On assiste depuis quelques années à un comportement qui est en passe de changer nos habitudes de vie : la recherche effrénée d’informations. Avant Internet, la recherche ne préoccupait personne sauf, bien entendu les chercheurs, qui d’ailleurs trouvent rarement ce qu’ils cherchent. A cette époque les recherches se résumaient à ouvrir l’annuaire téléphonique pour chercher urgemment un médecin ou le dictionnaire pour chercher le sens d’un mot de neuf lettres apparu dans un jeu télévisé. A part cela, jamais personne ne cherchait quoi que ce soit. Or, tout à coup, il devient impossible de vivre sans chercher. Chercher quel temps il fera à Noël prochain. Chercher des tablatures pour une chanson de Brassens. Chercher le dernier tube des chaussettes noires en MP3 et si possible gratuit. Chercher la solution d’un devoir de math. Chercher la dernière illusion d’optique à la mode. Chercher le numéro de téléphone de son voisin. Chercher une recette à base de champignons et chantilly. Ou encore chercher dans le vague sans savoir exactement ce qu’on cherche. Essayez d’imaginer la journée type d’un adolescent ou d’un connecté à Internet en l’absence totale de moteurs et de sites de recherche. Un calvaire ! Même les chercheurs cherchent. Le premier réflex avant même d’entreprendre n’importe quelle tâche ménagère, intellectuelle, sociale, ou autre est de se ruer sur son Toogle favori afin de savoir si quelqu’un l’a déjà fait. Si oui, la recette est simple : Et cela fonctionne. Cette culture de surface, ce verni de savoir, ce semblant de puissance courent les autoroutes de la désinformation. Tout n’est que répétition et déformation. Tout un chacun a l’impression d’être un cyber-professeur, un pilier de la connaissance. Mais lorsqu’une vraie question se pose, une bien dodue et poilue, vous pouvez toujours chercher. Les as de la débrouille, les caïds des critères pointus sont aux abonnés absents. Comment faire, alors ? C’est scandaleux, la réponse n’est pas sur Internet. Il va falloir travailler et réfléchir, comme il y a vingt ans ; ce n’est pas très moderne. La diffusion de l’information à outrance a un goût de liberté et de convivialité, mais sa pertinence est à prendre avec des pincettes. Après la fièvre de la recherche viendra certainement d’ici peu l’obsession du filtre. Moralité : sur Internet, quand on cherche, on trouve toujours, mais dans quelles conditions !
samedi 1 avril 2006
La recherche informatique
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Informatique
Paradoxe de l’ère Internet
Merci Messieurs Google, Yahoo et autres Hasta luego. Grâce à vous quand je cherche dans quel sens tourner le bouton du volume de mon ampli Marantz de 1972 pour entendre plus fort, j’ai la réponse en moins d’un dixième de seconde : vers la droite. Grâce à vous, avant d’aller skier sur le toit du monde, j’ai l’image de la piste sur laquelle je serais dans deux heures. Vive les webcams. En fait, il y a un peu trop d’attente au télésiège ; je vais plutôt me faire livrer un pizza dont je choisis les ingrédients on-line et au gramme près. Comme tout internaute qui se respecte, j’ai acheté le PC dernier cri, avec de la mémoire en surabondance, un disque dur à faire pâlir d’envie un éléphant. Et tout à coup j’ai besoin d’un document que j’ai écrit il y a un mois. Comment faire ? Une recherche sur mon disque dur, dans cette forêt de dossiers qu’on appelle arborescence. Pas simple ! Au moins cinq minutes pour que mon PC m’indique où le trouver. Paradoxe ultra-moderne. Google trouve n’importe quel détail dans la mémoire de l’humanité en moins d’une seconde, alors que je suis incapable de savoir ce qui se trouve sur mon disque dur. N’y aurait-il pas comme un problème. Visiblement un des deux a progressé trop vite. Moralité : il faut vite que Google index mon disque dur. Il est vraiment indispensable, ce Monsieur.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Informatique
jeudi 30 mars 2006
Taxes et surtaxes
Logiciels « pire tout pire », copie privée, chanteurs au chômage, téléchargement sauvage. Quelle horreur ! Les multinationales de la musique et de la vidéo sont au bord de la faillite, car plus personne n’achète des CD ou des DVD. Les pauvres gars ! C’est vrai que les gens sont méchants avec ces philanthropes désintéressés qui nous proposent nos chères musiques et films préférés. Si certains commettent bourdes sur bavures, agissements illégaux (d’ailleurs condamnés par les tribunaux de la majorité des pays) sur excuses bidon, c’est pour notre bien. Pour nous éviter d’avoir des accidents de la route en essayant de glisser malencontreusement une galette musicale dans notre autoradio et ainsi pouvoir simplement écouter de la musique achetée en toute légalité. Afin d’éviter à ces Saint-Bernard du divertissement de rester incompris à jamais et de risquer l’anéantissement complet de leur espèce, il existe des solutions, dont certaines sont d’ailleurs déjà en vigueur : les taxes. Il ne faut pas en rester aux taxes sur les CD et DVD vierges, les disques durs, les ordinateurs, les baladeurs MP3. Voici d’autres possibilités permettant de renflouer les caisses de nos amuseurs publiques : En cherchant bien, on doit pouvoir faire encore mieux pour aider une industrie à la dérive, mais tellement indispensable.
