’espacement entre les caractères, le style de police, rien n’a gardé les propriétés par défaut.

Certains internautes n’ont pas encore remarqué que facile.ch est entièrement en noir et blanc, mis à part quelques quartiers d'orange.

Après la forme, le contenu, ingrédient essentiel. C’est l’essence du site, sa personnalité. Facile.ch ne peut pas être imité. Facile.ch dit tout haut ce que les gens ne pensent pas encore. Beaucoup de visiteurs téléchargent des articles ou la totalité du site en PDF afin de les lire en cachette.

Plusieurs émissions de radio et de télévision reprennent régulièrement, dans leurs reportages ou leurs magazines, des thèmes publiés quelques semaines auparavant sur facile.ch ; par exemple, le dopage, le prix des places de cinéma, etc. Un site vivant doit non seulement suivre, mais également créer l’actualité.

Signalons également que plusieurs écoles belges proposent à leurs élèves d’étudier en classe certains textes de facile.ch.

Nous devons néanmoins parfois essuyer des critiques acides du genre : « Vos articles sont trop faciles ! Ils sont mal écrits et perturbent internet». Au départ nos textes sont très élaborés, mais nous nous forçons à les dégrader légèrement dans la forme et dans les idées, afin qu’ils puissent être compris par le plus grand nombre. Après tout le site s’appelle « facile » !

Signalons tout de même aux personnes en quête de difficultés, que facile possède un pendant difficile : il s’agit précisément du site difficile.ch qui reprend le contenu de facile.ch en le rendant plus ardu.

mardi 20 février 2007

Comportements à risques

Dans les pays occidentaux les comportements à risques sont au nombre de trois. Nous devons absolument résister à la tentation de les adopter, faute de quoi les pires malédictions vont s’abattre sur nous.

Le premier de ces comportements puise ses racines dans un lourd historique technologiquement obsolète, celui des infrarouges. Il est très prisé par les vieux de plus de quarante ans. Ses adeptes se prêtent à un cérémonial étrange lorsqu’ils se dirigent vers leur voiture et qu’ils veulent enclencher ou déclencher le verrouillage central. Généralement, arrivés à moins d’un mètre de leur véhicule adoré, ils tendent brusquement leur bras droit en direction d’un point fictif situé entre le volant et le rétroviseur. Ils appuient ensuite violemment et frénétiquement sur le bouton de la télécommande, jusqu’à y mettre autant d’énergie qui leur aurait fallu pour soulever la voiture.

N’ayez plus l’air ridicule, ce n’est pas un pistolet à eau que vous manipulez. Les ondes électromagnétiques passent également à travers les habits, donc nul besoin de passer pour un autiste en mal de cerf volant. D’autres personne sont atteintes d’un syndrome partiellement analogue. Lors de leurs séances de zapping, si les piles de la télécommande sont presque plates, elles appuient beaucoup plus fort sur les boutons. Non ! Ce n’est pas la force qu’on y met qui va aider à convaincre des piles fatiguées de mieux fonctionner.

Le second comportement se produit à l’intérieur d’une voiture. La plupart des conducteurs, une fois leur voiture garée, même à plat, tirent de toutes leurs forces sur le frein à main qui laisse alors échapper un si doux crrrrrrrrr ! Sans frein à main et même avec une certaine pente, en enclenchant la première, le véhicule ne va pas s’échapper. De plus, ce bruit incongru et anachronique est évitable en tirant sur le frein à main tout en appliquant une légère pression sur le petit bouton tellement sympathique. Il est vrai qu’un véhicule avec ABS, ESP, ABC, DEF, airbag (ou autre alliance gonflable), GPS, détecteur de pluie, air conditionné et coffre autonettoyant déçoit vraiment lorsqu’il fait entendre son crrrrrrrrr du siècle passé.

Le dernier comportement à risques concerne les escaliers roulants. Une personne sur deux se bloque devant un escalator, puis lève un pied vers l'avant, attend un moment, vise une marche et se lance. Ce n’est pas un saut en parachute ! Personne n’a placé des crottes de chiens sur les marches. Il n’y a aucune distance de sécurité à respecter avec les montagnards précédents. Tout un chacun peut faire l’expérience hautement périlleuses de s’approcher tout à fait normalement, de poser le pied naturellement, même entre deux marches et de constater que…rien de grave ne survient. Pas d’accident ; plus de bouchons inutiles. Les bègues des pieds doivent vraiment tenter cette expérience très enrichissante.

Moralité : dans la vie il faut savoir être parfois la statue, parfois le pigeon, mais jamais le dindon.