Heureusement que les fabricants de films pour appareils de photos ont su s’adapter à l’évolution technologique.
Mais que devraient dire les petits épiciers, les rémouleurs, les promeneurs solitaires ?
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Commerce
mercredi 15 mars 2006
Douaniers sans frontières
Après Médecins sans frontières, Reporters sans frontières et bien d'autres, une nouvelle association vient de naître: Douaniers sans frontières. En effet, avec la construction de l'Europe et la disparition progressive des douanes traditionnelles, les douaniers ont perdu leur territoire, leur chasse gardée, leur petit mètre carré dans lequel ils sont tout puissants. Finalement, bien mieux que la disparition des frontières en Europe, c'est la disparition des douaniers qu'il faut saluer. Ce non-métier, exercé par des terriens du troisième type oscillant entre le sadisme primaire et la bêtise sur-entraînée (vous savez, le truc qui n'a pas de limites) est bien étrange. Chacun peut en faire l'expérience. Il vous suffit de passer devant un douanier sans baisser les vitres de la voiture. Normalement vous allez recevoir invectives, menaces et autres armes des faibles en habit d'apparat. La prochaine fois, essayez de vous arrêter et de baisser la vitre devant un douanier en train de parler avec un collègue. Là vous risquez un: "Ben alors! Allez-y!!". Qui parmi vous n'a jamais eu une étrange hésitation devant le même douanier toujours en train de parler avec son collègue (à croire que le travail en binôme, comme en informatique, évite les bavures), lorsque celui-ci semble faire un signe de la tête. On ne sait si le vague geste fait partie de sa conversation hyper-intéressante ou bien si c'est à vous qu'il essaie de dire "Allez-y!". A croire qu'au fil des années la relation entre le douanier et sa proie s'est optimisée au point que sa seule présence devrait nous plonger dans une osmose permettant de se comprendre sans une parole, sans même un geste, aussi embryonnaire soit-il. Bien sûr, c'est caricatural, exagéré, généralisé, mais tellement vrai. Et comme, parmi les douaniers, il doit y avoir la même proportion de gens sympathiques que dans le reste de la population, c'est forcément la fonction qui pose un problème et non l'humain qui la revêt. Le franchissement d'une douane peut être ressenti comme une mini garde à vue, et, pour une fois, n'importe qui peut avoir l'impression d'être dans la peau d'un malfaiteur ou d'un criminel. Si vous êtes en quête de sensations fortes, traversez une douane plusieurs fois par jour. En cas de problèmes ultérieurs avec la justice, vous vous serez ainsi un peu accoutumé à l'atmosphère carcérale. La disparition des douanes a donc poussé nos braves barrières vivantes à se mettre au service de pays étant en manque de douaniers. De cette manière, en cas de conflit, les reporters sans frontières nous tiennent au courant des événements, les médecins sans frontières essaient de soigner les plus démunis et les douaniers sans frontières sont là pour les empêcher de passer.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Humanitaire
lundi 13 mars 2006
Durée de vie du proton
La durée de vie du proton est d’environ 1040 secondes. Après…il se transforme. Sachant que quasiment la moitié de toute la matière qui nous entoure est constituée de protons, à frotiori un être humain, les gens devraient être paniqués à l’idée que la moitié de leur corps se désintègre petit à petit. Toutes les 1040 secondes un proton disparaît. Angoisse suprême ! En fait ce n’est peut-être pas si grave. Bien que ce nombre de 1040 puisse paraître normal, voire même petit, rappelons que la moindre calculette peut nous afficher des 10308, il représente tout de même un temps très long. Pour s’en rendre compte, voici trois histoires. Combien de dés ? Les trois peties bêtes Les timbres-poste Moralité quand votre calculette vous indiquera un nombre du genre 1040, pensez aux petites bêtes ou aux timbres-poste. Vous ne la regarderez plus comme avant.
(inspiré d'une présentation de R. Carreras)
Imaginons qu’une personne lance un dé chaque seconde. En moyenne, le chiffre 6 sort toutes les 6 secondes. Si la personne lance 2 dés chaque seconde, en moyenne toutes les 36 secondes (6 fois 6) il y aura 2 fois le chiffre 6. Avec 4 dés il faudra attendre en moyenne 1296 secondes pour obtenir uniquement des 6.
Combien faudrait-il de dés (à lancer chaque seconde) pour qu’en moyenne il faille 1040 secondes avant que tous tombent sur 6 ? La réponse est : 51 dés.
Imaginons une petite bête qui fait le tour de la Terre par l’équateur. Cette bête avance de 1 millimètre chaque année. A cette vitesse 2000 ans représentent un parcours de 2 mètres pour notre petite bête.
Quand la petite bête, que nous appellerons A, a terminé un tour de Terre, une autre (que nous nommerons B) démarre. A chaque toure de Terre de A, B avance de 1 millimètre. Quand B a terminé un tour de Terre, Une troisième, C, avance de 1 millimètre.
C’est seulement lorsque C aura effectué 4 ou 5 tours de Terre que 1040 secondes se seront écoulées.
La troisième histoire est encore plus incroyable, mais elle nécessite la présence d’un extra-terrestre fictif. Imaginons cet extra-terrestre qui débarque sur Terre et colle un timbre-poste sur le sol. Pour fixer les idées prenons un timbre de 2cm x 2cm et d’une épaisseur de 0,1 millimètre. L’extra-terrestre s’en va et revient après 100'000 ans afin de coller son 2ème timbre à côté du premier. En 100'000 ans n’importe quelle civilisation a très largement le temps de disparaître.
Notre extra-terrestre est tenace et tous les 100'000 ans il revient pour coller un timbre. Lorsqu’une surface équivalente à celle de l’europe est entièrement recouverte, il remet une couche, toujours au rythme d’un timbre tous les 100'000 ans.
Lorsque l’épaisseur des timbres atteint le sommet de la tour Eifel, l’extra-terrestre enlève tous les timbres et il recommence avec un premier timbre, un deuxième etc, toujours au même rythme, jusqu’à atteindre à nouveau la hauteur de la tour Eifel. Lorsqu’il aura répété l’opération et atteint 100'000 fois la hauteur de la tour Eifel, il se sera écoulé un temps d’environ 1040 secondes.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Science
dimanche 26 février 2006
Y a un problème avec les math
J'ai découvert de quoi démolir la théorie des nombres, le principe de Fermat et la théorie de la relativité. J'achète dix CD vierges avec leur boîte dans un magasin quelconque, il y en a pour 5 Francs. Dans le même magasin j'achète dix boîtes de CD vides, elles me coûtent 8 Francs. Cherchez l'erreur. J'ai donc tout intérêt a acheter les dix CD pour 5 Francs. Je vends ensuite les boîtes vides 7 Francs à quelqu'un qui n'a pas encore compris le truc. Donc j'ai mes CD plus 2 Francs de bénéfice. Autre cas de figure: j'ai besoin de boîtes pour ranger mes CD. Au lieu d'acheter dix boîtes vides pour 8 Francs, j'achète dix boîtes pleines pour 5 Francs. Je rentre à la maison, je mets les CD à la poubelle. J'ai donc économisé 3 Francs et j'ai tout compris au commerce. Autre exemple: j'ai besoin d'une mini pile bouton. Le problème est qu'elle coûte au moins 3 Francs. Je vais chez Interdiscount, j'achète une calculatrice pour 2,50 Francs (oui, ils en vendent, et même des moins chères). J'ouvre la calculatrice, je récupère la pile et je jette la calculatrice. J'ai ma pile, j'ai économisé de l'argent et je contribue à remplir les poubelles. Soyons un peu plus modernes. J'achète une imprimante à jet d'encre pour 60 Francs. Ce n'est pas le nec plus ultra, mais c'est mieux que le marteau et le burin, et pas cher. Lorsque les cartouches d'encre arrivent en bout de course, je dois débourser plus de 100 Francs pour les remplacer. Que faire ? Quel dilemme! Je rachète une imprimante, je sors les cartouches et je jette le reste. Oui je sais! Les cartouches des imprimantes neuves ne sont pas toujours complètement pleines (mais chut, certains l'ignorent). Un beau jour j'achète un lecteur MP3 à 300 Francs. Hélas, je m'assois dessus et la vitre se brise. Je retourne chez le gentil et compétant vendeur du charmant petit hypermarché et je demande un devis pour le réparer. Je dois payer 30 Francs pour avoir un devis, somme déduite au final si j'accepte la réparation. Une semaine plus tard le couperet tombe: il y en a pour 350 Francs. Soit je refuse et me retrouve avec un appareil inutilisable suivi de près par un trou de 30 Francs dans mon portemonnaie, soit j'accepte la réparation et je récupère un appareil d'occasion, mais fonctionnel, pour la modique somme de 350 Francs. Troisième possibilité, vous l'avez tous deviné: la poubelle! Et je retourne dare-dare me racheter un lecteur MP3 à 200 Francs, puisqu'entretemps le prix a baissé. De qui se moque-t-on ? A quoi riment les marges bénéficiaires. Cela a-t-il encore un sens de mettre un prix sur un objet ? Serait-ce cela la société de consommation ? Moralité, les vendeurs de poubelles ont un bel avenir.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Science