Ikea rachète Emmaüs

Récemment la société Ikea a fait part de son intention de racheter Emmaüs. Des discussions avaient déjà eu lieu il y une dizaine d’années, mais l’Abbé Pierre s’était toujours désintéressé de l’offre. Suite à son décès les tractations vont reprendre.

Les similitudes entre les deux entreprises sont assez nombreuses pour qu’une fusion se réalise. Les deux sont implantées dans de nombreux pays, les deux proposent régulièrement des articles nouveaux, les deux font de gros efforts pour proposer des articles à prix abordables, les deux sont sensibles aux problèmes écologique, notamment en ce qui concerne le recyclage.

L’idée d’Ikea est de proposer un éventail de ses produits les plus populaires dans les centres Emmaüs. En échange, environ 20 pourcent de la surface de chaque magasin Ikea sera réservée pour des meubles de provenance Emmaüs.

D’après les dirigeants d’Ikea, cette union devrait être profitable aux deux entités, en boostant le chiffre d’affaire d’Emmaüs et en attirant de nouveaux clients dans les succursales Ikea. Des cadres d’Ikea sont d’ailleurs en train d’étudier un mécanisme simple permettant de démonter des meubles trouvés chez Emmaüs, de les empaqueter de manière optimale et de générer de manière automatique une notice de montage illustrée.

Chez Emmaüs, on prévoit de proposer aux clients intéressés par un meuble d’origine Ikea une version « vieillie » de 10, 20 ou 30 ans. Ce vieillissement serait pris en charge par les bénévoles d’Emmaüs.

Ikea assure qu’il n’y aura aucun licenciement et que les salaires ne seront pas diminués.

En fait, d’après une récente étude basée sur des simulations, cette fusion devrait générer plusieurs dizaines de milliers de nouveaux emplois.

dimanche 18 février 2007

Oui à la caisse unique !

Le 11 mars 2007 les suisses ont dit oui à la caisse unique. Après plusieurs mois d’interminables débats très animés, la voie des urnes a parlé. C’est un véritable triomphe pour les partisans de la caisse unique. Enfin une seule caisse, plus besoin de perdre son temps à choisir la plus efficace, la plus sympathique, la plus rapide.

Certaines personnes hésitaient, changeaient de caisse, avaient des remords. Fini tout ça ! Que de temps gagné.

Avant, certaines caisses rendaient l’argent moins rapidement, d’autres acceptaient uniquement certains produits, ou refusaient les personnes âgées, ou encore acceptaient exclusivement les handicapés.

Pour certaines caisses les préposés s’adressaient aux clients francophones en suisse allemand, avec toutes les complications que cela engendrait lors de problèmes de remboursement.

Sans compter certaines caisses qui faisaient des réductions sur présentation préalable de la liste des articles. D’autres refusaient de prendre en charge les clients qui payaient avec une carte de crédit.

Se diriger vers une caisse plutôt qu’une autre était vraiment cornélien et tenait parfois de l’aléatoire tellement les critères de choix étaient subjectifs.

Moralité : vive la caisse unique ! Mais c’est vrai que dans certains centres commerciaux il va y avoir une file d’attente interminable. On aurait peut-être dû garder au moins deux caisses par magasin.


La LAMAL va mal

LAMAL n’est pas le dernier palindrome à la mode. Il s'agit d'une superbe loi helvétique qui oblige tout citoyen à souscrire à une assurance maladie. Comme toutes les lois récentes, elle ne traite qu'une partie du problème et engendre des effets secondaires particulièrement indésirables.

Chaque personne doit payer chaque mois une cotisation à une société privée. En effet, les assurances maladie sont gérées par des entreprises privées, de belles et grandes holdings aux gratte-ciels bleu cristal. Sans pouvoir le prouver, il serait envisageable que ces sociétés se soient entendues sur les prix qu’elles pratiquent ainsi que sur les augmentations qu’elles ne manquent pas d’infliger chaque année. Ce serait, en tout cas, un bon moyen de gagner de l'argent.

Il est des suisses raisonnables et censés qui trouvent exagéré de payer, pour une famille moyenne, plus de 1000 Euros par mois uniquement d’assurance maladie, pour des prestations que plus aucun pays environnant ne nous envie.

Il est vrai que le problème n'est pas de la seule responsabilité des assureurs ; les assurés, certains du moins, ont également contribué à l'effondrement du système de santé suisse. Au début, le montant des primes d'assurance maladie était acceptable. Les gens n'allaient pas chez le médecin pour le moindre éternuement et ne se gavaient pas de médicaments. Puis les primes ont pris l'ascenseur, lésant en premier lieu les familles à revenu modeste. De nouveaux reflexes naissent : "Puisque nous payons un prix exorbitant pour l’assurance maladie, autant en profiter". Et la consommation médicale eut tendance à augmenter. On comprend vite comment fonctionne cette spirale infernale.