vendredi 3 février 2006
Piratage et protections
Pourquoi les protections sautent-elles les unes après les autres ? Qu'il s'agisse de protection de logiciels, de cartes bancaires, de CDROMs, de compteurs de voitures, de menus d'appareils de photo ou de n'importe quel autre dispositif un tant soit peu électronique. Pourquoi lorsque Microsoft, avec ses meilleurs techniciens et des moyens financiers sans pareil, sort une nouvelle protection de Windows XP permettant de déjouer les numéros de série pirates, il se passe moins d'une semaine pour que l'ado du coin ou un chômeur déçu par la médiocrité des programmes télévisés puissent déjouer la mastodontique technologie mise en place par des spécialistes, que dis-je, des experts, et les meilleurs du monde ? Lorsqu'un homme (ou femme) politique annonce telle ou telle mesure de sécurité absolument inviolable, spécialement conçue par les plus grands spécialistes, testée en secret pendant des années par des milliers de cobayes, pourquoi est-on en droit et même en devoir de ricaner bien bas, sachant pertinemment que cela ne tiendra pas la route? Des exemples, il y en a plein les journaux, plein les magasins, plein les rues, plein les têtes. Bref, ce ne sont plus des exemples, il s'agit de la pure normalité. Pourquoi les frêles pirates sont-ils toujours plus forts que les experts sur-spécialisés ? La réponse est très simple: ils n'ont pas les mêmes valeurs, ils ne vivent pas dans le même monde, ils n'ont pas les mêmes motivations. Prenons le cas d'un spécialiste de la sécurité informatique travaillant pour une banque. Il est employé; il travaille la journée, parfois la nuit (mieux payé), mais tôt ou tard il rentre chez lui, généralement une fois par jour. Il a tout de même droit à une vie privée! Et il essaie de ne plus penser à son travail. Prenons maintenant un pirate, un hacker en culottes courtes. Il est chez lui. Il n'est souvent pas payé. Dès qu'il s'attaque à un problème, il ne le lâche plus. S'il le faut, il va rester croché jour et nuit, sans dormir. Il doit prouver qu'il arrive à percer tel ou tel système de protection. Il en va de sa réputation, de sa vie, de ce que ses copains vont penser de lui. Ce n'est même plus de la motivation, c'est de l'acharnement, de l'obsession. Souvent c'est même uniquement un défi à relever. On ne peut pas comparer un spécialiste, ayant une foi inébranlable dans les formules et équations qu'il a apprises durant ses dizaines d'années d'études hautement spécialisées, et un "pas grand' chose" autodidacte, déterminé à 200 % et quoi qu'il arrive, à trouver une solution à son problème. Il n'y a pas photo, les deux ne jouent pas sur le même terrain. Certaines sociétés l'ont bien compris. Elles engagent des ex-pirates pour sécuriser leurs systèmes. Mais probablement l'avantage n'est que passager. Un hacker engagé aura peu à peu tendance à devenir un employé. Alors que faut-il faire ? Ne plus rien protéger ? Certainement pas, quoi que… Mais non, ce n'est pas viable. Toute personne ayant été lésée dans ce genre de problèmes vous le dira. Il n'y a probablement rien à faire. Il s'agit d'une escalade protection-piratage- protection-piratage… Disons que si les sur-spécialistes méga-intelligents pouvaient seulement un peu moins se vanter d'être les plus forts, cela contribuerait certainement à calmer le jeu. Si, d'un autre côté, les super-méga-sociétés hyper-structurées pensaient un peu plus à engager des "mordus" d'informatique", plutôt que des porteurs de centaines de diplômes et de certifications en tous genres, mais visiblement incapables de différencier un 1 d'un 0, elles auraient certainement beaucoup à y gagner. Moralité: y a pas de moralité, le monde est trop injuste.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Informatique
mercredi 1 février 2006
Nouvelle vision du monde ?
La vie est apparue sur Terre il y a un peu plus de 3 milliards d'années. Au niveau de l'évolution de la vie, au sens de complexité, organisation, intelligence, technologie on peut penser, comme la plupart des scientifiques, à une progression régulière et sans accrocs. Cela sous-entend que notre civilisation actuelle représente ce qu'il y a eu de plus évolué sur Terre. Pourtant, depuis peu, on commence à envisager que l'extinction des dinosaures (il y a quelques dizaines de millions d'années) pourrait être due à l'impact d'une grosse météorite dans le Yukatan. Il est à noter que tous les dinosaures ont disparu de la surface de la planète, et non pas seulement ceux de la région du Yukatan. En plus des dinosaures, beaucoup d'autres espèces ont dû disparaître dans la foulée. Les dégâts d'un choc avec une grosse météorite se ressentent sur tout le globe, entre autres, par l'envoi dans l'atmosphère et la haute atmosphère de milliards de tonnes de fine poussière. Cette masse opaque peut mettre plusieurs mois avant de se déposer, provoquant une longue période d'obscurité, avec tous les effets climatiques que l'on peut imaginer. Les végétaux disparaissent faute de lumière, puis les herbivores et les carnivores. L'impact d'un corps céleste (comète, astéroïde, etc) avec la Terre pourrait avoir une probabilité plus grande qu'habituellement estimée. Par exemple le 7 janvier 2002 l'astéroïde YB5 a "frôlé" la Terre. Cet objet de plusieurs dizaines de mètres de diamètre est passé à 830'000 km de nous. Et il a été détecté seulement 21 jours avant son passage par des astronomes amateurs, disposant d'un bien plus grand réseau de télescopes que les astronomes "officiels". En 2002 un autre objet d'une centaine de mètres est passé à 120'000 km de la Terre (environ un tiers de la distance Terre-Lune). Il n'a été détecté que 3 jours avant son passage. Tout cela pour en venir où ? Eh bien au fait, que depuis l'apparition de la vie sur notre planète il y a plus de 3 milliards d'années, bien des chocs avec de tels objets ont pu avoir lieu. A cette échelle on peut même envisager de manière plausible que la vie ait pu atteindre plusieurs fois un niveau de complexité et d'évolution proche du notre, voire supérieur. Des restes ? Quels restes ? En plusieurs dizaines ou centaines de millions d'années de tels vestiges ont pu être totalement éliminés, broyés par les mouvements tectoniques. Il peut y avoir eu plusieurs histoires de la vie sur Terre, sans que nous puissions en avoir de traces ni de preuves. Cette hypothèse est avancée par Jean-Pierre Petit, astrophysicien de renommée mondiale, notamment dans un de ses ouvrages (ISBN 2-253-11494-4). Son intérêt réside dans le fait qu'elle prend du recul par rapport à une manière de penser parfois un peu trop nasoproximale. Le bon sens est parfois plus générateur de progrès que l'enfoncement dans des théories pointues et souvent stériles. Il est toujours profitable de prendre du recul et de réfléchir sans préjugés ni aprioris. Moralité: nous sommes les plus beaux et les plus forts, mais si dans un mois un impact fatal nous élimine de la surface du globe, personne ne pourra même nous contempler.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Science
mardi 3 janvier 2006
Rugby et MacIntosh
Le rugby est au football ce que le MacIntosh est au PC. Pourquoi y a-t-il tant de violence pendant et autour des matches de football, alors qu'elle est quasi inexistante pour les matches de rugby ? La réponse est simple: les parts de marché, autrement dit la médiatisation à outrance et les intérêts financiers. Il suffit de lire la (fin de la) news ci-dessous pour comprendre. Il en va du sport comme de l'informatique. Le billard, le tir à l'arc ou le plongeon de haut vol à 30 m. dans les Alpes sont les BeOS du sport. Avez-vous déjà vu une tribune s'effondrer à cause des supporters d'un tournoi de billard ? Connaissez-vous beaucop de virus sous BeOS ? News de PCINpact du 6 mars 2006:
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Informatique
dimanche 1 janvier 2006
Le temps passe vite. Exemple: la mode
Ne vous est-il jamais arrivé d'être pris au dépourvu en plein été au moment d'aller à la piscine, lorsque vous découvrez qu'il vous faut un nouveau maillot de bain ? Où est le problème ? Quand le réservoir de votre voiture est vide vous allez le remplir à la pompe. Quand vous avez faim en passant devant une boulangerie, vous entrez et vous achetez un sandwich. Dans certains domaines, toutefois, tout n'est pas si simple. Revenons à notre maillot de bain. Vous vous rendez dans un magasin d'articles de plein air, de sport ou de vêtements et la vendeuse vous dit simplement: "Nous n'en avons plus, vous n'y pensez pas! Les maillots de bain, ça s'achète au printemps, pas plus tard". Nous sommes donc tous des attardés mentaux. Nous n'avons même pas pensé que les maillots de bain s'achètent en hiver, que les skis s'achètent en été, etc. Ce décalage, dont il n'est pas facile de mettre en évidence la cause, mais qui tend à se généraliser, pourrait nous pousser à adopter des habitudes de vie pour le moins étranges. Ainsi nous pourrions prendre un anti-diarrhéique quelques jours avant de manger des moules avariées. Nous pourrions également payer une amende à l'avance, quitte à se sentir obligé de provoquer une infraction quelques jours plus tard. Pourquoi ne pas recevoir un rappel de paiement avant la facture ? Payer l'addition avant d'entrer dans un restaurant ? Réserver un un lit dans une clinique pour se faire avorter avant d'être enceinte ? Voire même parler avant de réfléchir ? Et pourquoi ne pas mourir avant de voir le jour ? Il y a vraiment un bug. Il faut arrêter d'inverser le sens du temps. La piscine en plein air c'est en été! Il faut pouvoir acheter un maillot de bain l'été. Il ne faut pas commencer à vendre des galettes des Rois en mai, du muguet en février ou la peau de l'ours après l'avoir tué. S'il n'est vraiment pas possible de remettre de l'ordre dans cette chronophagie, je propose à tous les impatients de la gâchette, à tous les angoissés d'être à l'heure, à tous ceux qui doivent sauter d'un avion avant de se procurer un parachute, une solution qui mettra tout le monde d'accord: on avance tout de 365 jours, même Noël, Pâques, la mort du pape et la date de sa propre mort (euh! Non, pas la mort!). De cette manière on aura de l'avance et on pourra acheter en été un maillot de bain qui ne devra normalement être vendu que l'été prochain. Merci et au revoir d'être venus!