Les médecins aussi se prirent au jeu. Il est extrêmement rare actuellement de sortir du cabinet d'un médecin sans une ordonnance. Certains se sentent obligés de justifier leur travail en trouvant systématiquement une maladie au patient (Merci Dr. Knock!). Un docteur qui déclare une personne en bonne santé est-il un mauvais docteur ?

Et l'Etat dans tout ça ? Que fait le ministre chargé du problème ? Il patauge. Aucune vraie réforme en vue, aucune campagne, rien de bien sérieux. Au contraire, on diminue les prestations remboursées par l'assurance de base. Par exemple, l'homéopathie n'est plus remboursée. Enfin certains médicaments ont été purement et simplement retirés des listes de remboursement. Tout cela bien entendu sans la moindre baisse des primes, sans même un ralentissement des augmentations.

Les citoyens helvétiques paient toujours plus cher des prestations toujours plus restreintes. Le système va droit dans le mur. L’hôpital devra être payé cash à l’entrée et les cabinets des médecins seront simplement remplacés par des automates à cartes de crédit.

Etre obligé de payer pour des services inexistants et participer ainsi aux progrès de la médecine et de l’industrie pharmaceutique est un privilège pour lequel il faut être reconnaissant envers la mère Patrie et le pire Etat.

samedi 17 février 2007

Pile ou face

Deux questions fondamentales régissent l’univers. La première, énoncée dans «Coup de torchon» est : «Vaut-il mieux être l’aveugle qui pisse par la fenêtre ou l’imbécile qui lui a fait croire que c’était les toilettes ?». La seconde, qui nous préoccupe ici, est liée au jeu de pile ou face.

Si une pièce n’est pas truquée, la loi des grands nombres prédit qu’après l’avoir lancée un grand nombre de fois on obtient à peu près le même nombre de piles que de faces. Rien de plus logique. D’un autre côté tout le monde admettra qu’une pièce de monnaie n’est douée d’aucune mémoire. Lorsqu’elle tombe, elle ne se souvient pas de sa précédente chute et donc le choix de pile ou de face se fait tout à fait au hasard.

Mais voilà qu’intervient l’être humain. On lui expose le problème suivant : on vient de lancer une pièce de monnaie non truquée un grand nombre de fois. Il se trouve que les huit dernières fois ont donné pile. S’il fallait parier sur pile ou face pour le prochain lancer, la plupart des gens parieraient sur face. Est-ce raisonnable ?

Non, car chaque lancer est indépendant des précédents et la pièce n’est pas truquée. Elle a donc une chance sur deux de tomber sur pile. Mais tout de même, pour que la loi des grands nombres soit respectée il faut qu’à long terme il y ait autant de piles que de faces. Cela signifie qu’après une série de huit piles, il faudrait bien que des faces sortent, pour compenser ; cela pousserait à parier pour avoir face comme résultat.

Mémoire, magnétisme, psychologie, influence à distance ? Le monde est cruel.


vendredi 16 février 2007

Johnny Smet excommunié

Johnny Hallyday est allé en Suisse pour échapper au fisc français ? Monsieur Montebourg estime que c’est honteux de la part de Johnny de soustraire aux impôts quelques millions d’euros et criminel de la part de la Suisse de favoriser ainsi la fuite des capitaux français? S’il en avait les moyens il mettrait certainement sur pied une armée répressive et punitive pour mâter ce minable petit pays.

Dans le nord de la France, près de la frontière allemande on trouve une multitude de petits villages avec des maisons devant lesquelles s’étalent des dizaines de boîtes aux lettres aux noms belges. Plusieurs dizaines de milliers de belges ont ainsi élu virtuellement domicile en France pour gagner quelques centaines d’euros d’impôts par mois.

Un simple calcul montre que le fisc belge pourrait accuser la France de lui faire perdre entre 50 et 100 millions d’euros par année. De plus, la France encaisse les impôts de ces résidents virtuels sans qu’ils ne profitent le moins du monde de ses infrastructures.

Les belges ont-ils compris que s’énerver pour ce genre de futilités n’en vaut pas la peine, alors qu’il y a tant de problèmes plus graves et essentiels à résoudre ? Ou bien n’ont-ils simplement pas trouvé de Monsieur Arno Monteboher assez bête pour monter au créneau ?

Moralités:

  • L’herbe du voisin est toujours plus verte
  • Il ne faut jamais faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas qu’ils nous fassent
  • Il faut toujours tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler
  • La jalousie n’est qu’un vilain défaut