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Commerce
samedi 31 décembre 2005
Les ratés de la répression
La répression, en voilà une arme redoutable et redoutée! Comme le disait certainement un grand philosophe: "La répression est l'arme de faibles". Dans notre société il est indéniable que toute mesure dissuasive, contraignante ou répressive n'atteint jamais son but. Ou plutôt, elle atteint un but, mais certainement pas celui qui était visé. Ce constat d'échec est visible à tous les niveaux. Prenons les impôts, invention louable s'il en est. Leur but est de prendre de l'argent à des personnes physiques ou morales et de le placer dans les caisses de l'état. Il est même souvent prévu que plus les revenus sont importants, plus le pourcentage versé aux impôts est élevé. Mais qui fraude ou s'arrange pour payer le moins possible, voire ne rien payer du tout ? Ce n'est certainement pas la caissière de l'hypo-marché du coin. Comment ferait-elle ? Et même si toutes les caissières ne payaient plus d'impôts, la différence devrait être négligeable dans un monde normal. Or, ce n'est pas le cas, partant du principe que ce sont précisément les sociétés myria-nationales et pluri-tentaculaires qui ont les moyens de ne pas payer d'impôts. Changeons de domaine et penchons-nous sur un problème routier. Il n'est pas rare, pour freiner les véhicules, à la sortie d'une autoroute ou sur une portion de route dangereuse, de trouver des bandes ralentissantes. Vous pouvez y passer à très grande vitesse à bord d'une voiture de sport ou d'une berline d'outre Rhin sans même vous en apercevoir. Mais essayez de surmonter ces obstacles avec une Fiat Koala ou une Micrabulle 0,4 litres qui atteignent péniblement les 80 km/h. Ces voitures finissent en miettes, alors que ce sont les seules à ne pas être concernées. Ne s'est-on pas, une fois de plus, trompé de cible ? Pour terminer prenons le cas de la plupart des sociétés ayant une importante infrastructure informatique. Les employés utilisent des postes de travail souvent verrouillés, autorisant uniquement certains programmes ou leur interdisant les opérations les plus anodines. Il y a ceux qui se sentent persécutés ou harcelés, et ceux qui font avec. De telles contraintes ont évidemment leurs raisons d'être: la sécurité, la confidentialité, le maintien du rendement, etc. Imaginons, dans une telle société, un employé mal intentionné. Pour peu qu'il sache se débrouiller, il pourra de toute manière faire absolument ce qu'il veut. Voilà un cas typique où des mesures restrictives mécontentent et entravent le travail de la majorité, alors qu'elles n'influencent pas du tout la minorité à qui pourtant elles s'adressent. Les exemples sont si nombreux qu'on pourrait être tenté de penser que c'est une règle. Il existe même un domaine dans lequel les conséquences peuvent s'avérer catastrophiques et coûter très cher: le piratage associé au problème des protections en tout genre. Cela fera l'objet d'un prochain délire.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Informatique
samedi 24 décembre 2005
Astrologie, quand tu nous tiens...
L’astrologie c’est tout un univers. Pensez, l’établissement du thème astral d’une personne demande des heures de travail. Et ce n’est pas n’importe quoi. Il dépend, entre autres, de la date et du lieu de naissance spécifiés de manière précise, si possible à la minute près. C’est dire si naître deux heures plus tard change complètement la vie d’une personne. Il suffit d’imaginer un enfant quelques minutes avant sa naissance. Son corps, son cerveau sont constitués, il va naître d’une seconde à l’autre. Un astrologue pourrait faire son thème astral dans la salle d’accouchement, il pourrait indiquer une multitude de caractéristiques concernant son caractère, son comportement, et des aspects bien plus insoupçonnés encore. Seulement voilà, le bébé ne veut pas naître tout de suite, petit problème médical. Après avoir été transporté dans un hôpital à quelques dizaine de kilomètres de là, ce qui retarde sa naissance de quelques heures, il se décide enfin à naître. Catastrophe ! Son thème astral est complètement différent (sinon pourquoi serait-il aussi important de tenir compte du lieu et de la date et heure de naissance de manière aussi précise ?). En fait, chaque minute qui passe, chaque kilomètre parcouru entre la naissance prévue et la naissance effective, bébé les passe à se modifier complètement de manière à coller parfaitement à son nouveau thème astral. La voilà donc, l’explication ! Et le jour où des enfants naîtront dans l’espace, ou pire sur une autre planète que la Terre… Ces pauvres êtres ne pourront jamais connaître leur thème astral, faut de ne pas pouvoir donner les coordonnées terrestre du lieu de leur naissance. Leur vie va être chamboulée, voire détruite par ce maillon manquant qui les relie à leur environnement. En fait, le rêve de tout astrologue devrait être de vivre dans un monde où il y aurait une seule planète autour du soleil. Pour le même prix il pourrait faire un thème astral en beaucoup moins de temps ! J’ai beaucoup d’admiration pour les astrologues. Travailler toute la journée avec tous ces animaux, des lions, des poissons, des béliers, des singes (non, ça c’est chinois !). Je suis même pour introduire d’autres animaux dans les signes du zodiaque, par exemple la poule, le cygne, l’ornithorynque. Mais si on ajoute des animaux il faudrait virer quelques trucs horribles, il n’y a que douze places. On pourrait supprimer le cancer qui ne sert plus à personne, la balance ou la vierge. Avec un tel système, on pourrait trouver quelqu’un qui est du signe du cygne, dernier des cons. Ou bien un toréro du signe du taureau, un plongeur du signe des poissons, un triplé du signe des gémeaux, un juge du signe de la balance ou encore un rugbyman du signe du bélier. Et comme les animaux sont également nés quelque part à une date donnée, il ont également un signe du zodiaque qui leur est gentiment attribué. On pourrait avoir une antilope du signe du lion, ou un scorpion du signe du scorpion. Et enfin le fameux cygne du signe du cygne. S’il y a bien un moteur d’enthousiasme et d’optimisme dans nos vies monotones, c’est l’horoscope. Comment arriver à s’en passer ? Comment aller travailler le matin l’esprit serein sans savoir si la journée va être bonne ? Et du travail, encore faut-il en avoir. Les horoscopes d’il y a une vingtaine d’année souhaitaient autant de réussite sur le plan professionnel que les horoscopes actuels ; alors même que le chômage a augmenté de manière effrayante. Mais tout cela est indépendant de l’astrologie, cette merveilleuse science, innovante et bienfaisante. Comme je ne suis pas superstitieux, parce qu’il paraît que cela porte malheur, je ne consulte jamais un horoscope.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Arnaques
mercredi 5 octobre 2005
Hi-Fi et téléphones portables
Il y a quelques années j'attendais le moment où tous les éléments d'une chaîne Hi-Fi et même la photo et la vidéo seraient réunis dans un seul appareil. Voilà, c'est fait! Malheureusement cet appareil s'appelle ordinateur. Malheureusement, parce que j'aurait espéré un résultat purement électronique, voire mécanique, issu d'une combinaison des diverses technologies telles que le CD, la radio, la télévision, le magnétoscope, la caméra… L'évolution constatée vient du fait qu'avant cette recombinaison l'informatique avait déjà infiltré tous les appareils électroniques. C'est donc tout à fait logique, même si cela contredit ce que j'imaginais. En fait la situation est encore pire. Un ordinateur est bien trop volumineux pour incarner ce rôle universel. En réalité l'appareil le plus universel est actuellement le téléphone portable. Il peut photographier, filmer, enregistrer, permettre d'écouter la radio ou de la musique embarquée, de regarder la télévision, d'envoyer toutes sortes de messages ou de données, de se connecter à internet, de connaître sa position GPS, de jouer, de calculer, d'éclairer, etc. Et il constitue un vrai ordinateur. Ah! J'oubliais, il permet également de téléphoner. Un seul regret. Puisque son rayonnement électromagnétique, dont les nuisances réelles ou imaginaires, démontrées ou non, suscite des controverses, qu'attendent les fabricants de téléphones portables pour dissocier les fonctions nécessitant la connexion au réseau des autres fonctions telles que jeux, photos, etc. Ce serait certainement la fonctionnalité la moins coûteuse en termes de développement. Cette option est tellement simple qu'il suffirait probablement de modifier le logiciel qui gère le téléphone portable. Une option de plus dans un menu, c'est tout. Pourquoi interdire l'installation d'antennes-relais pour portable au-dessus des hôpitaux et des écoles, alors que de plus en plus d'enfants disposant d'un portable jouent des heures avec leur appareil sur les genoux ? N'y aurait-il pas une contradiction ? En réalité la situation actuelle est très logique et cohérente: il faut simplement prendre en compte l'existence des opérateurs de télécommunications et les immenses profits générés pour comprendre qu'il faut absolument tout mettre en œuvre pour qu'un portable soit le plus souvent possible connecté au réseau.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Communication
vendredi 30 septembre 2005
Trop de mémoire nuit
Bientôt il deviendra courant d'avoir sur son PC 2 ou 3 Tbytes d'espace de stockage. Certains psycho-asociaux de l'informatique de divertissement en dispose déjà actuellement. Imaginons toute cette place occupée par de la musique. A 3 Mbytes le morceau de musique de 3 minutes, et à condition de disposer d'environ 10 heures d'écoute par jour, cela représente plus de 13 années. Ceci, bien entendu, en écoutant un morceau de musique une seule fois. Le problème est qu'en 13 ans les modes passent et trépassent, ce qui nous amène au paradoxe suivant: à partir d'une certaine masse de musique il n'est plus possible de l'écouter complètement. Mais alors que faut-il faire ? Il suffit de mettre en marche le réflexe de zapping, comme l'ont bien compris nos jeunes têtes blondes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on parle de têtes blondes… Mais il n'y a pas que la musique dans l'existence. N'oublions pas les vidéos en tous genres, les jeux et consoles de jeux. C'est vraiment une bonne idée qu'ont eue nos chercheurs de nous augmenter sans cesse notre durée de vie. Au moins, maintenant on sait quoi en faire.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Informatique
mercredi 13 juillet 2005
Briques de jus de fruits
Nos charmants fabricants d'emballages ont certainement d'excellentes raisons de proposer des récipients en carton pour contenir la plupart des jus de fruits, ainsi que le lait. Mais par une coïncidence malencontreuse, ces chères têtes pensantes n'ont pas engagé les bons spécialistes pour ce qui est du design et de l'ergonomie des ces emballages communément appelés briques. Et le mot brique est particulièrement bien choisi, puisque ces objets de torture s'adressent visiblement à des maçons habitués aux conditions les plus dures ou à des routiers baraqués comme des pyramides de Kheops posées sur la pointe. A moins que tous les concepteurs de ces géniaux systèmes d'ouverture de briques soient des sadiques profonds ou pire, des naïf irrécupérables. Ils en ont imaginé des systèmes, les bougres! Personne n'a encore inventé de mot définissant ce qu'ils nous proposent. Le plus approprié est "anti-ergonomie". En observant de près certains de ces dispositifs on se dit même qu'il aurait été difficile de faire pire. Focalisons-nous sur deux exemples courants dans nos régions, car bien que l'incompétence n'ait pas de frontières, il faut avouer que nos voisins français ont dû mettre la main sur les derniers spécimens potables, disponibles en stock, d'ingénieurs en ouvertures bricologiques. En effet, c'est dans ce pays que l'on peut trouver des briques ouvrables facilement, même par un intellectuel. Une fois de plus, les suisses sont arrivés trop tard. On aurait pu s'attendre au moins à ce qu'ils copient les bons procédés. Non, même la copie représente une difficulté insurmontable. Reprenons le premier exemple. Après avoir tiré sur de multiples languettes en aluminium, plastic ou autre papier stérile, on peut finalement tirer sur un petit couvercle oblong et pivotant. Mais point d'orifice visible: un obstacle doit encore être franchis, par exemple en appuyant fort avec l'index (toutes les personnes le font généralement avec ce doigt). Premier problème: le doigt s'enfonce dans le liquide, ce qui n'est pas vraiment hygiénique selon les travaux de nettoyage pratiqués auparavant; on se sent moralement condamné à boire tout le contenu afin d'éviter une contamination familiale; d'autre part, on a toujours le doigt enfoncé dans le trou. Le plus souvent il est impossible de le retirer, car l'ouverture est si ingénieusement imaginée qu'il est beaucoup plus facile d'y enfoncer le doigt que de l'en sortir. La seule solution reste alors le cutter, à condition de savoir s'en servir de la main gauche. Il faut alors couper le haut de la brique (plus bas ce serait une inondation et trop haut, il y a le doigt!). Une fois l'opération réussie, on dispose d'un grand verre, en fait le fond de la brique, et d'un doigt garni qu'il faudra bien libérer tôt ou tard. Vu le nombre de morts dues à des gangrènes de l'index, nos savants ingénieurs extralucides on pensé à mettre un trou rond, avec un bouchon qui se visse. Mais cette solution est bien trop simple et efficace pour un génie de l'orifice ou un pro du container. Alors ces artistes décapants ont fermé le trou sous le bouchon avec un plastic que l'on doit retirer en s'agrippant à un anneau. Il est évident qu'avant de tirer telle une bête féroce sur cet élément qui nous sépare d'une boisson bien méritée, on tient fermement la brique avec l'autre main. Mais une brique, c'est mou! Donc au moment où le trou se débouche, une bonne partie du précieux liquide est déjà renversée. Et ça, c'est si on a de la chance. Dans le pire des cas, on s'en prend plein la figure et les habits. Mais quelle satisfaction de savoir qu'on peut maintenant simplement visser et dévisser le bouchon à volonté. C'est sans compter avec un autre obstacle que ces chers spécialistes ont dressé pour nous empêcher de boire. Un machin qui se trouve sous l'ouverture et qui obstrue le passage. Ainsi il faut des siècles pour remplir un verre. Sans oublier que de temps à autre la brique glousse et se rattrape en crachotant un peu partout. C'est beau la technique! Revenons sur notre index. Il arrive, une fois sur cent en moyenne, qu'il ne se coince pas dans l'ouverture. Et là ce n'est pas franchement mieux. Après s'être servi à boire, on referme le trou en rabattant le volet pivotant. Seulement il y a toujours un peu de liquide sur le rebord. Et lorsque le couvercle fait "clic", en général le petit peu de liquide s'en donne à cœur joie. Je n'ai jamais vu aussi peu de liquide asperger autant. Finalement boire de l'eau au robinet, parfois ça fait du bien.
Publié par
JCA
0
commentaires
Libellés : Alimentaire